Stéphane Valeri

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Stéphane Valeri
Illustration.
Stéphane Valeri en juin 2017.
Fonctions
Président du Conseil national
En fonction depuis le
(3 ans et 6 jours)
Prédécesseur Christophe Steiner

(6 ans, 10 mois et 19 jours)
Prédécesseur Jean-Louis Campora
Successeur Jean-François Robillon
Conseiller de gouvernement pour les affaires sociales et la santé

(7 ans, 4 mois et 20 jours)
Prédécesseur Jean-Jacques Campana
Successeur Didier Gamerdinger
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Monaco
Nationalité Monégasque
Parti politique Union pour la Principauté (2001-2010)
Priorité Monaco (Depuis 2017)

Stéphane Valeri, né le à Monaco, est un homme politique monégasque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Ancien élève du lycée Albert-Premier de Monaco et des classes préparatoires aux hautes études commerciales , au lycée Masséna de Nice et à l’IPESUP de Paris, Stéphane Valeri est diplômé de l’École Européenne des affaires en 1986 (cursus Paris - Oxford – Berlin), devenue depuis l'ESCP Europe (École supérieure de commerce de Paris).

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

En 1986, il fonde l'Association des jeunes Monégasques (AJM) qu’il préside jusqu’en 1993 et dont le prince Albert est alors président d’honneur.

En 1987, il est recruté comme attaché de direction à la Société des bains de mer de Monaco (SBM) au service des ventes, puis il devient, en 1988, attaché de direction au service promotion et publicité de la SBM.

Cette même année, il fonde le groupe de communication Promocom dont il devient le président délégué et crée notamment la Foire internationale de Monaco. En janvier 2010, il renonce à cette fonction en acceptant de devenir conseiller de gouvernement.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 1988, figurant sur la liste de Jean-Charles Rey, il devient à 25 ans le plus jeune élu au Conseil national. Il est réélu en 1993 avec le meilleur score de tous les candidats présentés et devient à 30 ans, président de la commission du logement, jusqu'à une scission entre un groupe qu'il créé (AMR) et les autres conseillers de la liste UnD.

En 1998, il décide ne pas se présenter « afin de se consacrer pleinement au développement de son groupe de communication ».

En 2001, il crée et préside l'Union pour la Principauté (UP) qui devient la première formation politique du pays.

Lors des élections nationales du , la liste UP qu'il conduit remporte 21 des 24 sièges en jeu et il est élu président du Conseil national, devenant à 40 ans le plus jeune président de l'institution à ce jour.

Après les élections de février 2008, remportées avec autant de sièges par une liste renouvelée, il est réélu président du Conseil national, le 14 février.

Sa présidence (2003-2008) est rythmée par deux engagements majeurs comme la construction de logements domaniaux pour les Monégasques, et la loi Habitation-Capitalisation (succédanée de propriété dans le secteur domanial, l'État ne cédant pas la propriété du logement) en 2008[1].

En janvier 2010, Albert II l'appelle à rejoindre le Conseil de gouvernement de Monaco (le gouvernement de la principauté). Il est alors nommé conseiller de gouvernement - ministre des Affaires sociales et de la Santé. Les objectifs fixés par Albert II concernent entre autres :

  • La conception du projet médical dans le cadre du futur hôpital Princesse Grace de Monaco[2],
  • L'émergence d'un pôle santé d'excellence en Principauté[3],
  • La création de la Commission d'insertion des diplômés pour l'avenir professionnel des jeunes Monégasques dans leur pays[4],
  • La modernisation de la Direction des Affaires sociales et de la Santé qui aboutit à la création de deux directions, l'une sanitaire, l'autre sociale[5],
  • La sauvegarde du régime des retraites dans le secteur privé[6],
  • Les lois sur le handicap[7] et sur le télétravail[8],
  • Le renforcement des campagnes de prévention contre les cancers[9],
  • Le renforcement des mesures visant à aider et accompagner les aînés de la Principauté[10].

En mai 2017, il démissionne de son poste gouvernemental[11] et occupe la présidence déléguée du Groupe Monaco Communication.

Le 19 septembre 2017, Stéphane Valeri annonce la création d'un nouveau mouvement politique monégasque intitulé Priorité Monaco dont il prend la présidence dans la perspective de la prochaine élection du Conseil national. Le , son parti obtient 58 % des suffrages lors de ces élections, obtenant 21 des 24 sièges du Parlement[12]. Le 22 février, il est de nouveau élu président du Conseil national.

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christiane Navas, « Logement : priorité aux Monégasques », sur Les Échos,
  2. Nouveau CHPG : un projet fonctionnel pour l’excellence des soins, communiqué de presse du gouvernement princier, 14 avril 2013
  3. Cécile Gagnaire, « Santé. Monaco développe ses atouts », sur La Gazette de Monaco,
  4. « Insertion des diplômés dans les entreprises : le rôle de la Commission d'Insertion des Diplômés », service public du gouvernement princier
  5. A.-C. Hillion, « DASS : sanitaire et social se divisent pour plus d'efficacité », sur Monaco Matin,
  6. Raphaël Brun, « J’ai le virus de la politique », sur Monaco Hebdo,
  7. « Handicap, une avancée significative », sur La Gazette de Monaco,
  8. Monaco Economic Board, « Le télétravail, une opportunité pour Monaco », sur monacochannel.mc,
  9. « Flash' Image - lâcher de ballons roses au CHPG », site du gouvernement princier, 29 octobre 2013
  10. Le Département des Affaires Sociales et l’IFSI lancent des formations d’auxiliaire de vie pour mieux accompagner les aînés, site du gouvernement princier, 29 septembre 2015
  11. « Stéphane Valeri quitte le gouvernement le 31 mai », sur Monaco Matin,
  12. Arnault Cohen, « La liste de Stéphane Valeri remporte les élections nationales », sur Monaco Matin,
  13. Sabrina Bonarrigo, « Stéphane Valeri, chevalier de la Légion d’honneur », sur Monaco Hebdo,
  14. « Ordonnance Souveraine n° 7.795 du 17 novembre 2019 portant promotions ou nominations dans l'Ordre de Saint-Charles. », sur Journal de Monaco (consulté le 28 avril 2020).

Lien externe[modifier | modifier le code]