Sur l'Album de la Comtesse

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Sur l'Album de la Comtesse est une chronique de contrepèteries publiée chaque semaine par Le Canard enchaîné.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom complet de cette rubrique est : Sur l'album de la comtesse Maxime de La Falaise[1]. Elle devrait son nom à une comtesse authentique, une Anglaise du Sussex, Maxime Birley (née Maxine), qui avait épousé le comte Alain de La Falaise[2]. Pour agacer son mari dont elle était en train de divorcer, elle aurait autorisé son ami Yvan Audouard à baptiser de son nom la rubrique dont il était responsable. Elle aurait ignoré jusqu'au terme même de contrepèterie[1].

Certains entendaient dans ce titre la contrepèterie suivante : Boum sur le con de l'altesse, ou encore Baume sur le con de l'altesse. Cependant, ces solutions ne sont pas rigoureuses : au mieux on aurait Baume sur la con de l'altesse, ce qui reste non recevable. Joël Martin, actuel secrétaire de la Comtesse, affirme qu'il n'y a pas de contrepèterie dans ce titre[3]. Cependant, en cherchant bien, on arrive à Cet homme sale dont la queue brûle… Il faut certes pour cela changer tous les sons de place, mais la contrepèterie est alors techniquement rigoureuse et a du sens, d'autant que jusqu'à la fin des années 1980, cette rubrique s'intitulait Sur l'album de la comtesse Maxime de La Falaise[4],[5].

Description[modifier | modifier le code]

La rubrique se compose de trois sections, la première (avec titre et sous-titre) étant complètement fondée sur un sujet d'actualité de la semaine, les deux autres étant une succession de contrepèteries sans lien particulier entre elles. Toutefois, l'ensemble de la rubrique porte sur des personnages du panorama politique actuel et les contrepèteries sont quasiment toutes à vocation grivoise.

À la suite du fondateur Yvan Audouard, la rubrique est tenue par Henri Monier, puis par Luc Étienne. Elle est alimentée par les envois des lecteurs dont deux prolifiques qui ont par la suite édité des recueils : Jacques Antel (Tout de mon cru[Note 1] publié en 1975) et Joël Martin[6] (Sur l'album de la comtesse de Joël Martin publié en 1988, qui reprend 2 800 contrepèteries parues entre 1979 et 1987)[7].

Le Canard enchaîné publia un jour un poème qui pouvait se lire avec deux sens différents :

« L'hommage de leurs vers qu'à l'envi les poètes
À la femme déçue offrent toujours ardents
Flatte certes le but mais n'apaise la quête :
L'attente a des plaisirs qu'on ne fait qu'un moment. »

Secrétaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Contrepèterie : « Le T_out de mon cru »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gagnière 2009, p. 134.
  2. (en)Burke's Landed Gentry, édition 1952, page 186 ; depuis le site web.archive.org.
  3. L'art et la science du contrepet, Club Pangloss, avril 1993, sur l'ancien site de www.fnep.org (archivé).
  4. Sur le carnet de la baronne, article de J. Defretin sur www.e-journal.fr
  5. Contrepèteries (paragraphe L'album de la Comtesse), site de geoltg.
  6. Gagnière 2009, p. 134-135.
  7. Gagnière 2009, p. 135.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Martin, Sur l'album de la Comtesse (1979-1987), Albin Michel, (ISBN 978-2226031983)
  • Luc Étienne, Nouvel album de la Comtesse, Stock, (ISBN 2234011817)
  • Luc Étienne, Album de la Comtesse, J.-J. Pauvert,
    Recueil de contrepets curieux et délectables parus dans le Canard enchaîné entre la 2e et 3e guerre mondiale, suivis de leurs solutions figurées et illustrées de motifs d'Henri Monier
  • Claude Gagnière, Le grand bêtisier des mots : Les plus belles perles d'Aristote à Pierre Desproges, Paris, Robert Laffont, coll. « Le goût des mots », (1re éd. 1996), 317 p. (ISBN 978-2-7578-1504-5).