Silvia Casalino

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Silvia Casalino
Silvia Casalino at the European Lesbian* Conference.jpg
Biographie
Naissance
Formation
École polytechnique de Milan
École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Influencée par

Silvia Casalino est une ingénieure spatiale (CNES), une réalisatrice, scénariste et auteur d'origine italienne, née en 1971.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée du Politecnico de Milan en ingénierie spatiale et de l'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (spécialisée dans les systèmes de transmission pour les satellites en orbites basses). Elle travaille depuis 2001 au CNES à Paris[1],[2], en tant que responsable du pilotage automatique en phase balistique, puis ensuite en tant que cheffe de projet pour le lanceur Vega[3].

À côté de sa profession d'ingénieure spatiale, Silvia Casalino est chroniqueuse et réalisatrice de films[4], ainsi que DJ. Connue notamment pour son premier documentaire féministe de 59 minutes queer No Gravity[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14], elle est une fervente défenseure de la cause féministe queer. Le film est produit par la ZDF et sort en 2011. Il s'agit d'une recherche documentaire réalisée entre 2009 et 2011 qui fait sienne la méthodologie de Donna Harraway dans le Manifeste Cyborg.

Le sujet du film est influencé par le rêve d'enfance de l'auteur, qui est de devenir astronaute. Rêve auquel elle doit renoncer car elle est refusée lorsqu'elle postule pour être spationaute, en raison de son genre. Ce fait marquant débute un questionnement personnel sur la place des femmes dans la recherche spatiale[15], qui aboutit au tournage du film. Elle retranscrit dans ce documentaire la vie de femmes qui ont réussi à devenir astronautes-, qu'elle interviewe afin de montrer leur condition. Silvia Casalino déclare :

« il fallait que le film ne soit pas victimiste, mais que chaque situation négative soit retournée de manière constructive. » Cette œuvre peut alors être vue comme une critique de la société[16].

« J’ai toujours voulu explorer des endroits inaccessibles et dangereux. Enfant, je rêvais d’aller dans l’espace. J’ai souvent entendu dire que c’était un métier d’hommes, qu’il ne fallait pas rêver. J’ai refusé ce déterminisme, je suis devenue ingénieur en aéronautique, j’ai construit des fusées, j’ai postulé pour être spationaute, j’ai commencé à m’entraîner et j’ai été refusée. Passée la première colère, j’ai cherché à comprendre pourquoi. Mon interrogation sur la place des femmes dans la conquête spatiale, a ouvert une réflexion plus globale sur les limites de la notion de « genre » et ses représentations. »

Elle écrit également des articles, par exemple pour les revues Ravages, Vacarme[17] ou encore GLU magazine[16].

Elle est co-présidente de la Conférence européenne des lesbiennes (EL*C) qui s'est tenue à Vienne du 5 au 8 octobre 2017, puis à Kiev du 12 au 14 avril 2019[18],[19],[20].

Elle fait partie de l'équipe de football Les dégommeuses[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Silvia Casalino | Films de Femmes », sur www.filmsdefemmes.com (consulté le 7 février 2017)
  2. (en-US) inconnue, « Casalino - ICI Berlin », ICI Berlin,‎ inconnue (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2017)
  3. « Rencontres Bandits-Mages 2015 » Silvia Casalino », sur bandits-mages.com (consulté le 4 novembre 2017)
  4. « Les métiers ont-ils un sexe ? », sur Les métiers ont-ils un sexe ? (consulté le 12 novembre 2017)
  5. (de) « No Gravity – Ein Film von Silvia Casalino - KHM », sur www.khm.de (consulté le 6 novembre 2017)
  6. « A propos du documentaire "No Gravity" - Les métiers ont-ils un sexe ? », sur Les métiers ont-ils un sexe ? (consulté le 4 novembre 2017)
  7. Umaps Communication, « Interview de Silvia Casalino, ingénieure spatiale et documentariste | Knowtex », sur Knowtex (consulté le 4 novembre 2017)
  8. (en-US) Thilina Heenatigala, « No Gravity by Silvia Casalino », sur astronomerswithoutborders.org (consulté le 6 novembre 2017)
  9. (it) « Donna della settimana: intervista a Silvia Casalino », alfemminile.com (consulté le 6 novembre 2017)
  10. « Silvia Casalino | La Pellicule Ensorcelée », sur www.lapelliculeensorcelee.org (consulté le 6 novembre 2017)
  11. (it) Margherita Palazzo, « SOME PREFER CAKE 2011 – "No gravity", di Silvia Casalino », Sentieriselvaggi,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  12. (en) « Ada & After: Women Do Science [Fiction]: No Gravity + House Of Science », sur www.ica.art (consulté le 6 novembre 2017)
  13. (it) « Hidden Figures, con la testa sulla luna », donneinmovimento,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  14. « Conversazione con Silvia Casalino, regista di NO GRAVITY | the breeder », sur Scoop.it (consulté le 6 novembre 2017)
  15. « Quel rôle jouent les femmes dans l’aventure spatiale ? », sur www.cnes-observatoire.net (consulté le 6 novembre 2017)
  16. a et b « Silvia Casalino - Féministes en tous genres », sur feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com (consulté le 7 février 2017)
  17. « Squotiti, secoue-toi - Vacarme », sur www.vacarme.org (consulté le 6 novembre 2017)
  18. « "Lesbienne ce n’est pas un gros mot." TÊTU·E était à la première Conférence européenne lesbienne* », TÊTU,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2017)
  19. « European Lesbian Conference : vers un réseau lesbien européen », Yagg,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2017)
  20. « « On veut mettre la pression à l’échelle internationale » : Silvia Casalino, co-présidente de la conférence européenne lesbienne », TÊTU,‎ (lire en ligne, consulté le 12 avril 2019)
  21. Irène Omélianenko, « Les Dégommeuses, footballeuses militantes », France Culture,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]