Vladimir Martynov

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Vladimir Martynov

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Vladimir Ivanovitch Martynov (en russe : Владимир Иванович Мартынов) est un compositeur russe né à Moscou le . Il est connu pour ses œuvres dans les genres du concerto, de la musique orchestrale, de la musique de chambre et de la musique chorale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vladimir Martynov est né en 1946. Son père était un musicologue et avait écrit des biographies des grands compositeurs. Il étudie le piano étant enfant. Au conservatoire de Moscou, il étudie le piano et la composition et passe ses examens en 1971.

Après le conservatoire, en 1973, il commence à travailler au studio de musique électronique du musée Alexandre Scriabine, un point de rencontre pour les musiciens d'avant-garde de l'époque. Il participe au groupe de rock Le boomerang, puis en 1978 il fonde son propre groupe Forpost.

En 1979, Martynov entre à l'Institut de théologie au monastère Laure de la Trinité-Saint-Serge à l'extérieur de Moscou pour y enseigner et se consacrer à la reconstruction et à la préservation du chant traditionnel orthodoxe russe. Il publie des recueils d'œuvres musicales anciennes.

Vladimir Martynov a écrit plusieurs livres et articles sur la théorie musicale, l'histoire et la philosophie de la musique.

Vladimir Martynov est l'époux de la violoniste Tatjana Grindenko.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Dans ses premières œuvres, comme le Quartet pour cordes (1966), le Concerto pour hautbois et flûte (1968), l'Hexagramme pour piano (1971) ou la Sonate pour violon (1973), Vladimir Martynov a utilisé la technique de la musique sérielle (dodécaphonique).

Martynov se situe au confluent de la musique minimaliste américaine de Terry Riley, de Steve Reich et de Philip Glass, et de la perspective hermétique de l'Église orthodoxe et de sa tradition ascétique. Pour lui, la répétition permet d'isoler l'esprit du monde extérieur.

Depuis la chute de l'Union Soviétique, il a écrit des œuvres d'inspiration chrétienne, comme Apocalypse (1991), Les lamentations de Jérémie (1992), Magnificat (1993), Stabat Mater (1994) et Requiem (1998).

Une de ses compositions majeures est une pièce de près d'une heure, Opus Posthumum (1993), consacrée à l'idée selon laquelle « un homme touche la vérité à deux reprises. La première fois est quand le premier cri sort des lèvres du nouveau-né, et la seconde fois est lors de son dernier soupir. Tout ce qui est entre n'est pas authentique dans une plus ou moins grande mesure. »

Dans des manifestes intitulés La fin de l'ère des compositeurs (2002) et La zone Opus Posthume, ou la naissance d'une nouvelle réalité (2005), il décrit ses conceptions esthétiques : les formes narratives de la musique classique et de l'avant-garde ont été épuisées, il faut une nouvelle pratique de la musique.

Avec Schubert-quintet (unfinished) (2009), il réécrit une œuvre classique, le quintette en ut majeur de Schubert. Également en 2009, l'orchestre philharmonique de Londres a donné la première mondiale de son opéra Vita Nuova.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Vladimir Martynov » (voir la liste des auteurs).
  • (en) Greg Dubinsky, livret de l'album Music of Vladimir Martynov du Kronos Quartet, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]