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Protéine C réactive

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protéine C réactive
Protéine C réactive (structure moléculaire)
Structures disponibles
PDBRecherche d'orthologue : PDBe RCSB
Identifiants
AliasCRP, PCR, Protéine C réactive
IDs externesOMIM: 123260 MGI: 88512 HomoloGene: 128039 GeneCards: CRP
Wikidata
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La protéine C réactive (abrégée CRP, de l'anglais C-reactive protein) est une protéine de phase aiguë synthétisée principalement par le foie mais aussi par le tissu adipeux[5]. Elle joue un rôle important dans les réactions inflammatoires, et sert de marqueur biologique à celles-ci.

Historique et nomenclature

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La protéine C réactive a été isolée par Tilett (en) et Francis en 1930 à Rockefeller University, dans le sérum de patients étant en phase aiguë d'une infection à pneumocoques. Elle a été nommée ainsi en raison de sa réaction avec le polysaccharide capsulaire (C) du pneumocoque [6].

Description et rôle

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Une image de CRP de 1B09 réalisée à l'aide de pymol.

La CRP est une protéine constituée de cinq sous-unités comportant chacune 206 acides aminés[7]. Elle fait partie de la famille des pentraxines. Elle joue un rôle dans le système immunitaire, pouvant se fixer sur les immunoglobulines G et pouvant activer le système du complément. Sa demi-vie est de 18 h et elle se trouve essentiellement dans le sérum sanguin[8]. L'induction transcriptionnelle du gène de la CRP se produit principalement dans les hépatocytes du foie en réponse à l'augmentation des taux de cytokines inflammatoires, en particulier l'interleukine-6 [9]. Bien que l'IL-6 soit nécessaire pour l'induction du gène de la CRP, elle n'est pas suffisante pour y parvenir à elle seule [10].

La CRP est un marqueur précoce, sensible et spécifique de la réaction inflammatoire, et proportionnel à son intensité.

Elle apparaît dans les six heures suivant l'inflammation aiguë. Son taux augmente et est maximal après deux jours. Il peut baisser en moins de 6 heures après éradication de la source d'inflammation.Les concentrations les plus élevées de CRP se trouvent dans le sérum, certaines infections bactériennes pouvant multiplier les taux jusqu'à 1 000 fois [11]. Cependant, lorsque le stimulus cesse, les valeurs de CRP diminuent de manière exponentielle sur 18 à 20 h, ce qui est proche de la demi-vie de la CRP [12].

En présence de calcium, la CRP se lie spécifiquement aux résidus phosphocholine et déclenche la voie classique du complément de l'immunité innée en activant C1q [13]. On trouve la phosphocholine dans les polysaccharides microbiens.

Sa forme monomérique, par dissociation du pentamère par les plaquettes sanguines à l'aide du lysophosphatidylcholine (après activation par la phospholipase A2[14]) et des liposomes[15], se dépose dans les plaques d'athérome et aurait un effet pro-inflammatoire[16].

La CRP active par ce biais la voie classique du complément en l'absence d'anticorps, et opsonise les ligands, en vue de leur phagocytose.

La phosphocholine étant également présente dans le PAF (facteur d'activation plaquettaire) et les polynucléaires, la CRP atténue la voie de la coagulation et l'activation des cellules inflammatoires.

Le gène responsable de sa synthèse est situé sur le chromosome 1 humain (long bras proximal)[17]. Ce gène a de nombreuses mutations décrites, pouvant être responsables en partie de la variation inter-individuelle de sa concentration basale[18]. Il existe, par ailleurs, 18 autres gènes, dont les mutations entraînent une modification du taux de CRP[19].

La concentration sanguine de CRP est normalement inférieure à 6 mg/l. Elle varie cependant selon l'ethnicité, sa valeur étant sensiblement plus basse chez les Asiatiques[20].

