Acanthuridae

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Les poissons-chirurgiens forment, avec les poissons-licornes (ou nasons) la famille des Acanthuridae (au sein de l'ordre des Perciformes). Ces poissons tropicaux sont notamment caractérisés par les éperons tranchants qu'ils portent de chaque côté de la queue.

Description[modifier | modifier le code]

Épine caudale de Naso unicornis

Ce sont des poissons perciformes de taille variable, toujours très comprimés latéralement et de silhouette plus ou moins ovale, avec des écailles très petites. Ils sont caractérisés par un dos élevé, un front bombé, des nageoires dorsale et anale longues et une petite bouche terminale. L’œil est placé assez haut, derrière un long os préorbital. Les espèces de la famille sont identifiées par le nombre de rayons épineux et mous dans leurs nageoires et le nombre et la mobilité des épines pré-caudales. La nageoire dorsale est d'un seul tenant, lisse, avec 4-9 épines et 19-33 rayons. L'anale a 2 ou 3 épines et 18-28 rayons, la pelvienne une épine et 3-5 rayons. La bouche est petite, et contient une unique rangée de petites dents placées très en avant[1].

Le nom de la famille dérive des appendices en épines acérées de la queue (du grec: άκανθα, acantha = épine et οὐρά, oura = queue). Ces épines, mobiles chez les chirurgiens et fixes chez les nasons, sont très coupantes et enduites d'un mucus toxique. Lorsqu'un danger menace, ils n'hésitent pas à donner de violents coups de queue en direction de celui-ci[1]. La plupart des espèces sont de taille inférieure à 30 cm mais le Naso annulatus peut atteindre un mètre. La famille a été décrite en 1810 par le naturaliste Constantine Samuel Rafinesque.

Dimorphisme sexuel[modifier | modifier le code]

Les différences entre les mâle et les femelles sont généralement minimes chez la plupart des poissons-chirurgiens. En général les mâles sont plus gros que les femelles. Chez les poissons-licornes, les mâles possèdent des épine plus longues sur le pédoncules et pour certaines espèces developpent une « corne » ou une bosse plus grande sur le front ou sur le dos[2].

Écologie[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Les Acanthuridés sont principalement herbivores[1] à l’exception de quelques espèces du genre Naso et de quatre espèces d’Acanthurus[3]. Certaines espèces consomment du zooplancton, des détritus ou des invertébrés[4].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les poissons chirurgiens sont territoriaux, certaines espèces forment des harems. La reproduction se fait par couples ou en groupes, ou les deux dans quelques espèces[5]. Les gamètes sont libérés en pleine eau, la fécondation est donc externe.

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

Les poissons-chirurgiens sont des poissons exclusivement marins. Ils ont une distribution circumtropicale mondiale[6] (avec seulement 5 espèces dans l'Atlantique[1]), et vivent le plus souvent dans les récifs coralliens des mers tropicales[1].

Les poissons-chirurgiens et l'homme[modifier | modifier le code]

Aquariophilie[modifier | modifier le code]

Les poissons de cette famille sont très prisés des aquariophiles[1]. Il faut cependant faire attention à la croissance rapide de certaines espèces qui doit être donc anticipée. Certaines espèces deviennent agressives (territorialité), voire toxiques.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

La famille des Acanthuridae comporte 81 espèces réparties en trois sous-familles et six genres.

La division est sous-famille est établie en observant les épines du pédoncule caudale caractéristique de la famille. Chez les Acanthurinae, l'épine repose dans un sillon au repos et peut être dressée lors de combats ou comme moyen de défense. Pour les Nasinae et les Prionurinae, les épines sont fixes[2].

Selon World Register of Marine Species (9 avril 2014)[1] :

Galerie photos[modifier | modifier le code]


Annexes[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généralistes[modifier | modifier le code]

  • Helmut Debelius et Rudie H. Kuiter, Poissons-chirurgiens et espèces apparentées : Acanthuroïdes, Paris, Ulmer,‎ 2001 (ISBN 2-84138-163-3)

Publications scientifiques[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard Winterbottom, « Myological Evidence for the Phylogeny of Recent Genera of Surgeonfishes (Percomorpha, Acanthuridae), with Comments on the Acanthuroidei », Copeia, vol. 1993, no 1,‎ 1993, p. 21-39 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g World Register of Marine Species, consulté le 9 avril 2014
  2. a et b Debelius et Kuiter 2001, p. 5
  3. Winterbottom 1993, p. 22
  4. (en) Francesco Santini, « A multi-locus timetree of surgeonfishes (Acanthuridae, Percomorpha), with revised family taxonomy », Molecul arPhylo genetics and Evolution, vol. 68,‎ 2013 (lire en ligne).
  5. (en) « Acanthuridae : Surgeonfishes, tangs, unicornfishes », sur Animal Diversity Web.
  6. Debelius et Kuiter 2001, p. 3