Stayman

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La convention Stayman, dans le jeu de bridge, a été inventée en 1950 par George Rapee, qui jouait avec Samuel Stayman; ce dernier l'a publiée en 1956 sous son nom[1].

Elle est utilisée pour ne pas faire monter les enchères lorsqu'un joueur ouvre de 1SA. Le partenaire peut alors utiliser l'enchère de 2♣ pour connaître la présence de majeures quatrièmes chez l'ouvreur. le Stayman 4 réponses est celui du SEF et de très loin le plus répandu en France. Les réponses à cette convention sont :

2 si l'ouvreur n'a pas de majeure quatrième,
2 s'il a quatre cartes à cœur,
2♠ s'il a quatre cartes à pique,
2SA s'il a quatre cartes dans les deux majeures.

Variantes[modifier | modifier le code]

Le Stayman trois paliers[modifier | modifier le code]

C'est le Stayman le plus utilisé au bridge, très proche de celui publié en 1945 par S. Stayman. Alors qu'habituellement le Stayman classique ou 4 paliers s'emploie avec des mains comprenant une majeure quatrième et au moins 8 points, le Stayman trois paliers peut s'employer avec des mains de moins de 8 points comprenant au moins une majeure quatrième. Il est utilisé pour retrouver un contrat à la couleur souvent supérieur à un contrat à SA lorsque l'une des deux mains est très faible et offre donc peu de remontées en dehors d'une couleur d'atout éventuelle.

L'enchère de 2♣ est toujours employée comme Stayman mais seules trois réponses sont possibles :

2 si l'ouvreur n'a pas de majeure quatrième,
2 s'il a quatre cartes à cœur avec ou sans quatre cartes à pique,
2♠ s'il a quatre cartes à pique sans quatre cartes à cœur

L'enchère de 2SA n'est plus employée. Ainsi le répondant muni d'une main faible pourra passer sur la réponse de l'ouvreur.

Les développements de cette version du Stayman sont assez similaires à ceux du Stayman classique, l'ouvreur pouvant déduire par inférence la présence de 4 cartes à pique chez son partenaire lorsqu'il possède les deux majeures quatrièmes.

Le Stayman cinq paliers[modifier | modifier le code]

Cette version du Stayman est très proche de la version du Stayman classique ou 4 paliers. Elle se contente d'ajouter la distinction entre une main maximum ou minimum de l'ouvreur lorsqu'il détient les deux majeures quatrièmes.

Ainsi les 5 réponses possibles sont :

2 si l'ouvreur n'a pas de majeure quatrième,
2 s'il a quatre cartes à cœur,
2♠ s'il a quatre cartes à pique,
2SA s'il a quatre cartes dans les deux majeures et qu'il est minimum de son ouverture,
3♣ s'il a quatre cartes dans les deux majeures et qu'il est maximum de son ouverture.

Cette convention facilite les développements en vue d'un chelem lorsque l'ouvreur détient deux majeures de quatre cartes.

Le Stayman atypique[modifier | modifier le code]

Le Stayman atypique complète le Stayman 4 paliers et permet d'annoncer une majeure 5e avec une main limite de 7-8 points.

Sur 2 , on répond 2 avec 5 (et peut-être 4 ♠), 2 ♠ avec 5 ♠ et (peut-être 4 ), l'ouvreur ne reparle que fitté et plutôt maximum.

Sur 2 , on peut encore dire 2 ♠ (sans 4 ), mais sur 2 ♠ avec 5 on dira 2 sans-atout : c'est le mauvais cas !
Le gros intérêt de ce Stayman est de préciser les séquences suivantes  :

  • 1 sans-atout, 2 , 2 , 2 sans-atouts forcing manche (ou plus) avec 5
  • 1 sans-atout, 2 , 2 , 3 avec 6 cartes et demande de contrôles vers le chelem

En bref, un Texas est alors soit faible, soit forcing de manche, ce qui permet d'annoncer ou d'éviter des chelems avec une grande précision.

Le Stayman deux voies ou Stayman forcing et Stayman non-forcing[modifier | modifier le code]

  • 2 ♣ garde toujours le même sens mais n'est forcing que pour un tour
  • 2 est Stayman forcing de manche. Les enchères ne s'arrêteront qu'une fois la manche atteinte. 2SA par l'ouvreur dénie la possession d'une majeure 4e.

Autres Stayman[modifier | modifier le code]

Il existe d'autres variantes de Stayman (Puppet Stayman, Stayman non prometteur, Stayman 5 cartes, ...). Mais ce n'est pas la convention qui fait un bon joueur de bridge, c'est la bonne entente avec le partenaire !

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le journal de la Hire, novembre 2010.