Île Minamitori

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Minamitori
南鳥島 (Minamitorishima?)
Vue aérienne de l'île.
Vue aérienne de l'île.
Géographie
Pays Drapeau du Japon Japon
Archipel Ogasawara
Localisation Nord Pacifique
Coordonnées 24° 18′ 00″ N 153° 58′ 01″ E / 24.3, 153.96724° 18′ 00″ N 153° 58′ 01″ E / 24.3, 153.967  
Superficie 1,51 km2
Côtes 6 km
Point culminant 20 m
Administration
Préfecture Tokyo
Sous-préfecture Ogasawara
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Minamitori
Minamitori

L'île Minamitori ou Minami Tori (南鳥島, Minamitorishima?, litt. île des oiseaux du sud) est une île du Japon, faisant partie de l'archipel d'Ogasawara (sous-préfecture d'Ogasawara), isolée à l'est de cet archipel.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'île Minamitori avait été signalée par le navigateur Andrés de Arriola en 1694. Elle était nommée Marcos sur les cartes espagnoles du XVIIIe siècle, et est d'ailleurs encore appelée île Marcus.

Elle a été officiellement annexée par le Japon le 24 juillet 1898. À la suite de la Guerre du Pacifique, les États-Unis, après avoir évacué le Japon le 28 avril 1952, ont continué à occuper Minamitori jusqu'au 15 mai 1972.

Description[modifier | modifier le code]

L'île marque l'extrême est du Japon, elle se situe à 1 848 km au sud-est de Tokyo et à 1 267 de l'île japonaise la plus proche Minamiiwo. L'île la plus proche n'est pas japonaise, mais américaine : Farallon de Pajaros (îles Mariannes du Nord) qui se trouve à 1 021 km au sud-ouest.

L'île a une superficie de 1,51 km2.

ZEE et fonds marins[modifier | modifier le code]

La zone économique exclusive de l'île est de 428 875 km2. Ses fonds marins sont soupçonnés d'habiter des terres rares[1]. Une première expédition pour étudier ces fonds a été menée par la JAMSTEC (en) en juin 2012, et une seconde en janvier 2013[1]. Les chercheurs révèlent en mars que des échantillons de boues prélevés à 5 800 mètres de profondeur présentent une concentration de terres rares vingt à trente fois plus forte que dans les mines chinoises[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Guillaume Charmier, « Les terres rares intéressent le Japon », BE Japon 635, le 11 janvier 2013
  2. Le Japon affirme avoir découvert des gisements de terres rares sous-marins, Le Monde, le 21 mars 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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