Anthropologie philosophique

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L'anthropologie philosophique était un courant de pensée fondé en Allemagne dans les années 1920 et 1930. Réunissant philosophes, anthropologues et sociologues, ce mouvement eut une influence déterminante dans le paysage intellectuel allemand du XXe siècle.

« Jamais dans l'histoire telle que nous la connaissons, l'homme n'a été autant qu'aujourd'hui un problème pour lui-même » (Max Scheler)

Mais pourquoi ?

Présentation sommaire[modifier | modifier le code]

L'anthropologie philosophique marqua avant tout un tournant anthropologique décisif en philosophie (critique de la tradition idéaliste et du dualisme cartésien au profit d'une conception de l'homme comme unité physique et psychique) et fut également une réponse aux apories de l’historisme allemand. Le fondement de sa démarche fut de mettre à profit les enseignements des sciences de la nature (biologie, zoologie, éthologie, paléoanthropologie, etc.) et des sciences humaines pour tenter de cerner les caractéristiques de l’espèce humaine, sa position spécifique dans le monde face au règne minéral, végétal et animal.

Ses principaux représentants sont Max Scheler (1874-1928), Helmuth Plessner (1892-1985) et Arnold Gehlen (1904-1976).

Également proches de ce courant : Gotthard Günther (1900-1984), Helmut Schelsky, Erich Rothacker et, actuellement, Peter Sloterdijk.

Articles connexes[modifier | modifier le code]