Raffiat de Moncade

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Raffiat de Moncade B
Raffiat de Moncade
Cépage Raffiat, tiré de l'Ampélographie de Viala et Vermorel
Caractéristiques phénologiques
Débourrement précoce[1].
Floraison À compléter
Véraison À compléter
Maturité deuxième époque tardive[1].
Caractéristiques culturales
Port semi-étalé[1].
Vigueur À compléter
Fertilité À compléter
Taille et mode
de conduite
À compléter
Productivité assez productif[1].
Exigences culturales
Climatique À compléter
Pédologique À compléter
Potentiel œnologique
Potentiel alcoolique À compléter
Potentiel aromatique À compléter

Le raffiat de Moncade est un cépage blanc de la région Sud-Ouest de la France. Il entre dans la vinification des appellations des vins de Béarn et de Tursan. Son origine béarnaise est soulignée par la référence faite à la famille vicomtale des Moncade qui régna sur le Béarn au Moyen Âge et eut Orthez comme capitale.

Histoire et origine[modifier | modifier le code]

L'étude de l'OIV, publiée en 2007, montre que les cépages baroque, manseng noir et tannat sont très étroitement liés génétiquement[2]. Les cépages malbec et claverie sont génétiquement très proches de ce groupe. Le Raffiat de Moncade a lui aussi des liens de parenté mais encore plus avec le gouais blanc[3]. Jusqu'à présent, seul un unique clone, le 465, a été multiplié et mis en marché[1].

L'ampélographe Marcel Durquety s'est servi de ce cépage pour obtenir trois nouvelles variétés l'arriloba, l'arroba et le perdea[4].

Description ampélographique[modifier | modifier le code]

  • Le sommet est ouvert. Les jeunes feuilles vertes se couvre d'une chevelure laineuse et peuvent se tacheter de couleur bronze. Le bord de la feuille est dentelé. Par rapport à d'autres variétés, les dents sont plus marquées. La feuille de surface n'est pas structurée.
  • La tige est en forme de lyre ouverte. Elle porte des grappes moyennes au pédoncule long et restant vert. De forme tronconiques, elles présentent un aspect plus ou moins lâches[1].
  • Les baies sont petites et sphériques. À pleine maturité, elles sont de couleur jaune-blanchâtre à brun-roux en surmaturité[1].

Viticulture[modifier | modifier le code]

Ce cépage est mené en hautain.

Vinification[modifier | modifier le code]

Très riche en l'alcool, il est le plus souvent assemblé avec les cépage gros manseng et petit manseng, qui apportent l'acidité, donc le support aromatique, dans les cuvées.

Région de production[modifier | modifier le code]

Uniquement dans le Béarn et les Landes.

Synonymes[modifier | modifier le code]

Il est connu aussi sous le nom de arréfiat, arrufiat, portugal, rousselet, ruffiac et raffiat[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Le raffiat de Moncade sur le site Vitis
  2. « Le Manseng »
  3. Thierry LACOMBE (INRA – UMR AGAP – Montpellier), « Liens de parenté entre cépages - De nouveaux enseignements sur l’encépagement du Sud-Ouest » [PDF]
  4. « Guide des cépages : Raffiat De Moncade » sur le site du Figaro Vin
  5. (en) Vitis International Variety Catalogue, « Raffiat de Moncade », sur www.vivc.de (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Galet, Dictionnaire encyclopédique des cépages, Hachette Livre, 1, Paris, 2000, (ISBN 2012363318).
  • Etude historique, de la génétique et ampélografique des cépages Pyrénéo-Atlantiques de Louis Bordenave, Thierry Lacombe, Valérie et Jean Laucou Boursiquot-Michel dans le Bulletin de l'OIV, 21007, N° 920-922, p. 553-586.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]