Python de Seba

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Python sebae

Python sebae
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Python de Seba
Classification selon ReptileDB
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Reptilia
Sous-classe Lepidosauria
Ordre Squamata
Sous-ordre Serpentes
Infra-ordre Alethinophidia
Famille Pythonidae
Genre Python

Espèce

Python sebae
(Gmelin, 1789)

Synonymes

  • Coluber sebae Gmelin in Linnaeus, 1789
  • Coluber speciosus Bonnaterre, 1789
  • Python houttuyni Daudin, 1803
  • Python liberiensis Hallowell, 1845


Statut de conservation UICN

(NT)
NT : Quasi menacé


Statut CITES

Sur l'annexe II de la CITES Annexe II , Rév. du 04/02/1977

Le Python de Seba (Python sebae) est une espèce de serpents de la famille des Pythonidae[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le Python de Seba (Python sebae) est un des pythons les plus longs, c'est aussi le plus grand serpent africain. Sa taille varie, en général, de 4 à 6 m mais il peut mesurer jusqu'à 7,5 m de long. Ce serpent peut dépasser les 100 kg.

Ce serpent constricteur peut vivre jusqu'à 30 ans (captivité) mais son espérance de vie dans la nature est en moyenne rarement supérieure à 15 ans. Il se rencontre en Afrique tropicale (Bénin) et centrale jusqu'au sud du Sahara. Ses milieux naturels sont les plaines, les zones boisées, les forêts ombrophiles, ou encore les marécages, les savanes, les escarpements rocheux... Son corps est massif et a une teinte de base brune, qui peut varier du brun noir au brun rouge sur le dos. Des taches brun sombre forment un motif en échelle le long de son corps.

En Afrique, il peut être chassé pour sa chair, ou pour sa peau avec laquelle des vêtements peuvent être créés, comme des pièces d'étoffe (chefferie) par exemple.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des Pythonidae, le python de Seba possède des fossettes thermosensibles sur les côtés de la tête, qui lui permettent de détecter la chaleur émise par les animaux à sang chaud.

Il se nourrit de poissons, de rats, d'oiseaux, de chauve-souris, de phacochères, de petites hyènes, de singes, de crocodiles et d'antilopes.

Il peut, à son tour, être la proie des lions et des léopards.

Reproduction[modifier | modifier le code]

L'accouplement des Pythons de Seba se fait à partir de février.

La femelle peut pondre jusqu'à 30 à 50 œufs, exceptionnellement 100, qui mesurent environ 16 cm de long sur 9 cm : le python de Seba est donc ovipare. La femelle couve ses œufs pendant 3 mois aux environs de 30 °C, au terme desquels ils donnent naissance à des jeunes mesurant de 60 à 70 cm de long.

L'espèce s'est déjà souvent reproduite en captivité.

Répartition[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre en Afrique. Elle se trouve au Sénégal, en Gambie, en Mauritanie, en Guinée-Bissau, en Guinée, au Sierra Leone, au Liberia, en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Togo, au Bénin, au Burkina Faso, au Nigeria, au Cameroun, en République centrafricaine, au Mali, au Niger, au Tchad, au Soudan, en Éthiopie, en Érythrée, en Ouganda, en République démocratique du Congo, en République du Congo, au Gabon, au Rwanda, au Burundi, en Tanzanie, en Angola, en Somalie et au Zimbabwe[1].

Relation avec l'Homme[modifier | modifier le code]

Les pythons de Seba sont connus pour être agressifs : contrairement à d’autres serpents, au lieu de fuir devant le danger, ils vont attaquer. Ainsi, en 2013 au Canada, deux enfants ont été tués par un python de Seba qui s'était échappé de son vivarium[2].

Protection[modifier | modifier le code]

Dans la Convention de Washington, le Python de Seba appartient à l'annexe 2. Dans la réglementation européenne, il appartient à l'annexe B. Il a été classé dans les espèces dangereuses au sens de l’arrêté du (France), il nécessite la possession du Certificat de Capacité et de l'Autorisation d'Ouverture d'Etablissement pour toute maintenance.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

La sous-espèce Python sebae natalensis a été élevée au rang d'espèce.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Illustration dans le "Thesaurus" d'Albertus Seba, vers 1735.

Cette espèce est nommée en l'honneur d'Albertus Seba[1][3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Gmelin, 1789 : Caroli a Linné Systema naturae. 13. ed., Tom 1 Pars 3. G. E. Beer, Lipsiae, p. 1033-1516.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]