Sevgi Soysal

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Sevgi Soysal
Nom de naissance Sevgi Yenen
Naissance
Istanbul, Turquie
Décès
Istanbul, Turquie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Turc

Sevgi Soysal, née Sevgi Yenen le et morte le à Istanbul, est une écrivaine turque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née sous le nom de Sevgi Yenen à Istanbul le . Son père est un architecte originaire de Salonique et sa mère est une Allemande. Elle est la troisième d'une fratrie de six enfants. Elle passe son enfance à Ankara. En 1956, elle se marie avec un poète turc, Özdemir Nutku. Ils s’installent à Göttingen où elle suit des cours d’archéologie et de théâtre à l’université. En 1958, le couple revient en Turquie, à Ankara. Elle travaille au centre culturel allemand et à la radio tout en se consacrant à l'écriture. Elle joue au théâtre et publie en 1962 son premier recueil de nouvelles, Tutuklu perçem [La mèche amoureuse][1].

En 1965, elle se remarie avec Başar Sabuncu[2]. Elle devient également responsable de programmation à la radio-télévision turque (TRT)[1]. Son roman, Yürümek [Marcher], publié en 1970, est consacré au mariage et aux relations entre les femmes et les hommes, un thème abordé par une nouvelle génération de femmes de lettres turques[3]. Ce roman est attaqué pour indécence[4]. Elle est contrainte d'abandonner temporairement ses fonctions à la TRT[1].

À la suite du coup d'État de 1971, elle est emprisonnée huit mois, accusée de soutenir l'opposition, et elle perd à nouveau son travail à l'Office de la radio-télévision turque[5],[6],[7]. Elle épouse en prison, en troisièmes noces, un professeur de droit constitutionnel Mümtaz Soysal, également emprisonné. Elle raconte son expérience d'emprisonnement dans Kadmlar Koģuşu [Cellule de femmes], paru en 1976. Elle se rend à Londres en 1976 pour tenter de soigner un cancer du poumon, et écrit Hoşgeldin Ölüm [Bienvenue, la mort], publiée à titre posthume[4].

Sevgi Soysal meurt le , alors âgée de quarante ans[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Tante Rosa (1968)
  • Yürümek (1970)
  • Yenişehir'de Bir Öğle Vakti (1973), prix du roman Orhan Kemal en 1974.
  • Şafak (1975)
  • Hoşgeldin Ölüm, roman inachevé.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Tutuklu perçem (1962), recueil de nouvelles.
  • Yıldırım Bölge Kadınlar Koğuşu (1976)
  • Barış Adlı Çocuk (1976)

Œuvres publiées en français[modifier | modifier le code]

  • Tante Rosa, Intervalles, 2016, traduit du turc par Claire Simondin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Parution : Tante Rosa de Sevgi Soysal », Kedistan,‎ (lire en ligne)
  2. (tr) « Sabuncu'ya veda », Milliyet Sanat,‎ (lire en ligne)
  3. « Lettres étrangères. Les Turcs arrivent », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Bahriye Çeri, « Soysal, Sevgi », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Le Dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, (lire en ligne), p. 4071
  5. (tr) Emel Armutçu, « Kısa hayatını telaşla ama dolu dolu yaşadı », sur Hürriyet, (consulté le ).
  6. a et b (en) Sevgi Soysal, sur Words Without Borders, consulté le 29 avril 2017.
  7. « Tandis que la répression se poursuit, plus de onze mille dossiers de " progressistes " sont à l'instruction », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]