Sulfate de baryum

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Sulfate de baryum
Sulfate de baryum
Identification
No CAS 7727-43-7
No EINECS 231-784-4
No RTECS CR060000
Code ATC V08BA01 V08BA02
PubChem 24414
SMILES
InChI
Apparence cristaux incolores, inodores[1]
Propriétés chimiques
Formule brute BaO4S
Masse molaire[2] 233,39 ± 0,013 g/mol
Ba 58,84 %, O 27,42 %, S 13,74 %,
Propriétés physiques
fusion 1 345 °C[1]
ébullition 1 600 °C[1]
Solubilité se dissout quasiment pas dans l'eau pure, seulement à la concentration maximale de 0,0023 g·l-1 à 20 °C et 0,0039 g·l-1 à 80 °C
Masse volumique 4,5 g·cm-3[1]
Thermochimie
S0solide 132 J/mol·K
ΔfH0solide −1465 kJ/mol
Cristallographie
Système cristallin orthorhombique
Propriétés optiques
Indice de réfraction α=1,634-1,637 β=1,636-1,638 γ=1,646-1,648 (polyaxe)
Biréfringence biaxial positif : δ =0,012 ;
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le sulfate de baryum est un corps chimique minéral cristallin anhydre composé d'anions sulfates et de cations baryum, de formule chimique BaSO4. C'est également un minéral naturel, nommé barytine ou communément baryte par les minéralogistes.

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un solide ionique, incolore à blanc à l'état pur, cris­tal­lisant dans le sys­tème ortho­rhom­bi­que, et de densité 4,48 élevée grâce au cation baryum. Il forme à l'état naturel des cris­taux plats tabu­lai­res par­fois regrou­pés en forme de "roset­tes de bary­tine" parfois agencés en lamelles.

Il se décompose à partir de 1 580 °C. Il est fusible à la flamme et donne une boule blanche. Il crépite et colore la flamme en vert jaune.

Le minéral soumis aux UV présente souvent une fluorescence et une phosphorescence. Sa thermoluminescence est parfois signalée.

Il est quasiment insoluble dans l'eau et d'autres solvants classiques, et s'il est soluble légèrement dans l'acide sulfurique concentré à froid, il l'est surtout à chaud. Il est soluble dans HI. Le sul­fate de baryum est répertorié parmi les sels de sulfates les plus inso­lu­bles connus dans l'eau.

Des sus­pen­sions dites opacifiantes de sul­fate de baryum, ingérées par les patients, sont communément employées pour obtenir des radio­gra­phies contrastées de l’appa­reil diges­tif, car ce minéral sulfate est supposé rester inso­lu­ble même à l’épreuve des sucs acides de l’esto­mac. L'effet opa­ci­fiant en radio­lo­gie s'explique par la forte absorp­tion des rayons X par le cation baryum.

L'absorption des rayons gamma explique son emploi dans certains bétons denses que l'ingénieur souhaite impénétrable aux radiations.

Préparation[modifier | modifier le code]

Il est obtenu le plus souvent par puri­fi­ca­tion du minéral barytine.

Usage[modifier | modifier le code]

Les trois quart de la baryte extraite le sont pour alourdir ou mieux ajuster la densité des boues de fora­ges à grande pro­fon­deur, par exemple au cours de l’exploi­ta­tion du pétrole.

Le sul­fate de baryum, en amas de petits cristaux fins, est aussi un pig­ment blanc réputé dans les pein­tu­res et une charge miné­rale dans les papiers. Dans la peinture (de chantier ou artistique) et les enduits, on l'utilise comme charge et pigment (blanc fixe), par son pouvoir peu couvrant et parce qu'il ne dégrade pas les couleurs.

Il est utilisé dans la radiologie médicale en tant que contrastant et modifie l'absorption des rayons X. La radiologie conventionnelle détecte des contrastes supérieurs à 4 %, ainsi il est plus facile de visualiser les os ou les poumons par exemple. Il est aussi appelé « bouillie barytée » lors d'un examen du tube digestif.

Il fait partie de la liste des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d SULFATE DE BARYUM, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. (en) WHO Model List of Essential Medicines, 18th list, avril 2013

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Philippe Dillenseger, Elisabeth Moerschel et al. « Étude de produit radio-opaque : sulfate de baryum » in: Guide des technologies de l'imagerie médicale et de la radiothérapie : quand la théorie éclaire la pratique, Issy-les-Moulineaux, Masson, 2009, p. 232 et suivantes. (ISBN 978-2-294-70431-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]