Sonnerie aux morts

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La sonnerie aux morts est une sonnerie réglementaire de l'Armée française utilisée lors de funérailles, de la commémoration d'une bataille ou de toute cérémonie à la mémoire des hommes et des femmes tombés dans un conflit armé[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La sonnerie aux morts trouve son origine durant la guerre de sécession. En 1862, l'armée de l'Union affronte, près de Harrisson's Landing l'armée de la Confédération.Une nuit, le capitaine unioniste Robert Ellicombe, entend les gémissements d'un soldat grièvement blessé. Sans se soucier de son appartenance à l'une ou l'autre armée, il part au péril de sa vie d'aller le chercher pour le faire soigner. En rampant sous les tirs incessants, il parvient à le ramener dans ses lignes et s'aperçoit que c'était un ennemi. S'éclairant alors d'une lanterne, il constate que l'homme est mort et reconnait son propre fils. Alors étudiant dans le Sud, celui-ci s'était engagé dans l'armée Rebelle. Le lendemain matin, le père demanda à ses supérieurs la permission d'organiser les funérailles militaires en l'honneur de son fils, demandant également la participation de la musique de l'unité. L'autorisation fut accordée et le capitaine choisi un bugle et demanda au musicien chargé de la cérémonie de jouer une suite de notes trouvées sur un morceau de papier dans la poche du jeune soldat[2].

C'est cette mélodie, qui est interprétée en France et à l'étranger, avec des versions voisines.

En France elle ne fut entendue qu'après la première Guerre Mondiale lorsque la volonté de rendre un hommage national aux combattants morts pour la France, notamment, le [3], à travers la désignation du Soldat inconnu, la Flamme éternelle sous l'Arc de triomphe de l'Étoile avec ravivage quotidien et la construction, partout en France, de monuments aux morts.

Frappé par l'impact qu'avaient les sonneries Last Post, au Royaume-Uni et au Commonwealth des Nations, et Taps, aux États-Unis, sur les participants aux cérémonies, le général Gouraud prit l'initiative de faire composer par le chef de la musique de la Garde républicaine, le commandant Pierre Dupont[3], une sonnerie appropriée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les chemins de la mémoires n°236 page 6
  2. Une des nombreuses variantes de l'origine de la sonnerie aux morts
  3. a et b « L'histoire de la sonnerie Aux Morts, composée par Pierre Dupont », Le Journal des combattants, Paris,‎ , p. 2 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]