Ruth Westheimer

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Ruth Westheimer
Ruth Westheimer (10877).jpg
Ruth Westheimer en 2018
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (92 ans)
Wiesenfeld (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Karola Ruth SiegelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Allemande (-), Allemande (-), Américaine (depuis ), Allemande (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Formation
Activités
Enfant
Joel Westheimer (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Membre de
Site web
Distinctions
Liste détaillée
Women in Technology International (en)
Fellow of the New York Academy of Medicine
Magnus Hirschfeld Medal (en) ()
Médaille Leo Baeck (en) ()
Women in Technology Hall of Fame (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Ruth Westheimer, née le à Wiesenfeld (Allemagne), est une sexologue, auteure et productrice de télévision germano-américaine. Elle est également connue sous le nom de Dr. Ruth.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ruth Westheimer est née Karola Ruth Siegel le à Wiesenfeld (aujourd'hui intégrée à Karlstadt-sur-le-Main), en Allemagne, fille unique de juifs orthodoxes, Irma (née Hanauer), femme de ménage, et Julius Siegel, grossiste[1]. En , elle est envoyée dans un orphelinat d'une organisation caritative juive par intermédiaire de l'activiste Leonore Goldschmidt (en)[2], après que son père a été arrêté par la Gestapo en [3]. Elle cesse de recevoir les lettres de ses parents en . Ne pouvant aller au lycée, réservé alors aux garçons, elle suit des cours dans une école ménagère à Herisau[4]. En 1945, elle apprend que ses parents ont été tués pendant l'Holocauste, peut-être au camp de concentration d'Auschwitz.

Elle décide d'émigrer vers la Palestine sous contrôle britannique et elle rejoint la principale armée secrète du futur État d’Israël, la Haganah, à Jérusalem[5]. Elle y reçoit une formation d'éclaireuse et de tireuse d'élite. En 1948, elle est blessée par un tir de mortier jordanien.

En 1950, elle s'installe en France, où elle étudie et enseigne la psychologie à l'Université de Paris. En 1956, elle émigre aux États-Unis[6]. Elle obtient une maîtrise en sociologie de la New School en 1959, avec un mémoire sur les enfants de Heiden et un doctorat en éducation du Teachers College, faculté de l'université Columbia, en 1970.

Elle épouse Manfred Westheimer (1927-1997) en 1957. Après avoir obtenu son diplôme, elle travaille au New York Hospital - Cornell University Medical Center, à New York.

La carrière médiatique du docteur Ruth Westheimer commence en 1980 dans l'émission de radio Sexually Speaking, d'une durée de 15 minutes, où elle donne des conseils sur la sexualité. Puis elle est invitée à participer à des talk-shows en Europe et dans d'autres parties du monde. Elle conçoit plus de 450 programmes télévisés.

Un documentaire sur sa vie, Ask Dr. Ruth, sort en 2019[7]. Ayant déjà évité de discuter de ses premières années et de la façon dont l'Holocauste a affecté sa famille et elle-même, Ruth Westheimer indique que les événements actuels l'obligent à « se lever et à être citée ».[pas clair] Elle déclare que le fait de voir des enfants réfugiés séparés de leurs parents la bouleverse, parce que sa propre histoire se reflète dans ce qu'ils vivent.

Elle devient citoyenne américaine en 1965. Puis elle redevient citoyenne allemande en 2007 grâce au Projet de citoyenneté allemande (en) permettant aux personnes privées de leur citoyenneté pendant la Seconde Guerre mondiale de la retrouver.

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Sex for dummies, 1re édition, 1995
  • Avec le Dr. Paule Timi, Le Sexe pour les nuls, First, 3e édition, 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de-CH) Urs Bühler, « Die Geburtshelferin der Lust », NZZ,‎ (ISSN 0376-6829, lire en ligne).
  2. (de-CH) Claudia Schwartz, « Sie gab jüdischen Kindern eine Zukunft », NZZ,‎ (ISSN 0376-6829, lire en ligne).
  3. (de-CH) Brigitte Hürlimann, « Ruth Westheimer und Liselotte Hilb – eng verbunden », NZZ,‎ (ISSN 0376-6829, lire en ligne).
  4. (de) Katharina Brenner et Katharina Brenner, « Sex-Therapeutin Dr. Ruth über ihre Kindheit in Heiden: «Ich kenne den Ausdruck 'Cheibe Usländer'» », St.Galler Tagblatt, (consulté le 30 octobre 2019).
  5. « Il n’y a pas que le sexe dans la vie de Dr Ruth », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  6. (de-CH) Urs Bühler, « Ask Dr. Ruth - die Sexualtherapeutin im Dokumentarfilm », NZZ,‎ (ISSN 0376-6829, lire en ligne).
  7. « "Ask Dr. Ruth" : une vie mouvementée », sur RTBF Culture, (consulté le 30 octobre 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]