Arianta arbustorum

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Arianta arbustorum ou « Hélice des bois » est un escargot européen, qui est comme son nom le rappelle inféodé aux forêts, bois et bosquets. Il craint les milieux ouverts et non végétalisés[1].

Description[modifier | modifier le code]

Grande coquille globuleuse, de 16 mm de haut x 21 mm de diamètre
La coquille est brunâtre, souvent ornée d'une bande spiralée plus sombre et luisante et de petites taches irrégulières.
Le corps de l'animal est noir à brun clair.

Habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce vit dans les forêts, bois, bocage, et est plus rare dans les zones sèches[2].

État, pressions, menaces sur les populations[modifier | modifier le code]

L'Hélice des bois n'est pas aujourd'hui considérée comme menacée, mais certaines sous-populations pourraient souffrir de phénomènes d'insularisation écologique ;
Une étude suédoise (Capture-marquage-recapture) a porté sur les effets de routes et chemins de différentes largeur et nature sur cette espèce ; Les déplacements d'escargots dont la carapace était marquée ont été enregistrés durant une saison d'activité (3 mois) de part et d'autre de deux axes caractérisés par une faible circulation, l'un goudronné, de 8 m de large, comparé avec un autre axe, chemin végétalisé de 3 m de largeur. Les scientifiques ont constaté que les mouvements des escargots se faisaient presque uniquement sur les accotements, en suivant le corridor formé par les cordons de végétation[1]. Cette espèce, en Suède n'effectue pas de grands parcours (14 m au max pour quelques individus lors de cette étude, pour une moyenne de 1,5 à 4,9 m selon les lieux). Un seul des escargots recapturés a traversé la route imperméabilisée, et deux seulement la piste non-imperméabilisée, ce qui confirme qu'une route, et moindrement une piste non-imperméabilisée sont des entraves à la dispersion de cette espèce. En revanche, un sentier de 30 cm envahi par la végétation n'a pas affecté les déplacements des escargots. Les auteurs concluent que les populations d'escargots séparées par des routes goudronnées à circulation importante peuvent être réellement isolées les unes des autres (fragmentation écopaysagère, fragmentation forestière)[1].
Des observations faites outre-Atlantique en Amérique du nord, avec l'escargot Allogona townsendiana, montrent que certaines espèces sont très sédentaires ; Un suivi de cette espèce fait en Colombie-Britannique de 2005 à 2008 a montré que sa distance de dispersion quotidienne maximum n'était que de 4,5 m (sur 21 escargots suivis, aucun n'a parcouru plus de 32,2 m par rapport au point initial en 3 ans). Son domaine vital était de 18,4 à 404,4 m², chevauchant souvent des près et des habitats forestiers) et qui a régressé au point d'être classé « en voie de disparition » au Canada.

À proximité des routes, l'espèce - comme beaucoup d'autres - peut aussi être affectée par les retombées de la pollution routière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Baur, A. & Baur, B. (1990) Are roads barriers to dispersal in the land snail Arianta arbustorum ?. Can J. Zool. 68, 613-617. (Résumé)
  2. Fiche Noé conservation