Siège de Toulouse (1219)

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Siège de Toulouse
Informations générales
Date 17 juin au 1er août 1219
Lieu Toulouse
Issue Victoire de Toulouse
Abandon du siège
Belligérants
Arms of the Kings of France (France Ancien).svg Royaume de France
Cross-Pattee-alternate red.svg Croisés
Blason Languedoc.svg Comté de Toulouse
Commandants
Arms of the Kings of France (France Ancien).svg Louis de France
Armoiries seigneurs Montfort.svg Amaury VI de Montfort
Blason Languedoc.svg Raymond VII de Toulouse
Forces en présence
Armée royale :
600 chevaliers
10 000 archers

Croisade des Albigeois

Batailles

Croisade des barons (1209)

Béziers · Carcassonne

Guerre du Languedoc (1209-1213)

Minerve · Termes · Lavaur · Montgey · 1er Toulouse · Castelnaudary · Muret

Révolte du Languedoc (1216-1223)

Beaucaire · 2e Toulouse

Intervention royale (1226-1229)
Marmande · 3e Toulouse · Avignon · Montségur
Coordonnées 43° 36′ nord, 1° 27′ est

Géolocalisation sur la carte : Midi-Pyrénées

(Voir situation sur carte : Midi-Pyrénées)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Toulouse (1219).

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Toulouse (1219).

Le siège de Toulouse de 1219 est une tentative du futur Louis VIII de France et d'Amaury VI de Montfort de prendre la ville au comtes Raymond VI et Raymond VII de Toulouse. L'action se solda par un échec du siège.

Les circonstances[modifier | modifier le code]

Le 10 juin 1219, le prince Louis de France a pris Marmande et laissé ses soldats piller la ville et massacrer les habitants. Puis son armée, accompagnée de celle d'Amaury VI de Montfort ont fait route vers Toulouse, qu'ils atteignent le 17 juin.

Le comte Raymond VII de Toulouse[1] avait préféré concentrer ses forces à Toulouse plutôt qu'envoyer des secours à Marmande. Combattre Louis de France lui posait un problème d'ordre juridique, car le prince représentait le roi de France, suzerain du comte de Toulouse. La question, abordée par son conseil, avait été résolue par l'affirmation qu'Amaury de Montfort n'avait été investi que par le pape et non par le roi, et que le comté, de ce fait vacant, revenait à son seigneur légitime, Raymond VII.

Le siège[modifier | modifier le code]

Raymond avait profité de la durée du siège de Marmande pour renforcer les fortifications les défenses de la cité mondine[2]. De nombreux faydits l'avaient rejoint : Guilhem de Minerve[3], Jourdain de Cabaret[4], ... Toute la population, refusant de subir le sort de Marmande et voyant ce que la parole du prince Louis y avait valu, était solidaire de ses comtes.

Le prince Louis était en meilleure position que Simon de Montfort un an plus tôt, ayant un effectif plus important et un plus grand nombre de machines de siège. Mais les Toulousains réparèrent les dégâts aux murailles avec un zèle identique au précédent siège et repoussèrent avec la même ardeur les différents assauts.

Après quarante cinq jours de siège, le prince Louis se décourage et lève le siège, malgré les supplications d’Amaury de Montfort et du légat.

Conséquence[modifier | modifier le code]

Sous prétexte d'avoir effectué sa quarantaine et probablement sous la pression de ses barons, le prince Louis quitte l'Occitanie le 1er août, laissant Amaury de Montfort dans une position désespérée. Par la suite, il ne cesse de perdre des villes, son frère Guy est tué en 1220 devant Castelnaudary et il doit finalement abandonner Carcassonne, son dernier bastion, en janvier 1224 et céder tous ses droits sur le Languedoc à Louis de France, devenu entre temps le roi Louis VIII le Lion.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Bordonove, La Tragédie Cathare, Paris, Pygmalion – Gérard Watelet, coll. « Les Grandes Heures de l’Histoire de France », , 462 p. (ISBN 2-85704-359-7), p. 338-341

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raymond VI de Toulouse était encore vivant mais excommunié, et préférait rester en retrait pour ne pas compromettre les chances de son fils auprès de Rome.
  2. (Ciutat mondina en occitan), ainsi nommée en référence à la dynastie des comtes prénommés Raymond.
  3. ancien seigneur de Minerve, qu'il avait perdu lors du siège de la ville.
  4. frère de Pierre Roger de Cabaret.

Articles connexes[modifier | modifier le code]