Tsetang

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Tsetang
རྩེ་ཐང་
泽当镇
Tsetang
Vue de Tsetang et du monastère de Tsetang, 1939.
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province ou région autonome Région autonome du Tibet
Préfecture Préfecture de Shannan
Subdivision Xian de Nêdong
Statut administratif Bourg-canton
Indicatif +86 (0)+86 (0)893
Immatriculation 藏C
Démographie
Population de l'agglomération 58 000 hab. (2003)
Géographie
Coordonnées 29° 15′ 00″ nord, 91° 46′ 00″ est
Altitude 3 100 m
Localisation

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Tsetang

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Tsetang (aussi Tsedang ou Tsethang; tibétain : རྩེ་ཐང་, Wylie : Rtse-thang, pinyin tibétain : Zêtang ; chinois : 泽当镇 ; pinyin : zédàng zhèn) est un Bourg-canton situé dans le Xian de Nêdong, dans la préfecture de Shannan, son centre urbain est situé à 159 km au sud-est du centre-urbain de Lhassa dans la région autonome du Tibet en Chine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tsetang fut la capitale de la dynastie Yarlung et, comme telle, un endroit de grande importance. Au XIXe siècle, elle aurait contenu quelque 1 000 maisons, un bazar, un monastère (gompa) et un fort (dzong)[1].

C'est actuellement la capitale de Shannan (Chinois pour le Sud des Montagnes), la préfecture et la 2e plus grande ville dans la région de Ü. Elle se situe à une altitude de 3 100 mètres et comprend une population d'environ 52 000 habitants[2]. Elle est située à environ 4 km au nord-est de Nêdong, avec laquelle elle ne constitue maintenant qu'une seule ville[3].

La ville de Tsetang est située près du flanc du mont Gangpori (3 400 m) et accueille les ruines de l'ancien monastère de Gajiu, connu comme le berceau de civilisation tibétaine. Samye, le premier monastère du Tibet, est situé à 30 km de Tsetang ; il fut fondé en 779 par le roi Trisong Detsen.

Le monastère de Tsetang, Ganden Chökhorling, fondé en 1351 par la dynastie Phagmodrupa, est un centre important d'érudition ; la ville elle-même remonterait à la fondation de ce monastère[4]. Initialement kagyupa, le monastère a été repris par les Gelugpas au XVIIIe siècle. Il a été détruit par les Chinois mais a été restauré depuis. Ngamchö, qui est aussi un monastère gelugpa, abrite le lit et le trône du dalaï-lama ainsi qu'une chapelle consacrée à la médecine tibétaine traditionnelle. Les monastères Sakyapa de Samten Ling et Drebuling ont subsisté jusqu'en 1959, mais ont été détruits sous la répression chinoise ; d'autres constructions les ont remplacés. Le couvent gelugpa de Sang-ngag Zimche a été reconstruit sur les ruines de Samten Ling ; il abrite une statue à 1 000 bras de Chenresig (Avalokiteshvara) qui aurait été faite par le roi Songtsen Gampo (609-613? - 650)[2].

Selon la légende, l'une des trois cavernes sur le versant à l'est de la ville est le lieu de naissance du peuple tibétain, résultat de l'accouplement d'un singe et d'une ogresse.

À environ 5 km au sud de Tsetang se trouve le monastère de Changzhug , fondé sous le règne de Songtsen Gampo, et à peu près 10 km plus loin se trouve Yumbulagang qui, selon la légende, a été construit comme un palais pour le premier roi, Nyatri Tsenpo, et fut le premier bâtiment du Tibet.

La ville de Tsetang serait désormais la troisième ville du Tibet. En 2003, le commissaire administratif de préfecture de Shannan estimait la population de Tsetang à 58 000 habitants, dont entre 10 000 et 18 000 Hans ; ces derniers viennent principalement de la province voisine du Sichuan pour migrer dans la plus récente partie de la ville, alors que les Tibétains habitent de plus vieux secteurs plus détériorés[5].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Das, Sarat Chandra. (1902). Lhasa and Central Tibet, p. 228 and note. Reprint: (1988). Mehra Offset Press, Delhi.
  2. a et b Mayhew, Bradley and Kohn, Michael. (2005) Tibet. 6th Edition, p. 153. (ISBN 1-74059-523-8).
  3. Buckley,Michael and Strauss, Robert. Tibet: a travel survival kit, p. 153. (1986) Lonely Planet Publications, Victoria, Australia. (ISBN 0-908086-88-1).
  4. Dowman, Keith. The Power-Paces of Central Tibet: The Pilgrim's Guide, (1988), p. 174. Routledge & Kegan Paul, London & New York. (ISBN 0-7102-1370-0).
  5. « Han Chinese follow money into Tibet »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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