Bataille de Montgey

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Bataille de Montgey
Description de cette image, également commentée ci-après

Monument commémoratif de la bataille

Informations générales
Date avril 1211
Lieu Montgey
Issue Victoire de Foix
Belligérants
Cross-Pattee-alternate red.svg Croisés Blason du comté de Foix.svg Comté de Foix
Commandants
Un évêque Blason du comté de Foix.svg Raymond-Roger de Foix
Forces en présence
1 000 hommes[1]
Pertes
1 000 morts ou prisonniers

Croisade des Albigeois

Batailles

Croisade des barons (1209)

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Intervention royale (1226-1229)
Marmande · 3e Toulouse · Avignon · Montségur
Coordonnées 43° 31′ nord, 1° 57′ est

Géolocalisation sur la carte : Midi-Pyrénées

(Voir situation sur carte : Midi-Pyrénées)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Montgey.

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Montgey.

La bataille de Montgey, en avril 1211, voit la victoire du comte Raymond-Roger de Foix sur une armée de croisés comprenant une majorité d'Allemands et de Frisons.

Introduction[modifier | modifier le code]

Commencée depuis 1208, la croisade contre les Albigeois commence à prendre un caractère international en 1211. Les croisés originaires du royaume de France sont rejoints par des chevaliers qui affluent de divers pays d'Europe. Beaucoup de ces soldats se trouvent aux ordres d'un évêque et ne doivent le service militaire que pour une durée limitée.

En avril 1211, Simon de Montfort, le futur vainqueur de la bataille de Muret, assiège Lavaur, dans le comté de Toulouse. Du fait de la résistance opiniâtre des méridionaux, Simon éprouve beaucoup de difficultés à faire capituler Lavaur. Une puissante armée croisée se trouvant à Carcassonne, Simon décide de l'appeler à l'aide. Se composant en majorité d'Allemands et de quelques Frisons, cette armée de croisés sort de Carcassonne et marche en direction de Lavaur. Mis au courant de l'itinéraire de marche de ces croisés, Roger-Raymond de Foix décide de les prendre en embuscade. Cependant, pour détruire cette armée, il faut au comte de Foix un nombre comparable de combattants. Sa troupe personnelle de chevaliers méridionaux n'étant pas suffisante, le comte de Foix recrute un fort contingent de paysans et l’amalgame à son armée. On peut être surpris de ce recrutement, le peu d'entraînement et d'expérience des paysans méridionaux en matière militaire en faisant des soldats peu efficaces. Malgré tout, la motivation de ces paysans est forte devant une croisade s'attaquant à leur culture, et c'est l'occasion de se venger des violences perpétrées par les croisés. Surtout, l'attaque devant être menée par embuscade, en évitant donc une bataille rangée qui aurait été suicidaire, une victoire est possible.

Déroulement[modifier | modifier le code]

L'embuscade est montée dans le bois qui borde Montgey. Roger-Raymond de Foix ayant parfaitement camouflé ses troupes dans le bois, la surprise est totale pour les croisés allemands et frisons. Au signal du comte de Foix, les paysans et chevaliers sortent du bois, attaquent vigoureusement les Allemands et les Frisons et les massacrent. Au soir de la bataille, tous les croisés allemands et frisons sont tués, blessés ou faits prisonniers. La défaite des croisés allemands et frisons est totale. Aussi cruel que les croisés, Roger-Raymond de Foix ordonne à ses soldats de couper les oreilles et le nez de chaque prisonnier. Simon de Montfort dut poursuivre le siège de Lavaur sans ces renforts.

Commentaire[modifier | modifier le code]

À Auvezines (hameau de la commune de Montgey), une stèle fut déposée en mémoire de cette bataille. C'est l'un des rares monuments relatifs à la croisade contre les cathares (1209-1229). Le 800e anniversaire de la bataille y fut célébré le 9 avril 2011 en présence des autorités civiles et militaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cinq à six mille d'après les chroniques, mais ce nombre paraît fortement exagéré. Georges Bordonove, La Tragédie Cathare, Paris, Pygmalion – Gérard Watelet, coll. « Les Grandes Heures de l’Histoire de France », , 462 p. (ISBN 2-85704-359-7), p. 209-10