Shaka (artiste)

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Shaka
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Shaka, pseudonyme de Marchal Mithouard, né en 1975 à Clamart, est un peintre et sculpteur français[1] issu du mouvement du street art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marchal Mithouard naît à Clamart en 1975[2]. À 9 ans, il décide de récupérer les tubes de peinture à l'huile de son grand-père, qui avait cessé de peindre[3]. Il se met à la peinture de rue dans les années 1990, dans le ville d'Évry où il grandit. Parallèlement, il étudie les arts plastiques à la Sorbonne, à Paris, dont il ressort diplômé en 2000[4],[5]. Il participe en 2009 à la première vente aux enchères dédiée aux arts urbains par les maisons de vente Millon et Cornette de Saint-Cyr[6]. La vente de sa toile est remarquée et lui vaut un article dans La Gazette de l'Hôtel Drouot[7]. L'artiste entre dans la Collection Gallizia qui sera présentée au Grand Palais à Paris en 2009[8],[9]. Il participe en 2013 à l'événement parisien « Tour Paris 13 » qui réunit 108 artistes internationaux dans un lieu éphémère[10]. En 2016, il reçoit le prix des arts plastiques de la Fondation Charles Oulmont[11]. Il est sélectionné pour présenter en 2017 une œuvre[12] au musée d'art contemporain Völklinger Hütte de Völklingen (Allemagne) lors de l'événement UrbanArt Biennale[13] qui réunit tous les deux ans des artistes internationaux. En 2018, il est convié à la première journée doctorale européenne à la Sorbonne lors de laquelle il exposera ses œuvres et donnera une conférence[14].

Style[modifier | modifier le code]

Shaka déploie un style coloré et peint en aplat des portraits et en relief des scènes[De quoi ?][15].

Il mélange graffiti, sculpture et peinture traditionnelle pour créer une série d'œuvres d'art originales[16] où ses compositions en volume semblent sortir de leur cadre[17].

« Créateur d'un art hybride entre sculpture et peinture, les visages des personnages de Shaka dégagent de l'adrénaline et du nerf : tension, explosions de colère, irrationalité de la fureur, fanatisme, hystérie, idolâtrie…[18] ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Stress, 2008, bas-relief en polyuréthane, bandes plâtrées et peinture à l'huile sur châssis entoilé, 250 × 180 cm, localisation inconnue[7].
  • David Boulanger, 2012, acrylique sur toile, localisation inconnue.
  • Street Allegory, 2012, localisation inconnue[19].
  • Classical Riot, 2013, huile sur toile, localisation inconnue.
  • L'Anarchiste de droite, 2013, huile sur toile, localisation inconnue.
  • Ondes de Choc (série), 2014-2018, localisation inconnue.
  • Corps Noirs/ Infrarouge, 2018, localisation inconnue[20].

Expositions[modifier | modifier le code]

Personnelles[modifier | modifier le code]

Collectives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le street art entre dans les galeries », sur LExpansion.com, (consulté le ).
  2. « Shaka, au cœur du mouvement », sur streep.fr, (consulté le ).
  3. Florian Loisy, « Shaka, des murs de Courcouronnes aux plus grandes galeries », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  4. Graffiti Art Magazine, Le guide 2013 de l'art contemporain, (ISBN 979-10-91671-00-2), p. 212-213.
  5. widewalls.ch
  6. « Le street art triomphe sous le marteau », sur FIGARO, (consulté le ).
  7. a et b « La Gazette de l'Hôtel Drouot », hebdomadaire,‎ (ISSN 1169-2294).
  8. a et b « T.A.G. au Grand Palais (27 mars - 3 mai 2009) », sur www.grandpalais.fr (consulté le ).
  9. « Le tag s'illustre au Grand Palais », sur LExpress.fr, (consulté le ).
  10. Galerie Itinerrance, « La Tour Paris 13 », sur Galerie Itinerrance (consulté le ).
  11. « Marchal Mithouard - arts », sur Fondation Charles Oulmont (consulté le ).
  12. « Weltkulturerbe Völklinger Hütte: Shaka », sur www.voelklinger-huette.org (consulté le ).
  13. (de) « UrbanArt Biennale », dans Wikipedia, (lire en ligne).
  14. « Entré dans les Mœurs | Galerie michel journiac », sur Galerie Journiac (consulté le ).
  15. « Shaka ( Marchal Mithouard, dit ) », sur ledelarge.fr (consulté le ).
  16. (en) Daniel Miller, « Graffiti meets sculpture in colorful figures that explode through the canvas » (version du 29 septembre 2015 sur l'Internet Archive), sur dailymail.co.uk, .
  17. Sophie Bernard, « Découvrez d'étonnantes peintures 3D en images », sur gentside.com, (consulté le ).
  18. (es) Helena Celdran, « Personajes furiosos que abandonan el lienzo », sur 20minutos.es, (consulté le ).
  19. « News Shaka @ Nine 5 Gallery - New York », sur Maquis-Art.com (consulté le ).
  20. « Rencontre avec SHAKA, un artiste du street art », sur Luzycalor, (consulté le ).
  21. Damien Dole, « Shaka, street-portraitiste », sur liberation.fr, (consulté le ).
  22. (en) « SHAKA on ArtRabbit », sur ArtRabbit (consulté le )
  23. « Les toiles en relief de Shaka pour la première fois à New York – France-Amérique », sur france-amerique.com (consulté le )
  24. « Exposition à New York », sur Blog New York et carnets de voyage de Viviane, (consulté le )
  25. « Expertise & estimation street art - ventes aux enchères et ventes privées street art - inventaire assurance collection street art - Art Urbain - estimation art contemporain - cote, prix, cotation Artcurial - Aguttes - Millon | Authenticité », sur www.authenticite.fr (consulté le )
  26. « Entré dans les Mœurs | Galerie michel journiac », sur Galerie Journiac (consulté le )
  27. « Weltkulturerbe Völklinger Hütte: Shaka », sur www.voelklinger-huette.org (consulté le )
  28. « SHAKA », sur L'exposition Le Grand 8 (consulté le )
  29. « Shaka : Artiste avec un grand "A" », sur Artist UP (consulté le )
  30. Mythiq 27, Beauvais, Gotham.lab-Ysam, 195 p. (ISBN 978-2-9534253-4-5)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Le Fur, Révolte Face, Grenoble, Shaka - Révolte face, , 70 p. (ISBN 978-2-917829-53-0)
  • Brigitte Silhol, Nath Oxygène et Juliette Rouly, Vitry vit le Street Art, Grenoble, Dritères Editions, , 105 p. (ISBN 978-2-917829-52-3).
  • 4. UrbanArt® Biennale 2017, Katalogbuch, durchgehend 4-farbig, 240 S. enthält alle ausgestellten Künstler und Werke [lire en ligne (page consultée le 2019-05-15)].
  • (es) Cristián F. Núñez Sacaluga, Estética : Entre lo bello, lo feo y lo útil, Editorial Alvi Books, , 278 p. (lire en ligne), p. 210.

Liens externes[modifier | modifier le code]