Rôle de la CRP

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Marqueur inflammatoire

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La CRP est considérée comme bon marqueur biologique de l'inflammation. Au-delà de 5 mg/l (détection par une méthode analytique classique), elle peut indiquer une infection comme une pyélonéphrite, une maladie autoinflammatoire comme une polyarthrite rhumatoïde, ou une maladie néoplasique comme un cancer du poumon.

Elle est utilisée depuis 1977 dans le diagnostic et la surveillance de l'évolution des infections, la normalisation de son taux étant un indice que le phénomène infectieux est maîtrisé. La CRP joue un rôle important dans le myélome multiple : son augmentation est un marqueur important de prolifération tumorale.

Marqueur cardiovasculaire

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L'élévation de la CRP est un facteur de risque de l'athérome, maladie obstruant les vaisseaux[21]. D'après certains auteurs, quand son taux (à mesurer par méthodes « ultrasensibles » permettant de détecter des taux de 0,2 à 5 mg/l) augmente et dépasse 3 mg/l dans le plasma sanguin[22], elle serait l'un des marqueurs les plus fiables[23] tandis que pour d'autres la corrélation semble faible[24]. Des arguments indirects semblent montrer que cette élévation n'est qu'un marqueur et n'interviendrait pas directement dans la genèse de l'athérome[25]. Selon d'autres études, en revanche, la CRP réduirait la synthèse d'oxyde nitrique et empêcherait l'angiogenèse, jouant ainsi un rôle direct dans les maladies cardiovasculaires[26]. Il a aussi été montré qu'un taux de CRP inférieur à 2 mg/l sous statine diminue le risque d'infarctus du myocarde et de morts par accident coronarien[27].

Marqueur métabolique

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Le taux de CRP peut être discrètement augmenté en cas d'obésité et cette élévation semble être un marqueur de risque de la survenue d'un diabète de type 2[28].


CRP et infection

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La CRP augmente au cours des infections bactériennes [29]. Cette augmentation est lié à l'action de l’interleukine 6 , amplifiée par l'interleukine 1 sécrétés par les cellules monocytaires [30].

Plusieurs études sur des animaux ont montré que la CRP n'est pas seulement un marqueur d'infection et d'inflammation, mais qu'elle joue également un rôle protecteur contre les infections bactériennes, principalement par l'activation du complément et l'opsonisation subséquente des pathogènes. la CRP peut être utilisée comme un indicateur d'infection, conjointement avec une température corporelle supérieure à 38,2°C [31]. La CRP ne permet pas de distinguer le type d'infection [32],[33]:

La CRP protège les souris contre l'infection par le pathogène à Gram positif Streptococcus pneumoniae en se liant à la phosphocholine de la paroi cellulaire du pathogène et en activant la voie du complément.Les souris prétraitées avec 200 µg de CRP avant l'infection ont montré une augmentation du pourcentage de survie pour toutes les doses de pathogène testées [34],[35].

La CRP peut conférer une protection contre Salmonella enterica sérovar typhimurium, un pathogène à Gram négatif qui sert de modèle de fièvre typhoïde chez la souris. En utilisant des souris transgéniques exprimant la CRP humaine, l'étude a constaté que la CRP offrait une protection contre une faible dose de typhimurium et augmentait la résistance à une infection mortelle par une faible dose de typhimurium [36].

Il en est de même pour la protection contre l'haemophilus influenzae [37], elle augmente le taux de phagocytose lors d'une infection à Staphylococcus aureus et la résistance à cette bactérie [38],[39],[40].

Interactions

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La supplémentation en vitamine C peut réduire de manière significative le taux de CRP, voire l'annuler[41],[42].

Notes et références

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  1. a b et c GRCh38: Ensembl release 89: ENSG00000132693 - Ensembl, May 2017
  2. a b et c GRCm38: Ensembl release 89: ENSMUSG00000037942 - Ensembl, May 2017
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  4. « Publications PubMed pour la Souris », sur National Center for Biotechnology Information, U.S. National Library of Medicine
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Articles connexes

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Liens externes

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