Vénus de Renancourt

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Vénus de Renancourt
La Vénus de Renancourt découverte en 2019
La Vénus de Renancourt découverte en 2019
Type Statuettes
Dimensions de 4 à 15 cm de hauteur
Matériau calcaire
Fonction ?
Période Paléolithique supérieur
Culture Gravettien (vers 23 000 avant le présent)
Date de découverte 2014-2019
Lieu de découverte Amiens (quartier de Renancourt)
Coordonnées 49° 53′ 39″ nord, 2° 17′ 45″ est
Conservation Musée de Picardie à Amiens
Signe particulier premières Vénus gravettiennes découvertes dans le Nord de la France
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Somme
(Voir situation sur carte : Somme)
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Les Vénus de Renancourt sont des statuettes du Paléolithique supérieur découvertes entre 2014 et 2019 à Amiens (Somme), lors de fouilles programmées dans le quartier de Renancourt[1],[2],[3]. Il s'agit en fait d'une série de 15 statuettes découvertes depuis le démarrage en 2014 du chantier de fouilles. La dernière Vénus découverte en juillet 2019 est la mieux conservée : c'est également la seule qui a été retrouvée entière[4].

Les fouilles[modifier | modifier le code]

Les Vénus de Renancourt et autres figurines retrouvées sur le site de Renancourt ont été mises au jour sous une couche de quatre mètres de loess, sédiments apportés par le vent. Le gisement archéologique, parfaitement conservé, fait l'objet de campagnes de fouilles depuis 2013. La statuette a été découverte au milieu d'un amas d'outils en silex usagés et d'ossements chevalins. Des rondelles en craie sculptées ainsi que de petits fossiles hélicoïdaux ont également été retrouvés. C'était probablement des éléments de parures corporelles. 60 m2 ont été explorés sur ce site prometteur. Des campagnes de fouilles sont à venir[5].

La statuette découverte en 2014[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La première statuette découverte en 2014 est en craie et mesure 15 cm de hauteur et a été sculptée dans un seul bloc. Elle a été découverte en 19 morceaux et a peut-être été fragmentée sous l'effet du gel[Note 1]. Seuls le haut du buste et la tête ont été retrouvés isolés. Une grande partie de la statuette a pu être reconstituée mais la partie inférieure droite manque.

Comme c'est souvent le cas pour les Vénus paléolithiques, la tête est très schématique (une simple sphère, sans détail anatomique), et les bras sont à peine esquissés alors que les attributs sexuels féminins sont très accentués (poitrine opulente et des fesses exagérément projetées vers l’arrière). Elle date du Gravettien (environ 23 000 ans avant le présent)[6].

Une découverte exceptionnelle[modifier | modifier le code]

La découverte de cette Vénus de Renancourt est exceptionnelle. La dernière statuette gravettienne trouvée en France avait été mise au jour en 1959 à Tursac (Dordogne). Sur l’ensemble du territoire national, on dénombrait une quinzaine de statuettes de ce type, provenant essentiellement du grand quart sud-ouest du pays.

Ce fut la première « Vénus » découverte dans le Nord de la France, attribuée à la phase finale de la culture gravettienne. C'était l'un des rares témoignages de la présence de l’Homme de Cro-Magnon (Homo sapiens) au début du Paléolithique supérieur dans le nord de la France.

La statuette découverte en 2019[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La campagne de fouille effectuée en 2019 a permis de mettre au jour une statuette en craie mesurant 4 cm de hauteur. Elle a été sculptée dans un seul bloc mais retrouvée en trois morceaux. Cette découverte vient compléter la mise au jour de quinze statuettes de ce type. Cette « Vénus » est stéatopyge : fessier volumineux, cuisses et seins hypertrophiés. Les bras sont simplement esquissés, le visage représenté sans traits. Elle est également surmontée d'une coiffure (ou coiffe) représentée par de fines incisions en quadrillage qui rappelle celle de la Dame de Brassempouy[7].

Une statuette parmi d'autres[modifier | modifier le code]

Entre 2014 et 2019, quinze statuettes de ce type furent retrouvées sur le site d’Amiens-Renancourt 1, mais seule, celle mise au jour en 2019 est entière. Ces découvertes ont permis de doubler le nombre des « Vénus » gravettiennes découvertes en France. La présence sur le site de plusieurs milliers de fragments de craie, qui semblent être des déchets de fabrication, accréditent l'hypothèse de la présence d'un atelier de fabrication[8]. Les ateliers de ce type mis au jour sont très peu nombreux, on en rencontre en Europe centrale et en Russie[9].

La signification et la fonction de ces figurines font l'objet de plusieurs interprétations. L’hypothèse la plus communément partagée voit dans ces statuettes un symbole de fécondité[10]. Il existe à ce jour, 244 Vénus paléolithiques en Europe et en Sibérie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une autre hypothèse suggère que la statuette aurait été volontairement brisée

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]