René Jalbert

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René Jalbert
Naissance
Décès
Allégeance Forces canadiennes
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre de Corée
Distinctions Croix de la Vaillance
Décoration des Forces canadiennes

René Marc Jalbert (- ) est un militaire et sergent d'arme québécois. Ancien membre des Forces armées canadiennes, il est, en 1971, adjoint au chef du Protocole, lequel relève du ministère des Affaires intergouvernementales (en).

Il est connu pour son intervention lors de la fusillade du 8 mai 1984 à l'hôtel du Parlement du Québec.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

René Jalbert a servi pendant la Seconde Guerre mondiale ainsi que pendant la Guerre de Corée. Il atteignit le grade de major au sein du Royal 22e Régiment. Il a aussi participé aux forces de maintien de la paix à Chypre [1]

Sergent d'armes[modifier | modifier le code]

Après sa carrière militaire, il fut sergent d'armes l'Assemblée nationale du Québec pendant 11 ans et reste connu pour son intervention lors de la fusillade du 8 mai 1984 à l'hôtel du Parlement du Québec effectuée par Denis Lortie qui voulait assassiner le premier ministre du Québec, René Levesque[2],[3],[4],[5].

Dans la matinée du , Denis Lortie entre lourdement armé dans l'hôtel du Parlement du Québec avant l'ouverture des débats. Il tue trois employés du gouvernement et en blesse 13 autres en se dirigeant vers le salon bleu.

En apprenant la présence d'un tireur, René Jalbert entre dans la salle. Voyant Lortie en uniforme militaire, Jalbert montre au tireur sa propre identification de vétéran du même régiment que celui de Lortie et entame un dialogue avec lui. Jalbert le convainc de permettre à plusieurs employés de quitter les lieux. Puis, il invite Lortie dans son bureau pour discuter de la situation, se rendant ainsi otage tout en écartant Lortie du salon. Après quatre heures de négociation, Jalbert parvient à persuader Lortie de se rendre à la police[6].

Le , René Jalbert a été décoré de la Croix de la Vaillance, la plus haute distinction civile du Canada, qui lui a été remise par la gouverneure générale du Canada, Jeanne Sauvé, lors d'une cérémonie à Rideau Hall à Ottawa. Le texte de la citation indique que le sang froid et le courage de ce vétéran ont presque certainement évité un carnage bien plus conséquent :

« Sans l'intrépidité de cet ancien major du Royal 22e Régiment et vétéran de la Deuxième Guerre mondiale et de la guerre de Corée, le bilan des morts aurait certainement été beaucoup plus lourd. »

— Décorations pour bravoure - M. René Marc Jalbert, C.V., C.D.[7].

L'intervention de René Jalbert a été saluée par plusieurs intervenants pendant plusieurs années[8].

Il fut également gentilhomme huissier de la verge noire (huissier du bâton noir) pour le Sénat du Canada de 1985 à 1989[9].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Pour son intervention lors de la fusillade, René Jalbert reçoit :

Héritage[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, une rue de la ville de Québec porte son nom[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Melady, Cross of Valour, Scholastic-Tab Publications,‎
  • (en) Michael Benedict, In the face of disaster : true stories of Canadian heroes from the archives of Maclean's (ISBN 978-1-45970-723-8, lire en ligne), chap. A (« Canadian hero - Rampage: Canadian mass murder and spree killing »)
  • (en) William Irish, Canadians : a narration of events (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]