Aller au contenu

XNXX

Cette page est en semi-protection longue.
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Logo de XNXX

Adresse www.xnxx.com
Commercial Oui
Type de site Partage de vidéos pornographiques
Langue internationale
Propriétaire Stéphane Pacaud et NKL Associates (d)
Lancement 1997
État actuel En activité

XNXX est un site français de partage et de visionnage de vidéos pornographiques. Créé en 1997, il est classé comme le huitième site le plus visité au monde par Similarweb en . En 2018, un classement de Business Insider le place parmi les trois sites pornographiques les plus populaires au monde.

En 2025, le site est la cible d'une enquête de la Commission européenne pour ne pas avoir mis en place de système approprié pour vérifier la majorité des personnes qui le visitent.

Présentation

Après vérification de l'âge du spectateur, la plupart des vidéos et photos du site peuvent être visualisées gratuitement, une partie des vidéos étant payantes. seules les personnes inscrites peuvent envoyer leurs vidéos ou commenter les autres. Les vidéos sont accessibles par catégories et à l'aide de mots-clés (tags).

D'après l'actrice et réalisatrice Ovidie lors de son audition au sénat, l’organisation financière des plateformes en ligne est une structure complexe et opaque : nombre d’entre elles disposent de filiales dans des paradis fiscaux tels que Chypre, le Panama, l’Irlande ou le Luxembourg. Ces montages favorisent une circulation d’argent difficile à tracer, à la limite de la légalité, et soulèvent de fortes suspicions d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent[1],[2].

Historique

XNXX a été fondée en 1997[3]. En 2018, un classement de Business Insider l'a placé parmi les trois sites pornographiques les plus populaires au monde[4]. Selon leur site, le nom de domaine a été protégé pour la première fois en 2000, mais on ne sait pas quand WGCZ Holding a acquis XNXX, car la propriété du site internet était encore inconnue avant que WGCZ engage une procédure en matière de politique uniforme de résolution des litiges relatifs aux noms de domaine contre un domaine similaire en 2014[5],[6]. En 2025, une enquête est ouverte contre le site concernant l'absence de mesure adaptée pour vérifier l'âge de sa clientèle[7].

Grâce à l'utilisation des cookies et des algorithmes "intelligents", les plateformes en ligne peuvent étudier le comportement des internautes afin de leur proposer des contenus susceptibles de prolonger leur temps passé sur la plateforme et ainsi générer plus de revenus[8]. Cette stratégie commerciale à des impactes sur les phénomènes de dépendance au média[9].

Procédures juridiques

Le , une enquête est ouverte par la Commission européenne à l'encontre de 4 sites web pornographiques, Pornhub, Stripchat, XNXX et XVideos, pour ne pas avoir mis en place de moyen appropriés pour s'assurer que les personnes qui les visitent sont majeures. Ils encourent une amende d'un montant allant jusqu'à 6 % de leur chiffre d'affaires mondial, et dans le cas de récidive une interdiction en Union européenne[7].

Statistiques et données

En 2018, XNXX était classé comme le site porno le plus visité à Singapour[10], le cinquième le plus visité en Inde dans la même catégorie[11] et le huitième le plus visité au monde[12]. En avril 2022, XNXX est le 24e site le plus visité en Suisse[13] et le 18e en Autriche également dans la même catégorie[14]. Cependant, la majorité de ses utilisateurs viennent des États-Unis, d'Égypte et de France. Le taux de rebond est d'environ 20 % et l'utilisateur moyen passe environ 12 minutes sur le site[15]. En 2022 sur les 4 plateformes porno les plus visitées en France (Pornhub, Xhamster, Xvideos, XNXX) les internautes pouvaient trouver :

  • 1 404 276 vidéos de violences sexuelles
  • 1 573 109 vidéos racistes
  • 789 282 vidéos d'inceste
  • 1 595 593 vidéos pédocriminelles

Soit 5 362 260 vidéos hors la loi en France et toujours en libre accès[16].

Articles connexes

Notes et références

  1. Ovidie, Pornocratie, les nouvelles multinationales du sexe, film documentaire, 2017, 1h18, -16
  2. Laurence Cohen et al, « Rapport du Sénat n°900 sur l’industrie de la pornographie », sur gouvernement, (consulté en )
  3. (en) Tatiana Antipova et Álvaro Rocha, Digital Science 2019, Springer Nature, , 448 p. (ISBN 978-3-030-37737-3, lire en ligne)
  4. (en-US) Moynihan, « Internet users access porn websites more than Twitter, Wikipedia and Netflix », Business Insider (consulté le )
  5. (en) Ben Woods, « The (almost) invisible men and women behind the world's largest porn sites », sur thenextweb.com, (consulté le )
  6. (en-US) Berkens, « XNXX.com Loses UDRP On XXNX.com », TheDomains.com, (consulté le )
  7. a et b Virginie Malingre, « La Commission européenne ouvre une enquête contre quatre sites pornographiques, dont Pornhub », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant)
  8. (en) Mary Sharpe, Darryl Mead, « Problematic Pornography Use: Legal and Health Policy Considerations », sur National Library of Medicine, (consulté en )
  9. (en) Jan Snagowski, Stefan Maderwald, Chistian Laier, Matthias Brand, « > Ventral striatum activity when watching preferred pornographic pictures is correlated with symptoms of internet pornography addiction> », sur National Library of Medicine, (consulté en )
  10. Chia, « People in Singapore watch porn more often than they use WhatsApp Web, Twitter or Insta, according to this site »,
  11. GQ Staff, « These are the most popular porn sites in India (and Pornhub isn't even among the top 3) »,
  12. « Top Websites Ranking » [archive du ] (consulté le )
  13. « Alexa - Top Sites in Switzerland - Alexa », www.alexa.com (consulté le )
  14. « Alexa - Top Sites in Austria - Alexa » [archive du ], (consulté le )
  15. « xnxx.com Competitive Analysis, Marketing Mix and Traffic - Alexa » [archive du ], www.alexa.com
  16. Laurence Cohen et al, « Rapport du Sénat n°900 sur l’industrie de la pornographie », sur gouvernement, (consulté en )