Pont de Quézac

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Pont de Quézac
Image illustrative de l'article Pont de Quézac
Géographie
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Lozère
Localité Quézac
Coordonnées géographiques 44° 22′ 26″ N 3° 31′ 32″ E / 44.373889, 3.525556 ()44° 22′ 26″ N 3° 31′ 32″ E / 44.373889, 3.525556 ()  
Fonction
Franchit Tarn
Fonction Pont routier
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Longueur 88,4 m
Matériau(x) Pierre
Construction
Construction XIVe siècle
Historique
Protection Logo monument historique classé MH (1931)[1]

Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon

(Voir situation sur carte : Languedoc-Roussillon)
Pont de Quézac

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Pont de Quézac

Le pont de Quézac est un pont enjambant le Tarn et permettant de rejoindre le village de Quézac en Lozère. Sa vocation première était de permettre aux pèlerins d'accéder à la collégiale de Quézac et la Vierge noire de Quézac. Il est classé monument historique depuis le [1].

Historique[modifier | modifier le code]

Vers 1350, le pape Urbain V, originaire de Grizac (Le Pont-de-Montvert), décide de financer la construction d'un pont pour accéder au village de Quézac. Il devra aussi permettre d'accéder à la collégiale fondée par le même Urbain V en 1365[2].

Le pont tarde à se finir, et le pape Benoît XIII appelle les habitants à financer le pont, par une bulle papale datée du . Le 14 août 1450, l'administrateur de la fabrique du pont, Pélissier de Mazieu, donne quittance des produits d'une quête faite par le clerc Antoine Pomel. Le pont était donc encore en cours de construction à cette date. Le pont se termine au cours du XVe siècle, après de nouveaux appels aux dons.

La seconde voûte s'effondre en 1626, est reconstruite en 1633 grâce à l'évêque de Mende, Silvestre de Crusy de Marcillac[réf. nécessaire]. Mais s'effondre à nouveau le 17 décembre 1657. Elle est également reconstruite en 1659. En 1689 et 1691, les États du Gévaudan sont saisis par les habitants de Quézac qui se plaignent du mauvais état du pont.

Le pont est gravement endommagé en 1705 par une inondation. Le pont est réparé en 1710 pendant deux ans. Mais les entrepreneurs ne réussissent pas à achever leur besogne. Le 12 juin 1725, un devis des travaux du pont est signé par l'ingénieur du diocèse (entre 1717 et 1730) Jean de Larnac, sieur de Cruviers ou Cruviès. Le travail est confié en 1726 à deux autres entrepreneurs qui ne furent pas plus efficaces : le cintre s'écroule avec les ouvriers qui heureusement ne sont pas dangereusement blessés. Les mêmes entrepreneurs reprennent les travaux en 1728. Ils reconstruisent la pile, mais le 5 octobre, une crue emporta l'ouvrage.

Les États décidèrent alors d'appeler des ingénieurs et des experts pour donner leur avis sur les travaux faits et vérifier s'il n'y avait pas eu de faute de construction. L'avis des experts ayant confirmé la faute, il y eut procès qui dura huit ans et au terme duquel les entrepreneurs furent condamnés.

L'ingénieur de la province, De Clapier, entreprend alors de rebâtir le pont en allant poser les fondations sur le rocher. Les travaux sont terminés en 1738. À la fin des travaux l'entrepreneur Pélissier reçut 1000 livres de gratification. En 1739 est ajoutée une chapelle sur la troisième pile du pont, dédiée à saint Joseph. Il n'en subsiste qu'un arceau.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Le pont de Quézac, vu de la rive gauche du Tarn

Le pont est en dos d'âne prononcé. Les six arches sont en plein cintre. Les piles sont à avant-bec triangulaires. La deuxième pile depuis Quézac a un arrière-bec à cul-carré. La troisième pile est avec un arrière-bec triangulaire. Les autres piles côté n'ont pas d'arrières-becs.

Les ouvertures des arches à partir de Quézac sont :

9,00 - 16,50 - 20,00 - 21,80 - 12,40 - 8,70 m

Épaisseur des piles à partir de Quézac :

4,10 - 4,60 - 4,60 - 5,85 - 5,90 m

Largeur de la chaussée, y compris les garde-corps : 5,00 m

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00103908 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 777

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Prade, Les ponts monuments historiques, pp. 274–275, Librairie ancienne Brissaud, Poitiers, 1988 (ISBN 2-902170-54-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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