Roue de l'existence karmique

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Bhava-cakra tibétaine (monastère de Séra).

La roue de l'existence karmique ou bhavacakra appelée plus communément roue de vie (sanskrit : bhava-cakra, भवचक्र ; pāli bhava-cakka, भभचक्क ; tibétain : སྲིད་པའི་འཁོར་ལོ་, Wylie : srid pa'i 'khor lo, THL : sipé khorlo) est, dans le bouddhisme, une représentation figurative du samsara[1], ayant d'ailleurs pour synonyme samsara-cakra (sanskrit) ou samsara-cakka (pāli).

Cette image est une représentation bouddhiste d'indienne et népalaise, tibétaine et mongole de l'existence. Tenue par un monstre représentant Yama (ou encore Māra), ou par un squelette effrayant, elle renferme les différents aspects de l'existence. Siddhartha Gautama, le premier Bouddha, l'aurait lui même représenté.

Elle est alimentée par les trois poisons : ignorance, attachement et aversion, qu'on peut voir dans le moyeu, représentés respectivement par un porc, un coq et un serpent[1].

Un premier cercle interne représente le karma par une succession d'états bons ou moins bons entre lesquels les êtres circulent en fonction de leurs actes. Ils peuvent être répartis en six plans d'existence représentés dans un deuxième cercle, qui peuvent eux-mêmes être distribuée entre trois mondes : Arūpaloka (monde des dieux), Rūpaloka (monde des demi-dieux) et Kāmaloka (monde des hommes, des animaux, des êtres avides et des êtres infernaux).

Le contour de la roue représente les douze liens interdépendants (coproduction conditionnée) maintenant l'homme dans le samsara : l'ignorance initiale, la formation karmique, la conscience, le nom et la forme, la base de connaissances, le contact, la sensation, la soif, la saisie, le devenir (bhava), la naissance, la vieillesse et la mort.

Est généralement représenté à l'extérieur de la roue un Bouddha sorti du samsara, qui pointe du doigt une roue à huit rayons symbolisant le noble sentier octuple.

Cette roue, attribuée à une vision de Mogallana, est un symbole d'origine indienne souvent représenté dans les thangkas.

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tenzin Gyatso, Initiation au bouddhisme tibétain, Presses du Châtelet, (lire en ligne).

Sources pour la rédaction de l'article[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]