Problème du mal

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En philosophie, plus spécifiquement en théologie, le problème du mal est la question de savoir comment concilier l'existence du mal et celle d'un Dieu omniscient, omnipotent et bon.

Présentation du problème[modifier | modifier le code]

On peut distinguer deux formes du problème du mal : le problème logique et le problème probant[1].

Le problème logique oua priori cherche à démontrer qu'il est logiquement impossible que Dieu et le mal coexistent[1]. Ce problème part du principe que les théistes acceptent les propositions suivantes[1], soit que Dieu existe, que Dieu est omniscient, que Dieu est omnipotent, que Dieu est bon et que le mal existe.

Pour les partisans du problème logique, les quatre premières prémisses qui reflètent la vision traditionnelle de Dieu sont incompatibles avec la cinquième[1].

Le problème probant ou a posteriori considère que, malgré que Dieu et le mal puissent logiquement coexister, l'apparente contradiction constitue un argument en défaveur du théisme[1], c'est-à-dire que la thèse réductrice comme quoi le mal existe a une incidence négative sur la toute puissance de Dieu parce qu'elle réduit théoriquement ses qualités naturelles.

Historique[modifier | modifier le code]

Solutions[modifier | modifier le code]

Inexistence de Dieu[modifier | modifier le code]

Inexistence du mal[modifier | modifier le code]

Théodicées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théodicée.
Le terme « théodicée » a été introduit par le philosophe, mathématicien et savant polymathe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz dans ses Essais de Théodicée.

La théorie des mondes possibles de Gottfried Wilhelm Leibniz a souvent été simplifiée comme une tentative de montrer que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles (dans lequel il n'y aurait aucun mal), comme cela est caricaturé dans la comédie de Voltaire Candide ou l'Optimisme; or, ce n'est pas ce que Leibniz postule. Il pose plutôt les bases logiques de l'enchaînement des événements, ce qui détermine lesquels sont possibles et lesquels ne le sont pas. Parmi tous les enchaînements possibles, Dieu, puisqu'il connaît tout, est en mesure de choisir le meilleur.

L'argumentation de Leibniz peut se résumer ainsi[2] :

  1. Dieu est omnipotent, omniscient, bon et créateur libre du monde (par définition).
  2. Les choses auraient pu être autrement; autrement dit, il y a d'autres mondes possibles.
  3. Supposons que ce monde n'est pas le meilleur de tous les mondes possibles (autrement dit, le monde pourrait être meilleur)
  4. Si ce monde n'est pas le meilleur, l'une des propositions suivantes est vraie :
    • Dieu n'est pas suffisamment puissant pour créer un meilleur monde;
    • Dieu ne savait pas comment ce monde allait évoluer après sa création;
    • Dieu ne voulait pas créer le meilleur monde;
    • Dieu n'a pas créé le monde;
    • Il n'y a pas d'autres mondes possibles.
  5. Mais, tous les cas proposés sont contradictoires avec les prémisses 1 ou 2.
  6. Donc, ce monde est le meilleur des mondes possibles, non parce qu'il a été prévu par Dieu, mais parce qu'il résulte d'un enchaînement d'événements logique, le meilleur qui soit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages classiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages contemporains[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]