Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde de Laval

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Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde de Laval
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 9 décembre 1930
par Pie XI
Institut congrégation religieuse
Type apostolique
But réinsertion, écoles, centre de santé
Structure et histoire
Fondation 1er novembre 1818
Laval
Fondateur Thérèse Rondeau
Patron Notre Dame de la Miséricorde
Site web site officiel
Liste des ordres religieux

Les sœurs de Notre Dame de la Miséricorde de Laval sont une congrégation religieuse féminine de droit pontifical.

Historique[modifier | modifier le code]

Après une mission paroissiale prêchée à Laval en 1816, le père Chanon, jésuite, voit de nombreuses prostituées qui décident de changer de vie, mais il n'existe pas de lieu pour les accueillir dans la ville. Il fait appel à Thérèse Rondeau - jeune repasseuse lavalloise de 23 ans, sans grande instruction et qui venait d'un milieu très modeste[1] : des Jésuites de Laval, qui avaient découvert des jeunes filles en difficulté, ont obligé Thérèse Rondeau à abandonner son projet de rejoindre une communauté religieuse à Paris pour s'occuper de ces femmes ; elle part se former auprès des sœurs de la Miséricorde de Bordeaux où elle prononce des vœux religieux et reçoit le nom de sœur Thérèse-François de Borgia[2].

Thérèse Rondeau fonde la congrégation le 1er novembre 1818 et commence rue du Hameau à Laval. En 1821, elle achète, avec un emprunt l'hôtel Buisson, rue du Paradis, qui devient le couvent de la Miséricorde de Laval. Quand elle décéda en 1866, la maison comptait 400 jeunes femmes.

En 1854, les premières fondations ont lieu à Quimper (1855), puis en Pologne - en effet en 1861, Ève Potocka (1814-1881) ainsi que deux autres femmes se rendent chez les sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde de Laval pour se familiariser avec les méthodes de travail des religieuses afin de mettre en place une œuvre similaire en Pologne ; après avoir maîtrisé l'esprit, les coutumes et les règles de la Miséricorde de Laval, les trois polonaises adoptent l'habit religieux et un nouveau nom puis retournent en Pologne - et plus tard à Lisieux (1873) et Vitry-sur-Seine ( 1923)[3].

En 1922, les sœurs polonaises se séparent de Laval pour former les sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde[4]. C'est dans le couvent de Varsovie que la future Faustine Kowalska est admise dans la congrégation des sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à l'âge de 20 ans, le 1er août 1925, sous le nom de sœur Marie Faustine, et où elle prononça ses vœux le 30 avril 1926, et prend le nom de sœur Marie Faustine du Saint-Sacrement.

La congrégation obtient du pape Léon XIII le décret de louange le 7 septembre 1878 et l'approbation de ses constitutions religieuses le 9 décembre 1930 par Pie XI.

Activités et diffusion[modifier | modifier le code]

Les sœurs se dédient à la rééducation des jeunes délinquants; dans les écoles techniques, centres de santé et dans les foyers de jeunes travailleurs.

Les religieuses sont uniquement en France. La maison-mère est à Laval.

À la fin 2008, la congrégation comptait 27 religieuses dans 3 maisons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Soeur Emmanuelle de La Miséricorde, Ouest-France, 17 juillet 2016
  2. Stéphane Couanier de Launay, Histoire de Laval : 818-1855, Laval, Godbert, , 602 p. (lire en ligne), p. 569
  3. « L'institut des religieuses de la Miséricorde de Laval », La Croix, no 16555,‎ (lire en ligne)
  4. (pl) « Matki Bożej Miłosierdzia », sur http://zakony-na-swiecie.blogspot.fr (consulté le 5 juillet 201)