Spiridon

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Spiridon
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Langue Français
Périodicité Bimensuelle
Genre Presse sport
Prix au numéro Évolutif
Date de fondation 1972
Ville d’édition Salvan

Directeur de publication Noël Tamini
Rédacteur en chef Noël Tamini
Site web www.spiridon.ch

Spiridon est le nom d'une revue internationale de course à pied parue de février 1972 à juin 1989. Elle est créée par deux journalistes : Noël Tamini et Yves Jeannotat. Troisième revue au monde à parler seulement de course à pied, Spiridon a paru six fois par an jusqu'en 1989. On note toutefois qu'elle pris le nom de Foulées de novembre 1985 à décembre 1986. La revue a totalisé 111 numéros et tire son nom du premier champion olympique du marathon : le Grec Spyrídon Loúis[1].

Philosophie du magazine[modifier | modifier le code]

Spiridon s’applique à démocratiser la course à pied, longtemps réservée à une élite, celle de la jeunesse et des stades. Spiridon a peu à peu contribué, d'une manière déterminante, à libérer la course à pied de multiples contraintes, souvent aberrantes, imposées par le règlement notamment vis-à-vis des femmes. Ce que certains ont appelé « le phénomène Spiridon » tirera une grande part de sa substance d’une foule de barrières abattues. Spiridon, ou la course en liberté...

Selon Martine Segalen (Les Enfants d'Achille et de Nike, 1995) « Spiridon a ouvert une boîte de Pandore ». En favorisant la course libre pratiquée hors du stade, Spiridon a peu à peu attiré à la course à pied des milliers puis des millions d’adeptes, cependant qu'aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande (où est né le jogging), et un peu partout ailleurs, des mouvements analogues aboutissaient au même phénomène de société. Mais, sournoisement puis d'une manière éclatante, l’argent s’est immiscé dans cette activité « naturelle ». « Philosophes ou écœurés, dit Martine Segalen, les prosélytes des premiers temps se sont retirés du champ.»

De fait, les promoteurs de la course libre n'avaient pas pressenti l'ampleur de l'essor et encore moins le gigantisme de la course d'aujourd'hui, proie du business. Et donc devenue « diabolique », selon un dicton roumain, qui fait de l'argent « l'œil du diable ».

Spiridon revit toutefois par le film Free to Run, de Pierre Morath, qui est sorti dans les salles en février 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Favre, « «Spiridon», l'autre maillot orange », Le Temps (quotidien suisse),‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Spiridon Italia, l'édition en langue italienne, bimensuel dirigé par Giors Oneto, est publié à partir de 1992.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]