Xavier Orville

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Xavier Orville

Xavier Orville est né le à Case-Pilote, en Martinique. Il effectua ses études secondaires au lycée Victor-Schœlcher de Fort-de-France où il décrocha son baccalauréat de philosophie. Puis, il quitta la Martinique en 1952. Il continue ses études par une agrégation d'espagnol et un doctorat du IIIe cycle à la Faculté de Lettres de Toulouse. Le sujet de sa thèse était « Le Monde caraïbe dans l'œuvre romanesque de Alejo Carpentier ». Il enseigna l'espagnol au lycée polyvalent du Mirail (Toulouse). Il a aussi enseigné l'espagnol au lycée Louis Aragon à Muret, près de Toulouse.

Plus tard, il devint le conseil culturel du président sénégalais Léopold Sédar Senghor (1979-1981) puis à son successeur, Abdou Diouf (1981-1982). Par la suite, il fut chef de la mission d'action culturelle au Rectorat des Antilles-Guyane et fut aussi chargé d'enseigner à cette université. Il décéda des suites d'un cancer le 19 août 2001.

Il est le père du chanteur comique Rodolphe Orville (dit: Henry Lebatteur) et le parrain du guitariste martiniquais Xavier Orville Junior.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Romans
  • Délice et le Fromager, Paris, Grasset, 1977.
  • La Tapisserie du temps présent, Paris, Grasset, 1979.
  • L'Homme aux sept noms et des poussières, Paris, Grasset, 1980.
  • Le Marchand de larmes, Paris, Grasset, 1985.
  • Laisser brûler Laventurcia, Paris, Grasset, 1989.
  • Cœur à vie, Paris, Stock, 1993.
  • La Voie des cerfs-volants, Paris, Stock, 1994.
  • Moi, Trésilien-Théodore Auguste, Paris, Stock, 1996.
  • Le Corps absent de Prosper Ventura (préface de Martine Le Coz), Paris, Du Rocher, 2002.
Nouvelles
  • Koubaril, Toulouse, Gutenberg, s.d.
  • Le Parfum des belles de nuit, Saint-Maur, Sépia, 1996.
  • « Sous-marins », in Bernard Magnier (dir.), À peine plus qu'un cyclone aux Antilles, Cognac, Le Temps qu'il fait, 1998, p. 31-36.
Théâtre

Certaines pièces de Xavier Orville ont été mises en scène et publiées, comme Cœur de vie (Paris, Stock, 1993) et La Romance (1994). Traversée a été jouée par le théâtre du Flamboyant de la Martinique en octobre 1995 et présentée au Festival des francophonies à Limoges.

Articles
  • « Création romanesque et conception antillaise du monde », Parcours, n° 13-14.
  • « Écrire dans la Caraïbe aujourd'hui », Conjonction, n° 202 (1997), p. 81-86.

Distinctions littéraires[modifier | modifier le code]

Les œuvres à son insu[modifier | modifier le code]

  • Patrick Chamoiseau, « Les Mémoires d'un arbre » (compte-rendu de Délice et le Fromager), Le Naïf, magazine antillais, n° 142, 7-13 septembre 1977.
  • Jérôme Garcin,« Les mots, quelle magie ! » (compte-rendu de L'Homme aux sept noms et des poussières), Les Nouvelles littéraires, 8 janvier 1981, p. 33.
  • Bernard Magnier, « L'Homme aux sept noms et des poussières » (compte-rendu), Notre Librairie, juillet 1982, p. 90-91.
  • Bernard Magnier, « Même plus de quoi pleurer » (compte-rendu du Marchand de larmes), La Quinzaine littéraire, 16 juin 1985.
  • Gunter Reus, « La présence de la nature en nous ; entretien avec Xavier Orville », Southern African Writing : Voyages and Explorations, ed. Goeffrey V. Davis. Amsterdam/Atlanta, Rodopi, 1994, p. 199-205.
  • Charles H. Rowell, « Une densité de symboles : une interview avec Xavier Orville » (A Density of Symbols : An Interview with Xavier Orville (trad. Mohamed B. Taleb-Khyar et Véronique McNelly), Callaloo, n° 38, hiver 1989, p. 158-169.
  • Nathalie Schon, « Sexualité et sacré dans l'œuvre de Xavier Orville », Notre Librairie, juillet-septembre 2003, p. 100-105.

Liens externes[modifier | modifier le code]