Service de Renseignement de l’Armée de l’Air (Syrie)

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Le Service de Renseignement de l’Armée de l’Air (Idarat al-Mukhabarat al-Jawiyya en arabe retranscrit ou Air Force Intelligence Directorate en anglais) est un service de renseignements de la Syrie.

Historique[modifier | modifier le code]

Probablement le plus puissant service de renseignement de Syrie[1]. Malgré son nom, il est principalement impliqué dans des questions autres que le renseignement de l'armée de l'air, et a activement participé à la répression de la rébellion des Frères musulmans dans les années 1980[2].

Fin avril 2011, des membres du renseignement de l'armée de l'air ont tiré du gaz lacrymogène et des balles réelles pour disperser des manifestants qui sont descendus dans les rues de Damas et d'autres villes après la prière du midi, tuant au moins 43 personnes, selon les Etats-Unis. Le mois suivant, l'UE a déclaré que le général Hassan était "impliqué dans la répression contre la population civile" durant les récents troubles anti-gouvernementaux, et lui a imposé une interdiction de voyager et un gel des avoirs. Il fait partie du cercle restreint de Bashar el-Assad[3].

Le Service a également pris part aux efforts pour réprimer les manifestations de 2011 contre le gouvernement de Bashar al-Assad. Il est connu pour avoir été actif dans la ville de Talkalakh près de la frontière libanaise et pour son rôle dans les actes de tortures effroyables et le décès d'Hamza Ali Al-Khateeb, enfant syrien de 13 ans participant à une manifestation contre le gouvernement de Bashar el-Assad.

Pendant presque trente ans son chef était Muhammad al-Khouli, qui avait la confiance d'Hafez el-Assad et qui avait un bureau à côté du sien dans le palais présidentiel[4].

En 1995 son chef était Ibrahim Huwayji[5]. Le service a été actif dans la répression de la rébellion des Frères musulmans[4] et dans le terrorisme à l'étranger[4].

Le Service de Renseignement de l’Armée de l’Air est le service le plus puissant[6] et redouté[7] de la Syrie. Il est notamment important parce qu'Hafez al-Assad était lui-même officier aérien[6].

En 2006, le service n'était toujours pas soumis à un contrôle administratif[8].

Souvent, des agents de ce service étaient basés dans des ambassades syriennes ou dans des succursales de la compagnie aérienne nationale[9].

En 2009 Jamil Hassan prend la direction de ce service de renseignement[10].

Le 25 mai 2011, le corps d'Hamza Ali Al-Khateeb, 13 ans, est rendu à sa famille, présentant de nombreuses marques de tortures : le cou brisé, la mâchoire cassée, les rotules broyées, des brûlures de cigarettes, des blessures par balles dans les bras et les parties génitales mutilées. Il avait disparu alors qu'il prenait part à une manifestation contre le gouvernement de Bachar el-Assad, le 29 avril2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres services de renseignement syriens

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Syria, Intelligence and Security - », sur www.faqs.org (consulté le 12 février 2018)
  2. « "Syria's Intelligence Services: A Primer" (July 2000) », (consulté le 12 février 2018)
  3. (en) « Bashar al-Assad's inner circle », BBC News,‎ (lire en ligne)
  4. a, b et c (de) http://www.meib.org/articles/0007_s3.htm
  5. (en) http://www.meforum.org/article/264
  6. a et b (en) http://www.espionageinfo.com/Sp-Te/Syria-Intelligence-and-Security.html
  7. (en)http://www.ecoi.net/file_upload/1002_1219409772_syria-update-situation.pdf
  8. (de) http://www.osar.ch/2006/10/02/syr-update
  9. (en) http://www.cvni.net/radio/nsnl/nsnl061/nsnl61sy.html
  10. Madjid Zerrouky, « Le chef du renseignement syrien regrette un manque de fermeté au début du soulèvement », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)