Tetra (Gendarmerie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le domaine militaire
Cet article est une ébauche concernant le domaine militaire.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tétra.
Tenue de prestige TETRA

On désigne par l'appellation TeTRA la tenue de tradition portée par les élèves-officiers, les officiers-élèves et l'encadrement de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette tenue de prestige fut portée pour la première fois à l'occasion de la remise des sabres du .

Elle est désignée sous le terme TeTRA, contraction de Tenue de TRAdition. Son élaboration a été guidée par un souci constant de référence à l'histoire des uniformes de la gendarmerie afin que les élèves aient pleinement conscience d'être les héritiers d'un passé prestigieux.

Éléments de la TeTRA[modifier | modifier le code]

Le taconnet[modifier | modifier le code]

Rappelant le modèle de la gendarmerie de Corse et d'Afrique modèle 1855, le képi, appelé taconnet est orné de deux attributs historiques des coiffures de l'Arme; le galon d’élite et la cocarde tricolore. Le plumet bleu caractérise la tenue des élèves alors que les couleurs bleue et blanche sont utilisées pour les cadres.

Le directeur de l'enseignement porte quant à lui un taconnet revêtu d'une aigrette de plume de héron blanc.

La tunique[modifier | modifier le code]

La tunique reprend le modèle instauré en 1871. Suivant le grade, elle est munie d'ornements sur les épaules et de galons en bas des manches.

Le bas des manches des élèves portent leur grade en nœud hongrois, les cadres quant à eux ont les grades droits.

Le nœud hongrois simple représente le grade d'aspirant, il est doublé pour le grade de sous-lieutenant. Pour les grades de lieutenant et de capitaine, le motif est doublé, ou triplé.

Les parements de bas de manche, rouges relevés de boutons or, ont constitué l'uniforme de la gendarmerie jusqu'à la première guerre mondiale. Ils étaient à l'origine rectangulaires et n'ont été conservés que dans l'uniforme de la garde républicaine - outre la tenue TeTRA.

Le pantalon[modifier | modifier le code]

Le pantalon abandonne la double bande des officiers au profit d'une bande de couleur or mat.

Les officiers féminins portent une jupe descendant sous le genou et qui reprend les mêmes attributs et couleurs.

Attributs traditionnels[modifier | modifier le code]

Les attributs traditionnels de la grande tenue sont la grenade (sur les pattes de col et la coiffure), les aiguillettes, les trèfles, l'épaulette, les parements de manche, le ceinturon et les boutons.

  • La grenade se retrouve sur le taconnet et les pattes de col, introduite en 1791 ; elle n'était pas alors un attribut de la gendarmerie mais fut reprise des grenadiers qui étaient une troupe d'élite.
  • L'aiguillette avait une utilisation auparavant utilitaire, elle permettait de fixer des pièces de tenue ou d'armure, à la manière d'un lacet. L'aiguilette pouvait également servir de moyen d'écriture.
  • Le trèfle et épaulettes : le trèfle est porté par les élèves-officiers du deuxième groupement de l'école ( en première année ). Les officiers-élèves du premier groupement portent l'épaulette et la contre-épaulette. Les cadres portent des franges aux épaulettes et le commandant de groupement porte des franges rigides réservées aux officiers supérieurs.

Les bottes[modifier | modifier le code]

Les officiers masculins portent des bottines noires de cuir, alors que les officiers féminins portent des bottes montant jusque sous le genou, faisant liaison avec la jupe.

Le ceinturon[modifier | modifier le code]

Le ceinturon est de couleur noire, car trois couleurs figurent déjà à l'uniforme. Il est fermé de deux boucles couleur or représentant la tête de méduse, une gorgone.

Les couleurs traditionnelles de la TeTRA[modifier | modifier le code]

  • Le bleu : présent tout au long de l'histoire de France sur tous les uniformes et hérité de la bannière de Saint-Martin. Adoptée par Clovis, à la suite de sa conversion, cette couleur fut conservée par toute sa lignée[1].

En 1720, la couleur de l'uniforme bleu royal s'assombrit vers le noir.

  • Le rouge : couleur nationale, elle évoque l'oriflamme de Saint-Denis. Elle se retrouve sur les retroussis des cavaliers et des motards et sur les coiffes de la garde républicaine.
  • Le jaune : présent dans les évolutions de l'uniforme au travers des nuances différentes, la Tenue de Tradition s'y réfère aujourd'hui par l'adoption de la teinte dorée sur les effets et galonnage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. REY, Histoire du drapeau, des couleurs et des insignes de la Monarchie française, Volume 2, Techener, , 596 p. (lire en ligne), p. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que le bleu, comme emblème et couleur de nos rois, caractérise déjà la race de Mérovée, et se confond, par son origine, avec les premières années qui suivirent la mort de saint Martin. Clovis, après sa conversion, [...], indépendamment du goût personnel qu'il pouvait avoir pour le bleu, [...], la dévotion à saint Martin, qui était alors dans toute sa vivacité, a pu lui suggérer l'idée de prendre la couleur de la bannière du saint confesseur pour sa couleur distinctive et même pour celle de la bannière de France.

Articles connexes[modifier | modifier le code]