Pendule (horlogerie)

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Pendule de Sumiswald sur socle, 1850–1870 environ, on note l'emplacement pour la remonter au centre à gauche et pour remonter la sonnerie des heures au centre à droite
C.1904, Ansonia Clock Co.
Premier système d'horloge électrique avec pour balancier un pendule à barre aimantée passant dans une bobine
Système de fonctionnement d'un pendule commun.

Une pendule, au féminin, est une horloge de moyenne taille fonctionnant grâce à un pendule. Un pendule, au masculin, est le balancier d'un tel mécanisme. Leur force motrice est généralement des ressorts.

Une horloge (du grec hôra: heure ; et legein = logo: dire - parler), est un dispositif indiquant l'heure ( ex: horloge à eau, horloge à poids, horloge d'édifice ...). Un mécanisme de grande ou très grande taille sera plutôt appelé horloge (même s'il est équipé d'un pendule) (ex: horloge comtoise, horloge d'édifice, horloge régulateur ...). Leur force motrice est généralement des poids.

Une pendulette est une horloge de petite taille fonctionnant à l'aide d'un pendule ou d'un balancier annulaire (balancier spiral identique à celui d'une montre). Une pendulette est souvent transportable facilement.

Une montre est comme son nom l'identique une horloge que l'on montre ... Son usage est individuel et est facilement transportable.

Comtoise[modifier | modifier le code]

On qualifie de « comtoises » les horloges qui comportent deux corps de rouages indépendants (mouvement et sonnerie), placés côte à côte et intégrés dans une cage en fer démontable. L’entraînement est effectué par deux poids en fonte d’environ quatre kilogrammes, la régulation est faite par un balancier long d’environ un mètre, et une sonnerie avec décompte des heures et un coup aux demies.

Les premières horloges comtoises ont vu le jour dans le massif du Jura au XVIIe siècle, mais la période industrielle commence vers 1820. En 1845, une horloge complète était vendue entre 55 et 70 francs. Le sommet de la production se situe dans la seconde moitié du XIXe siècle. La Première Guerre mondiale marque le début de la chute de la production. Des millions de ces pendules ont été vendues dans la France entière, souvent par l’intermédiaire d’horlogers qui achetaient le mouvement, y ajoutaient la gaine en bois, et apposaient leur nom sur le cadran.

Une modélisation en 3D ainsi que de plus ample explications sont disponible sur ce site.

Horloge Régulateur[1][modifier | modifier le code]

Le terme de régulateur a été utilisé à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle pour désigner une horloge destinée à donner une heure de référence, en particulier pour régler ou mettre à l'heure d'autres horloges, montres ou pendules. Le terme de garde-temps est aussi utilisé. Il est en effet très difficile et très long de régler une pendule à l'aide d'un cadran solaire, ou même avec le canon du jardin du Palais Royal si on habitait Paris. Ce sont en général des horloges de parquet, avec un balancier battant la seconde, c’est-à-dire d'un mètre (oscillation de 2 secondes).

Ces horloges étaient ce que l'on savait faire de plus précis, mis à part les Horloges de Marine dont le prix était bien plus élevé. La précision atteignait la seconde par jour dès la fin du XVIIIe siècle. Ces horloges se trouvaient chez les horlogers et dans les grandes maisons aristocratiques ou bourgeoises. Dans ce dernier cas, elles étaient richement habillées par des ébénistes.

Pendule de cheminée[modifier | modifier le code]

Populaire depuis le XVIIe siècle, la pendule de cheminée, placée sur une cheminée ou sur une commode n’a disparu qu’avec la fin du XIXe siècle. Il y eut toutefois encore une floraison tardive, entre 1920 et 1935, de magnifiques pendules de cheminée Art-Déco. Le balancier fait en général 25 centimètres, soit une oscillation complète d’une seconde.

Mouvement de Paris[2][modifier | modifier le code]

Le mouvement de paris est le mécanisme de pendule le plus couramment rencontré en France. Il équipe les marbres noir, marbre blanc, quatre colonnes, quatre glaces, pendule portique, pendule mystérieuse, pendule lyre[3] ... Quatre grands fabricants se partageaient la production : Jappy, Marty, Pons et Vincenti. Les mécanismes de ces fabricants sont poinçonnés à l’arrière par la dernière médaille qu'ils ont obtenu ce qui est une aide précieuse pour les dater précisément.

Horloge d'édifice[modifier | modifier le code]

Les horloges d'édifice sont des mécanismes permettant d'afficher l'heure sur un cadran de façade. Les premières étaient dite en cage, c'est à dire que le rouage était repartit tant horizontalement que verticalement. Ce n'est qu'après les travaux de Thiout, Law et Leroy retranscrit dans l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert que la logique de fabrication passe à un fonctionnement uniquement en ligne horizontal[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Régulateur | Horlogerie Ancienne », sur horlogerie-ancienne.fr (consulté le 7 octobre 2017)
  2. « Mouvement de Paris | Horlogerie Ancienne », sur horlogerie-ancienne.fr (consulté le 7 octobre 2017)
  3. « Pendule lyre | Horlogerie Ancienne », sur horlogerie-ancienne.fr (consulté le 7 octobre 2017)
  4. « Le projet | Horlogerie Ancienne », sur horlogerie-ancienne.fr (consulté le 8 octobre 2017)

Articles connexes[modifier | modifier le code]