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Utilisateur:Benjamenta/Brouillon/Général

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Michel Tremblay[modifier | modifier le code]

Bien qu'il s'inspire largement de sa vie dans ses écrits, Tremblay affirme détester le genre autobiographique.

Source à utiliser.

Suzanne Meloche[modifier | modifier le code]

Suzanne Meloche (Ottawa, 10 avril 1926 - Ottawa, 23 décembre 2009) est une poétesse et plasticienne québécoise, membre du mouvement automatiste québécois. Elle ne parle pas portuguais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Suzanne Meloche, également connue sous le nom Suzanne Barbeau suite à son mariage avec le peintre Marcel Barbeau le 7 juin 1948, figure dans la marge du mouvement automatiste, bien qu'elle y ait participé pleinement. Selon l'historien de l'art François-Marc Gagnon, « La contribution la plus importante de Suzanne Meloche à l’automatisme québécois fut son recueil de poèmes Aurores fulminantes[1] ». Le fait que son apport soit peu connu s'explique notamment par le fait que cet ouvrage n'a été publié pour la première fois qu'en 1980, bien après la dissolution du groupe gravitant autour de Paul-Émile Borduas. Son absence parmi les signataires du Refus global, le manifeste emblématique du mouvement, contribue également à rendre compte de sa relégation au second plan : « les femmes ne durent qu’au fait d’avoir signé le Refus global d’être reconnues comme automatistes et, conséquemment, de passer à l’histoire[2] » - ce qui n'est pas le cas de Meloche.

Période automatiste[modifier | modifier le code]

La correspondance abondante de Meloche et Pierre Gauvreau aurait pu jeter un éclairage significatif sur cette période, mais les lettres sont perdues[3].

Ne signe pas le manifeste, raison nébuleuse. Hypothèse de Bourassa. Explication d'Anaïs Barbeau-Lavalette affirme qu'elle n'a pas signé car elle trouvait le manifeste mal écrit. Cette interprétation ne peut toutefois être soutenue en regard de la littérature savante sur le mouvement automatiste québécois. Les écrits des principaux chercheurs (Arbour, Lapointe, Ellenwood et Gagnon) ne permettent pas de valider l'affirmation de sa petite-fille, qui possède les archives personnelles trouvées dans l'appartement de Meloche après son décès.

Claude Gauvreau : « Un incidient (...) eut lieu avant la parution du manifeste. Suzanne Meloche, qui habitait Ottawa et correspondait avec moi, apprit l'existence du manifeste et m'en demanda une copie. Personnellement, j'aurais consenti à lui en envoyer une; mais les grands frères, Pierre Gauvreau et Maurice Perron, sentant un piège, s'opposèrent à cela. Ils avaient raison. Suzanne avait un directeur de conscience, le dominicain Hyacinthe-Marie Robillard, et ce dominicain avait conçu le projet de dénoncer Refus global avant sa publication. Je dirai tout de suite ce qui se produisit : Suzanne Meloche abandonna son torride directeur de conscience pour épouser Marcel Barbeau[4] ».

Durant l'été 1952, Meloche rompt avec son mari : « Elle ne supportait plus ni sa jalousie, ni son amour exclusif, ni l’asservissement au devoir familial. (...) Elle avait soif de liberté et rêvait d’aventures et d’amours nouvelles [5]». Les deux jeunes enfants du couple, François et Manon Barbeau, sont confiés à la famille de Barbeau alors que ce dernier quitte Montréal pour Rouyn-Noranda, où il est embauché à l'École des arts et métiers y enseigner le dessin[6]. La trajectoire de Meloche, elle, est moins connue.

Durant les années 1957 et 1958, Meloche se rend en Europe, où elle habite Londres et Paris[7].

Publication posthume des Aurores fulminantes[modifier | modifier le code]

Manuscrit retrouvé dans les papiers de Paul-Émile Borduas. Publié pour la première fois dans la revue de Herbes rouges en 1980.

Originalité du texte, voir analyse de Voldeng. Recours aux néologismes dans le sillage de langage exploréen (cf. Bourassa, p. 300)

La femme qui fuit[modifier | modifier le code]

Meloche tirée de l'oubli par un roman biographique dont elle est la principale protagoniste. Barbeau-Lavalette l'inscrit dans une lignée de femmes (source).

Depuis sa sortie, le livre reçoit un succès critique et populaire. Considéré comme le roman québécois ayant été "l’événement littéraire qui a marqué 2015[8]". Reçu prix de la ville de Montréal et le prix des libraires québécois.

Arbour 1994, p.10 : la raison de l’absence de SM dans les signataires de RG n’est pas évidente

Oeuvre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Suzanne Meloche, Poèmes, Situations, volume 1, numéro 7, 1959, p. 89.
  • Suzanne Meloche, Aurores fulminantes, publication intégrale dans la revue des Herbes rouges, comprenant la reproduction de trois huiles sur toile de l'auteure, Montréal, janvier 1980, 44 pages.

Peinture[modifier | modifier le code]

Écrits journalistiques et correspondance[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rose Marie Arbour, Identification de l’avant-garde et identité de l’artiste : les femmes et le groupe automatiste au Québec (1941-1948), RACAR, Vol. 21, no. 1/2 (1994), 7-20.
  • Rose Marie Arbour, Le cercle des automatistes et la différence des femmes, Études françaises, Volume 34, numéro 2-3, automne-hiver 1998, p. 157-173. URI : http://id.erudit.org/iderudit/036107ar
  • Évelyne Voldeng, Les aurores fulminantes par Suzanne Meloche, in Gaétan Gervais et Jean-Pierre Pichette (dir.) Dictionnaire des écrits de l'Ontario français: 1613-1993, Ottawa, Presses de l’Université d’Ottawa, 2010, 75-76. Accès via Google Books.  
  • André-G. Bourassa, Surréalisme et littérature québécoise, Les herbes rouges, Montréal, 1986, 623 pages.  

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François-Marc Gagnon, Chronique du mouvement automatiste québécois. 1941-1954, Montréal, Lanctôt, , p. 629
  2. Rose-Marie Arbour, « Identification de l’avant-garde et identité de l’artiste : les femmes et le groupe automatiste au Québec (1941-1948) », RACAR, vol. 21, nos 1/2,‎ , p. 16
  3. François-Marc Gagnon, Chronique du mouvement automatiste québécois. 1941-1954, Montréal, Lanctôt éditeur, , p. 257
  4. Claude Gauvreau, L'épopée automatiste vue par un cyclope, in Écrits sur l'art, Montréal, Hexgone, 1996 [1969], p. 56
  5. Carolle Gagnon et Ninon Gauthier, Marcel Barbeau le regard en fugue, Centre d'étude et de communication sur l'art, , 243 p., p. 22
  6. Marcel Barbeau, Gilles Lapointe et Johanne Tremblay, « Lettres à Paul‑Émile Borduas », Études françaises, vol. 34, nos 2-3,‎ (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/036115ar, lire en ligne, consulté le )
  7. The Third Biennal Exhibition of Canadian Art, 1959 = Troisième exposition biennale d'art canadien, 1959, Ottawa, National Gallery of Canada / Galerie Nationale du Canada, , 36 p.
  8. « Quoi lire après La femme qui fuit? – Actualités – Nos thématiques – Revue Les libraires », Les libraires,‎ (lire en ligne, consulté le )