Thermosphère

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Schéma des couches de l'atmosphère (à l'echelle). La stratosphère (~50 km) ne compte que pour environ 1 % de l'atmosphère. L'exosphère (observable depuis l'espace) s'étendrait jusqu'à ~100 000 km.

La thermosphère est la couche de l'atmosphère terrestre qui se situe entre la mésosphère et l'exosphère. Elle commence à l'altitude de 95 km.

Description[modifier | modifier le code]

Elle constitue avec l'exosphère, l'hétérosphère où la composition de l'air n'est plus uniforme. Le brassage de l'air n'est plus suffisant pour maintenir la distribution de mélange comme dans les couches inférieures.

Avec la mésosphère et la partie basse de l'exosphère, elle constitue l'ionosphère. C'est-à-dire une région atmosphérique fortement ionisée.

La limite entre la thermosphère et la mésosphère se nomme la mésopause. Celle situé entre la thermosphère et l'exosphère s'appelle la thermopause.

La limite avec l'exosphère dépend de l'activité solaire. Sous observation de la NASA depuis 1967, sa taille varie aussi avec le temps. Par exemple, en 2008 et en 2009, elle s'est contractée sous l'effet d'une diminution de l'activité solaire puis a repris de l'expansion. En 2010, elle s'est contractée de façon marquée sans que cette contraction puisse être liée à l'activité solaire[1].

Entre 100 et 150 kilomètres d'altitude, le dioxygène moléculaire absorbe l'ultraviolet solaire de très courtes longueurs d'onde (entre 100 et 200 nm). En résulte une augmentation de température avec l'altitude qui oscille entre 300°C et 1 600 °C selon l'activité solaire. Les températures sont élevées, mais la densité de matière est extrêmement faible, ce qui fait que, pour la peau humaine, l'effet de cette température est négligeable. En effet, la température ressentie avoisinerait les 25 °C.

Les molécules de dioxygène (O2) se disloquent alors en deux atomes d'oxygène (O), ce qui explique que l'oxygène atomique devienne le constituant principal de la thermosphère.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Personnel de rédaction, « Record Collapse of Earth's Upper Atmosphere Puzzles Scientists », SPACE.com,‎ 15 juillet 2010 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Lilensten et P.-L. Blelly: Du Soleil à la Terre, Aéronomie et météorologie de l'espace, Collection Grenoble Sciences, Université Joseph Fourier Grenoble I, 2000. (ISBN 9782868834676)
  • Transport Canada : Manuel de météorologie du commandement aérien