Augustus Pugin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Augustus Pugin
Image illustrative de l'article Augustus Pugin
Augustus Pugin
Présentation
Nom de naissance Augustus Welby Northmore Pugin
Naissance 1er mars 1812
Bloomsbury, Londres
Décès 14 septembre 1852 (à 40 ans)
Ramsgate, Kent
Œuvre
Réalisations Palais de Westminster
Entourage familial
Père Auguste Charles Pugin
Église Saint Francis Xavier à Berrima en Nouvelle-Galles du Sud (Australie)

Augustus Pugin (Augustus Welby Northmore Pugin) (Bloomsbury, Londres, le 1er mars 1812[1] - Ramsgate, Kent, le 14 septembre 1852) est un architecte britannique resté célèbre pour ses travaux sur diverses églises et surtout sur le Palais de Westminster. Il a écrit un bon nombre de textes sur l'architecture, principalement à propos de l'architecture gothique et de la décoration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Augustus Pugin était le fils d'un dessinateur français expert de l'architecture médiévale, Auguste Charles Pugin, qui lui enseigna le dessin et l'architecture médiévale[2] d'après la connaissance approfondie qu'il en avait, en effet la famille Pugin se rendit en France en 1819 dans le but de visiter les monuments médiévaux en particulier[3]. Il participe d'ailleurs, avec son père à la restauration du château de Windsor[4] et y conçoit d'ailleurs de nouveaux meubles. Ce fut le point de départ de sa vocation, qui devait faire de lui un représentant majeur du mouvement néogothique. Pugin se fit l'avocat de l'architecture gothique, qu'il estimait le style le plus réellement chrétien. De plus, il s'attache à retrouver la structure de la construction médiévale plus qu'à en recopier la forme.

En 1831, il fut scénographe au théâtre londonien de Covent Garden[4].

Suite à l'incendie du Palais de Westminster en 1834, Pugin fut recruté par Sir Charles Barry pour travailler sur le nouveau bâtiment du Parlement, à Londres. Il se convertit au catholicisme, ce qui ne l'empêcha pas de continuer à construire ou restaurer des lieux de culte anglicans. Son style, théorisé dans des ouvrages tels que Les Vrais Principes de l'architecture chrétienne, eut une influence considérable à l'époque.

En 1838, il construit le nouveau bâtiment de l'Oscott College à Birmingham.

Il construit beaucoup de bâtiments religieux, en effet de 1838 à 1839 il fait édifier l'église de St. Mary à Derby dans le Derbyshire; de 1839 à 1841, c'est l'intérieur la cathédrale St. Chad de Birmingham qui lui est confié. De 1841 à 1846 c'est l'église de St. Giles à Cheadle dans le Staffordshire et de 1845 à 1850, il fait ériger l'abbaye St. Augustine à Ramsgate dans le Kent.

En 1840, il restaure le château d'Alton.

Pugin réalisa une «cour médiévale» à l'exposition universelle de 1851, mais trouva soudainement la mort après un choc mental.

Il est le fondateur du concept culturaliste en urbanisme.

Sa maison à Ramsgate dans le Kent, qu'il désigna et bâtit, et où il mourut, est aujourd'hui ouverte au public[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Contrasts[modifier | modifier le code]

Il publie Contrasts, ou A Parallel Between the Noble Edifices of the Fourteenth and Fifteenth Centuries, and Similar Buildings of the Present Day, Shewing the Present Decay of Taste: Accompanied by Appropriate Text par ses propres moyens (aucun éditeur ne voulait le publier[6]) en 1836, un essai satyrique à propos de l'architecture néo-classique qui en fait le principal théoricien anglais du Gothic Revival[4]. Cet ouvrage présente des comparaisons entre des constructions médiévales idéalisées et des caricatures de l’architecture qui se pratiquait alors. Les deux bâtiments comparés remplissaient tous deux la même fonction, ce qui permettait à Pugin des comparaisons plus précises. Il considère l'architecture néo-classique comme étant païenne et inadaptée à l'édification d'églises chrétiennes[6]. En 1841, une nouvelle édition parut, la conclusion y est changée et un appendice sur l’architecture française par Charles de Montalembert fut ajouté[3].

Floriated Ornament[modifier | modifier le code]

En 1849, Pugin publie Floriated Ornament, un ensemble de dessins comprenant une série de motifs végétaux. Il a une véritable fascination pour les formes de la nature, aussi déclare-t-il : Les « formes divines et naturelles des feuilles et des fleurs etc. doivent être plus parfaites et plus belles que toute invention humaine »[7].

Ces dessins inspirèrent très fortement, ainsi que les travaux d’Owen Jones et de John Ruskin, le Mouvement Arts & Crafts dont William Morris était le chef de file et les artistes préraphaélites qui y étaient liés[7],[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Augustus Pugin - famous Brits », sur information-britain.co.uk (consulté le 8 décembre 2013)
  2. (en) « A.W.N. Pugin », sur http://global.britannica.com (consulté le 15/02/2015)
  3. a et b (en) « Pugin, Augustus Welby Northmore », sur https://dictionaryofarthistorians.org (consulté le 14/02/2015)
  4. a, b et c Encyclopédie de l'Art, Paris : Librairie générale française,‎ 1991, 1336 p. (ISBN 2-253-05303-1)
  5. (en) « Architect Augustus Pugin's Kent home open to public », sur BBC News,‎ 5 mai 2013 (consulté le 8 décembre 2013)
  6. a et b (en) « Writings by Augustus Welby Northmore Pugin (1812-52) », sur www.victorianweb.org,‎ 22 Novembre 2004 (consulté le 15/02/2015)
  7. a et b Stephen Escritt, L'Art nouveau, Phaidon,‎ 2002, 447 p. (ISBN 0-7148-9129-0), p.32
  8. « Gothic Revival : architecture et arts décoratifs de l'Angleterre victorienne », sur http://www.musee-orsay.fr,‎ 1999 (consulté le 14/02/2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :