Émile Chanoux

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Émile Chanoux (né le 9 janvier 1906 à Valsavarenche, dans la Vallée d'Aoste - mort en 1944) était un homme politique valdôtain de la première moitié du XXe siècle, chantre de l'autonomie valdôtaine.

Sommaire

[modifier] Biographie

Émile Chanoux naît dans le petit hameau de Rovenaud, dans la commune valdôtaine de Valsavarenche, en 1906, fils d'un garde-chasse originaire de la vallée de Champorcher.

Jeune étudiant en droit, il se lie d'amitié avec l'abbé Trèves et devient vice-président de la Jeune Vallée d'Aoste, un mouvement qui visait la défense de l'identité valdôtaine et de la langue française. Il exerce la profession de notaire.

Antifasciste convaincu, il devient le chef du Comité de Libération Nationale d'Aoste.

Le 19 décembre 1943, il rencontre à Chivasso, avec l'avocat Ernest Page, des représentants des vallées francophones piémontaises, pour examiner les dégâts que le régime fasciste a provoqués à l'économie et à la culture des peuples alpins. Une déclaration est approuvée, où on proclame le droit de ces populations à l'autonomie, à l'emploi de la langue locale et à des mesures fiscales qui favorisent le développement économique et arrêtent le dépeuplement des régions de montagne.

Pour Chanoux, les problèmes des régions alpines et des minorités ethniques, linguistiques et religieuses ne peuvent être résolus que dans le cadre politique d'un État fédéral, respectueux des droits et des caractéristiques sociales et culturelles de toutes les communautés qui le forment : à ce sujet, il écrit l'ouvrage Federalismo e autonomie (Fédéralisme et autonomies), qui est publié clandestinement pendant la Résistance.

L'activité antifasciste de Chanoux attire l'attention de la milice fasciste, qui l'arrête le 18 mai 1944 et le soumet à des interrogatoires et à des tortures, pour qu'il révèle les noms des autres résistants. Emprisonné, il meurt pendant la nuit dans des circonstances mystérieuses[1].

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la place principale d'Aoste, dédiée auparavant au roi Charles-Albert, fut renommée en son nom.

[modifier] Notes et références

  1. En fait, il succombe des séquelles des tortures qui lui ont été infligées ou assassiné par ses geôliers

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[modifier] Œuvres

  • Delle minoranze etniche nel diritto internazionale, Aoste.
  • Federalismo e autonomie, 1960, Typographie valdôtaine, Aoste.
  • Écrits, 1994, Institut historique de la résistance en Vallée d'Aoste, Aoste.
  • Ouvrage collectif, Émile Chanoux et le débat sur le fédéralisme, 1997, Nice.

[modifier] Liens internes

[modifier] Lien externe

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