Essais de Théodicée

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le livre de Leibniz. Pour le concept en général, voir Théodicée.

Essais de Théodicée
sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal
Image illustrative de l’article Essais de Théodicée
Page de titre d'une édition de 1734 des Essais de Théodicée.

Auteur Drapeau du Saint-Empire Gottfried Wilhelm Leibniz
Pays Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Genre philosophie, théologie
Lieu de parution Amsterdam
Date de parution 1710
Chronologie

Les Essais de Théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal, ou plus simplement Essais de Théodicée voire Théodicée forment un livre traitant de théologie, écrit par le philosophe et savant polymathe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz et paru en 1710, qui tente de résoudre le problème du mal par le concept de meilleur des mondes possibles. Son explication sera raillée par Voltaire dans son conte philosophique Candide.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les Essais de Théodicée ont pour objectif de résoudre le problème du mal : comment admettre d'une part l'existence d'un Dieu bon, omniscient et omnipotent, et d'autre part l'existence du mal[1] ? La réponse de Leibniz est que le monde tel que nous le connaissons est le meilleur des mondes possibles[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Essais de Théodicée sont publiés en 1710 en français à Amsterdam[2],[3]. Il s'agit du seul ouvrage de Leibniz publié de son vivant[3]. Ils sont traduits en latin en 1712[2].

Critique de Pierre Bayle, l'ouvrage est issu des conversations de son auteur avec Sophie-Charlotte de Hanovre, reine de Prusse et fille de son employeur, le duc de Hanovre[3].

Critiques[modifier | modifier le code]

Dans son conte philosophique Candide, Voltaire critiquera de manière satirique la thèse de Leibniz à travers le personnage de Pangloss, qui fait preuve d'optimisme en toute situation[1]. En vérité, Voltaire y déforme la doctrine de Leibniz par la formule fétiche de Pangloss : « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles »[4]. Cette formule est une mauvaise interprétation : Leibniz n'affirme nullement que le monde est parfait mais que le mal est réduit à son minimum[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Leibniz on the Problem of Evil », sur Université Stanford, 4 janvier 1998 (révisé le 27 février 2013) (consulté le 19 décembre 2017).
  2. a et b Bibliothèque nationale de France, « Essais de théodicée - Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) », sur bnf.fr (consulté le 7 janvier 2018).
  3. a, b et c Jean-Pascal Anfray, « Leibniz et le meilleur des mondes possibles », sur Le Point, (consulté le 7 janvier 2018).
  4. a et b Pascal Engel et Jean Birnbaum, « Leibniz, le dernier esprit universel », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]