Sénégalaise des eaux

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Sénégalaise des eaux (SDE)
logo de Sénégalaise des eaux

Création 1996
Siège social Dakar
Drapeau du Sénégal Sénégal
Actionnaires FinagestionVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Distribution d'eau
Société mère Eranove
Site web http://www.Sde.sn/

La Sénégalaise des eaux (SDE) est une entreprise sénégalaise qui assure l'exploitation et la gestion du service public de l'eau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le , la Sénégalaise des Eaux (SDE), filiale du groupe Eranove, leader africain de la gestion déléguée des services publics dans l'eau et l'électricité, assure la production et la distribution d'eau dans les principales villes sénégalaises, soit près de sept millions d'habitants desservis[1].

Dans le cadre d’un appel d’offres international, le 23 octobre 2018, le Ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement annonce que le contrat d'affermage du service public de l'eau pour la période 2019-2033 est provisoirement attribué au groupe Suez[2]. Le contrat d'affermage avec la SDE devait prendre fin le 31 décembre 2018. Cette adjudication provisoire est contestée par la SDE qui a déposé un recours contentieux auprès de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP)[3]. L’appel d’offres prévoyait que le moins disant sur le prix de l’eau devait l’emporter. Dans l’attente de sa décision, l’ARMP a suspendu l’adjudication provisoire et l’État a signé un avenant de 6 mois avec la SDE[4],[5].

Activités[modifier | modifier le code]

La SDE est liée à l'État du Sénégal par un contrat d'affermage. Après une première période de 10 ans (23 avril 1996-22 avril 2006), le contrat d'affermage a été prolongé à quatre reprises jusqu’en 2018[6], avant l’appel d’offres international en cours.

L'État assure la tutelle du secteur par l'intermédiaire du Ministère de l'Hydraulique et de l’Assainissement, et du Ministère de l'Economie, des Finances et du Plan.

La SONES (Société Nationale des Eaux du Sénégal) est chargée de la gestion du patrimoine et du contrôle de la qualité de l'exploitation et du service.

Entre 1996 et 2017, le  taux d’accès au service est passé de 80 % à 98 %, et le nombre de clients a plus que doublé sur la même période (743 859 contre 241 167). Le rendement de réseau est en progression de plus de 10 points (80,46 %), et la SDE compte plus de 1 200 collaborateurs sénégalais[7]. La société est devenue une référence en Afrique, permettant au Sénégal d’être l’un des seuls pays du continent à avoir atteint l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) sur l’eau. La ville de Dakar a ainsi été distinguée par la Banque mondiale[8] et la SDE a remporté le prix « Water utility of the year » en 2018[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SDE, « La Sénégalaise des Eaux de nouveau distinguée par un prix international, le « Water Utility of the Year » », sur Agence Ecofin (consulté le 30 janvier 2019)
  2. Manon Laplace, « Sénégal : la SDE perd l’exploitation de l’eau potable face à Suez », sur jeuneafrique.com, (consulté le 28 octobre 2018)
  3. « Sénégal: la bataille pour la distribution de l'eau n'est pas terminée - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 30 janvier 2019)
  4. La-Croix.com, « Suez, une entrée contestée au Sénégal », sur La Croix, (consulté le 30 janvier 2019)
  5. Actusen, « Contrat d’affermage de l’eau : La Sde prolongée | Actusen », sur actusen.sn (consulté le 30 janvier 2019)
  6. « Historique de la SDE », sur sde.sn (consulté le 30 janvier 2019)
  7. Rédaction, « Journée mondiale de l’eau : la Sénégalaise des Eaux (SDE) a doublé sa production et le nombre de consommateurs », sur Financial Afrik, (consulté le 30 janvier 2019)
  8. « L’eau pour tous n’est pas une utopie mais un combat à mener », sur La Tribune (consulté le 30 janvier 2019)
  9. SDE, « La Sénégalaise des Eaux de nouveau distinguée par un prix international, le « Water Utility of the Year » », sur Agence Ecofin (consulté le 30 janvier 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madiodio Niasse (et al.), La gouvernance de l'eau en Afrique de l'Ouest : aspects juridiques et institutionnels : compte rendu de l'atelier de l'UICN « Gouvernance de l'eau : aspects juridiques et institutionnels de la gestion des ressources naturelles en Afrique de l'Ouest », Ouagadougou, Burkina Faso, 25-27 septembre 2002, Gland ; Cambridge : UICN, 2004, 247 p. (ISBN 2-8317-0790-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]