Zahia Rahmani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Zahia Rahmani
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Zahia Rahmani, née le en Algérie, est une écrivaine, historienne de l’art et commissaire d'exposition française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Zahia Rahmani naît le [1]. Elle est issue d’une famille de dix enfants[1]. Son père est un harki et sa mère est kabyle[2]. Son père reste en Algérie en 1962 après la guerre car sa mère est sur le point de la mettre au monde[2].

Zahia Rahmani arrive en France en 1967[1]. Son frère aîné meurt en 1971, c'est à lui qu'elle dédie ses premiers écrits[1]. Elle étudie à Paris la littérature et l'histoire de l'art moderne et contemporain[3].

Dans son récit Moze, elle évoque le suicide de son père[1].

Elle a créé et dirigé de 1999 à 2003 le post-diplôme de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, alors dirigée par Alfred Pacquement. Elle a travaillé à la villa Arson (École nationale d’art de Nice), à la galerie nationale du Jeu de paume à Paris et à la Leo Castelli Gallery, à New York[4].

Elle rejoint l’Institut national d'histoire de l'art en . Elle y est responsable du domaine « Histoire de l'art mondialisée »[4].

En 2016, elle est avec Jean-Yves Sarazin, commissaire de l'exposition Made in Algeria présentée au Mucem à Marseille[5],[6].

En 2015 à 2021, elle dirige le projet de recherche collective et multilingue Sismographie des luttes. Ce projet recense les revues critiques et culturelle non européennes. Il donne une voix et une visibilité aux communautés dominées et opprimées par les politiques coloniales qui ont exprimé leurs revendications d’émancipation en produisant des revues[7].

Publications[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Moze, Paris, Sabine Wespieser, 2003[8],[9],[10],[11],[12] ;
  • Musulman, Paris, Sabine Wespieser, 2005[13] ;
  • France, récit d'une enfance, Paris, Sabine Wespieser, 2006, rééd. Le Livre de poche, 2008[14].

Direction d'ouvrages collectifs (histoire de l'art, études visuelles)[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Zahia Rahmani », sur Le Figaro (consulté le ).
  2. a et b Havercroft et Blanckeman 2017, p. 96.
  3. Valérie Nivelon, « Made in Algeria : la Fabrique coloniale », (consulté le ).
  4. a et b « Zahia Rahmani- INHA », sur www.inha.fr (consulté le ).
  5. Michele Warnet, « « Made in Algeria » : l'histoire par les cartes et le territoire », sur lesechos.fr, (consulté le ).
  6. Frédérique Roussel, « «Made in Algeria» Une conquête à la carte », (consulté le ).
  7. Frédérique Roussel, «Les peuples ne sont pas juste voués à dépérir», sur Libération, (consulté le )
  8. Patryck Froissart, « Moze, Zahia Rahmani », sur lacauselitteraire.fr, (consulté le ).
  9. « Le prix de la Mémoire à Zahia Rahmani », (consulté le ).
  10. Isabelle Rüf, « Paternités. On n'échappe pas à ses pères, dit Zahia Rahmani, fille de harki », sur letemps.ch, (consulté le ).
  11. Marianne Dautrey, « Dans les poches. Le choix du « Monde des livres » », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  12. « Rahmani Zahia, Moze [compte-rendu] », sur persee.fr (consulté le ).
  13. Sarah Gastel, « « Musulman » roman de Zahia Rahmani ou la fabrique de la figure du paria » (consulté le ).
  14. « France, récit d'une enfance », sur franceinter.fr, (consulté le ).
  15. « Made in Algeria, généalogie d'un territoire : exposition », sur franceculture.fr (consulté le ).
  16. « Décret du 31 décembre 2021 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur www.legifrance.gouv.fr, (consulté le )
  17. Hubert Artus, « En avant-première, les lauréats du Prix Wepler », sur nouvelobs.com/rue89, (consulté le ).
  18. Patrick Caffin, « Oise : « Musulman », le roman de Zahia Rahmani primé aux Etats-Unis : L’autrice beauvaisienne vient de recevoir le prix Albertine 2020 qui récompense « l’œuvre de fiction francophone contemporaine préférée des lecteurs américains » », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barbara Havercroft et Bruno Blanckeman, Narrations d’un nouveau siècle: Romans et récits français (2001-2010), Presses Sorbonne Nouvelle, , 324 p. (lire en ligne), p. 96

Liens externes[modifier | modifier le code]