Reine Garde

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Reine Garde
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Reine Garde (1810-1887) est une félibresse, romancière, goguettière et poète française, écrivant en français et langue d'oc.

Biographie[modifier | modifier le code]

Reine Garde est née à Nîmes. Couturière et commerçante en mercerie à Aix-en-Provence, elle collabora à l'Armana prouvençau[1]. La corduriera de z-Ais était estimée par Frédéric Mistral comme précurseur du Félibrige Avèm aussi la poeto ouvriero Reino Gardo, qu’a mandat quouquis broudaries per nouetro festo.[2]. Le dimanche 21 aout 1853, à Aix, elle est présente au Roumavagi deis Troubaires (Pélerinage des troubadours)[3] ; une des trois troubarello, avec Ourtènsi Rolland et Léonida Constans emé très troubarello, midamisello Rèino Garde, Leounido Constans e Ourtènsi Rolland (Frédéric Mistral, Mémoires)[4].

Page de titre de la première édition du roman de Lamartine Geneviève, histoire d'une servante avec dédicace.

Après une lecture de Jocelyn elle part pour Marseille pour y rencontrer Lamartine. Dans la préface de Geneviève : Histoire d'une servante, le poète relate cette rencontre et leur conversation. Reine Garde y raconte simplement sa vie de servante, puis commerçante et couturière[5].

Lamartine a détruit la fin de la poésie de Reine Garde Vers à mon chardonneret, où elle parle de l’ensevelissement de son oiseau familier et l’espoir de le revoir au ciel. Lamartine fait lui-même l’aveu d’avoir fait disparaître la fin du poème de Reine Garde dont il donne le contenu : « Et cela finissait par deux ou trois strophes plus tristes encore et par un espoir de revoir au ciel son oiseau enseveli pieusement par elle, dans une caisse de rosier, sur sa fenêtre, fleur qui inspirait tous les ans au chardonneret ses plus joyeuses et ses plus amoureuses chansons. Je regrette de les avoir égarées ou déchirées en quittant Marseille[6]. »

Reine Garde obtient en 1856 le Prix Montyon de l'Académie française[7], elle meurt en à Nîmes[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

En français

  • Essais poétiques, Avec une notice biographique et littéraire sur l'auteur ; Garnier frères 1851 Lire en ligne
  • Marie-Rose, histoire de deux jeunes orphelines Le Normand (Paris) 1855. Couronné par l'Académie française (Prix Monthion, )[9]. Lire en ligne sur Gallica
  • Nouvelles poésies de Reine Garde, couturière ; avec une notice de M. Charles Nisard Étienne Giraud, Paris 1861 Lire en ligne
  • Hélène, ou l'Ange du dévouement, 1869 Paris R. Buffet

En langue d'oc

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armana prouvençau, 1859
  2. M-T e R Jouveau : Correspondances Mistral-Gaut (1852-1888)
  3. Histoire du félibrige
  4. Frédéric Mistral "Memori e raconte", page 200
  5. Geneviève : Histoire d'une servante Dédicace à Mademoiselle Reine Garde Couturière, autrefois servante à Aix-en-Provence Alphonse de Lamartine. Imprimerie de Wittersheim, rue de Montmorency, Paris 1850. Lire en ligne sur Gallica
  6. Alphonse de Lamartine, Préface-dédicace à Reine Garde de : Geneviève, histoire d'une servante, Imprimerie de Wittersheim, Paris 1850, page 17.
  7. Francis Marcoin, « L'effet Montyon », Romantisme, vol. 93,‎ , p. 73 (lire en ligne)
  8. Frédéric-Gaël Theuriau, « GARDE Reine (Reino) », sur Le Maitron, (consulté le )
  9. page de titre édition de 1858

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Gimet Galerie d'ouvriers poètes, 1856 (Reine Garde, page 187 et suivantes)
  • « Garde (Reine) », dans Ivan Gaussen (préf. André Chamson), Poètes et prosateurs du Gard en langue d'oc : depuis les troubadours jusqu'à nos jours, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Amis de la langue d'oc », (notice BnF no FRBNF33021783), p. 73.

Liens externes[modifier | modifier le code]