Thomas-Philippe d'Alsace de Hénin-Liétard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Thomas-Philippe d'Alsace de Hénin-Liétard
Image illustrative de l’article Thomas-Philippe d'Alsace de Hénin-Liétard
Biographie
Naissance
Wolvertem, château du Seigneur d'Impden
Ordination sacerdotale
Décès (à 79 ans)
Malines
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal

par le pape Clément XI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de S. Cesareo in Palatio
Cardinal-prêtre de S. Balbina
Cardinal-prêtre de S. Lorenzo in Lucina
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Archevêque de Malines

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Thomas-Philippe d'Alsace de Hénin-Liétard (connu sous le nom de cardinal d’Alsace), né le à Wolvertem et décédé le à Malines, est archevêque du diocèse de Malines de 1715 à 1759. Il fut créé cardinal en 1719.

Famille[modifier | modifier le code]

Thomas Philippe est né dans le château familial d'Impden, fils de Philippe-Louis de Hénin, 7e comte de Bossu, 10e prince de Chimay, et Anne-Louise Verreycken d'Impden. Son baptême a eu lieu dans la chapelle castrale d'Impden[1].

Études[modifier | modifier le code]

Il fait ses études primaires et secondaires chez les jésuites, avant d'étudier la philosophie à Cologne. Destiné à l’état ecclésiastique - il reçoit la tonsure dès l’âge de 11 ans - il est envoyé à Rome pour y faire des études de théologie. Il obtient son doctorat en théologie de l'université grégorienne le . Il est ordonné prêtre peu après : le .

Carrière diocèsane[modifier | modifier le code]

De retour aux Pays-Bas, il est nommé chanoine au Chapitre de Saint-Bavon de Gand en 1702. Il sera élu Doyen du même chapitre: à cette époque il remarqua déjà que la majorité des ces collègues du même chapitre sont des Jansénistes[2]. Bientôt il fut nommé vicaire général de son diocèse.

Prélat domestique du pape Clément XI en 1712, il est pressenti pour devenir évêque d’Ypres, lorsque l’empereur Charles VI souhaite le voir nommé archevêque de Malines.

Cardinal-archevêque de Malines[modifier | modifier le code]

Le , Hénin-Liétard est consacré à Vienne, évêque pour l'archidiocèse de Malines. Il fut très obéissant envers Rome et suivi les directions pontificales contre les Jansénistes. Le pape lui en est très reconnaissant après la publication de Unigenitus. Grâce à sa loyauté et son amitié avec Mgr Camillo Paolucci et Mgr Giuseppe Spinelli, il recevra la bonnet rouge[3]. Au consistoire du il est créé cardinal par Clément XI.

En 1742, le cardinal d'Alsace encouragea par écrit le mariage clandestin d'un prince avec sa lingère... Ce fut, selon le Journal du Comte de Calenberg, le grand scandale bruxellois de l'année 1743. À la demande de ses parents l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche fit interner le jeune marié - pour cause de mésalliance - dans la forteresse d'Anvers: il y resta de nombreuses années. Adrien de Touron, le prélat de l'abbaye du Coudenberg, qui les y a mariés, en est "mort de chagrin". On n'osa pas aller plus loin... Rentré en grâce en 1754 seulement, le prince fut réintégré dans ses fonctions de Grand-veneur[4].

Le cardinal d’Alsace meurt le à Malines (Belgique) après un cardinalat de 39 ans et 37 jours. Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Rombaut de sa ville épiscopale.

Contributions aux arts[modifier | modifier le code]

  • Le cardinal donna sa bibliothèque au grand séminaire, aujourd'hui conservée comme bien culturel de valeur ; elle compte 3 000 pièces[5].
  • Le cardinal donna son pectoral en topazes comme votif à la Sainte Vierge d'Affligem. Il fut abbé commendataire de cette ancienne abbaye[6],[7].
  • Pendant son séjour à Rome, il emmena des reliques authentiques de saint Jacques le Majeur et les donna à la paroisse de Kemzeke[8].
  • Dans la sacristie de la cathédrale on conserve un ornement pontifical en or d'origine romaine. Cet ornement fut ramené par le cardinal de son séjour à Rome (1738-1741). Il demanda à l'architecte Philippo Barigioni de construire le palais épiscopal de Malines[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Folklore brabançon, Nummers 173-176, p. 91
  2. Vlaamse Stam Jg. 30.- 1994.- pag. 01-31
  3. De controverse rond de jurisdictie van de nuntius: het placet op de geloofsbrieven van Spinelli, Valenti-Gonzaga, Tempi en Crivelli, 1725-1749.
  4. Dansaert 1930.
  5. (nl-BE) « Bibliotheek Kardinaal d’Alsace erkend als nieuw Vlaams Topstuk », sur FARO (nl), (consulté le 7 janvier 2019).
  6. Christelijk Vlaams Kunstendaarsverbond, 1973/Vlaanderen, no 131-137, p. 14
  7. De Brabantse folklore no 233-240
  8. (nl-BE) « Op zoek naar Sint-Jakob de Meerdere in Kemzeke » [« A la recherche de Saint-Jacques Majeur à Kemzeke »], sur Heemkring d'Euzie Stekene (consulté le 7 janvier 2019).
  9. (nl-BE) « Aartsbisschoppelijk paleis » [« Palais épiscopal »], sur Inventaris Onroerend Erfgoed (Inventaire du patrimoine immobilier) (consulté le 7 janvier 2019).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Dansaert, Les Grands-Veneurs de Brabant, Bruxelles, L'Éventail, .
  • Comte de Calenberg, Mémoires (1743), (3 volumes), Société des Bibliophiles de Belgique, Bruxelles, 1923

Liens externes[modifier | modifier le code]