Tatars de la Volga

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Tatars de la Volga
Description de cette image, également commentée ci-après
Tatare de Kazan au XVIIIe siècle.

Populations significatives par région
Drapeau de la Russie Russie 5 310 649
Drapeau du Tatarstan Tatarstan 2 012 571
Drapeau de la Bachkirie Bachkirie 1 009 295
Drapeau de Moscou Moscou 149 043
Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan 467 829
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 203 371
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 73 304
Drapeau du Turkménistan Turkménistan 36 355
Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan 28 334
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan 25 900
Population totale 6.2 millions
Autres
Langues tatar, russe
Religions Islam sunnite
Christianisme orthodoxe
Ethnies liées Bachkirs, Tchouvaches

Les Tatars de la Volga sont un peuple turc originaire de la région de la Volga. Divisés en plusieurs sous-groupes, ils constituent la deuxième plus grande ethnie russe [1]et 53 % de la population du Tatarstan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Famine au Tatarstan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famine du Tatarstan.

Cette famine a fait 2 millions de mort, et a décimé la moitié de la population Tatare.

Sous groupes[modifier | modifier le code]

Tatars de Kazan[modifier | modifier le code]

Les Tatars de Kazan constituent le sous groupe majeur des Tatars de la Volga, et l'essentiel de la population Tatars du Tatarstan. Ils habitent traditionnellement sur la rive gauche de la Volga[2].

Durant la première moitié du VIIIe siècle[3], l'invasion des Khazars force les Bulgares à quitter les plaines de la mer d'Azov pour rejoindre les rives de Volga et la région de la basse Kama. Entre le Xe et le XIIIe siècle, des peuplades turques, notamment les Kipchaks, partent du sud de la Sibérie vers l'Europe. Ils jouent un rôle significatif dans l'Invasion mongole de la Rus' du XIIIe siècle[Lequel ?]. Les Tatars de la Volga sont issus du mélange entre ces différents peuples avec ceux habitants déjà les rives de la Volga. Le dialecte kipchak domine et le peuple devient musulman.

Dans les années 1500, plusieurs États tatars se sont formés suite au démembrement de la Horde d'or[4] : les khanats de Kazan, d'Astrakhan, de Sibir et de Crimée[5].

Mishars[modifier | modifier le code]

Les Mishars composent un tiers de la population des Tatars de la Volga. Ils parlent un dialecte tatar, le mishar.

Ce sont des descendants des tribus Coumans et Kipchaks mélangés avec les Burtas. Ils habitent dans les oblasts de Tcheliabinsk, Oulianovsk, Penza, Riazan et Nijni Novgorod, au Tatarstan, en Bachkirie et en Mordovie.

Tatars de Qasím[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Khanat de Qasim.

La capitale des Tatars de Qasím est Kassimov, dans l'Oblast de Riazan. Leur ethnie compte environ 1100 personnes, toutes vivant dans la capitale[réf. nécessaire].

Tatars de Noqrat[modifier | modifier le code]

Les Tatars de Noqrat vivent en Oudmourtie et dans l'Oblast de Kirov. Ils étaient environ 15 000 dans les années 1920[réf. nécessaire].

Tatars de Perm[modifier | modifier le code]

Ils vivent dans le Kraï de Perm. Ils sont parfois appelés Tatars Ostiaks[réf. nécessaire]. Leur population était estimée à 130 000 en 2002[réf. nécessaire].

Kriachens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kriachens.

Depuis 1552, la Russie a entamé une politique de christianisation des Tatars. Les convertis sont appelés Kriachens [6].

La plupart ont été convertis de force par Ivan le Terrible au XVIe siècle, et plus tard au XVIIIe siècle.

Ils vivent actuellement dans toute la région de la Volga.

Culture[modifier | modifier le code]

Cuisine[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Kazan Tatars See No Future for Themselves in Putin’s Russia », The Interpreter,
  2. Татары (Серия «Народы и культуры» РАН). М.: Наука, 2001. — P.36.
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées rorlich
  4. (en) « An Ethnohistorical Dictionary of the Russian and Soviet Empires », , p. 624–625
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées brittanica
  6. Brower 2001, p. 271.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]