Tabes dorsalis

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On désigne par le terme latin : Tabes dorsalis une dégénérescence des cordons postérieurs (ou colonnes dorsales) de la moelle épinière observée dans la neurosyphilis. Le mot latin tabes signifie « liquéfaction, dissolution, décomposition, atrophie. »

Alfred Fournier a été le premier à identifier l'origine syphilitique du tabes (1876).

Manifestations cliniques[modifier | modifier le code]

Les symptômes et signes cardinaux du tabes sont :

Cette sémiologie caractérise le syndrome radiculo-cordonal postérieur. Elle se complète souvent de manifestations neurotrophiques et articulaires (arthropathies tabétiques).

Cas célèbres[modifier | modifier le code]

Cette complication neurologique de la syphilis a frappé notamment des écrivains comme Alphonse Daudet[2], E. T. A. Hoffmann, ou encore le bibliographe et érudit Adolphe van Bever. Le tabes a été le sujet, en 1885, de la thèse de doctorat en médecine de Sir Arthur Conan Doyle, l'auteur de Sherlock Holmes et en 1894 de celle de Jules Sottas (1866-1945).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Duchenne GB, « De l’ataxie locomotrice progressive » Archives générales de médecine, Paris, 1858, 5 sér., 12:641-652; 13:36-62, 158-1881, 417-451.
  2. « La doulou », dans le site des Cahiers de l'Herne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]