Poème de l'extase

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Le Poème de l'extase[1], op. 54, est un poème symphonique pour orchestre et chœur composé entre 1905 et 1908[2].et aussi considéré comme la 4e Symphonie d' Alexandre Scriabine

La création initialement prévue le à Saint-Pétersbourg dut être reportée en raison du manque de répétitions, et le poème fut créé le par le Russian Symphony Orchestra dirigé par Modest Altschuler à New York, tandis que la création russe fut assurée par Hugo Warlich.

Les premières mentions de ce projet par Scriabine se font en tant que « quatrième symphonie » et sous le titre de Poème orgiaque, révélant la référence sexuelle ou orgasmique comme l'un des caractères dominants de la pièce, comme le souligne l'indication des mesures 507-530 : « Avec une volupté de plus en plus extatique »[3]. On y voit cependant également l'influence du mouvement théosophique auquel Scriabine adhérait à l'époque, lui-même ayant affirmé chercher dans sa musique l'accès au divin. La frontière entre religiosité et sexualité reste floue[3].

Comme beaucoup d'œuvres du compositeur à partir de cette époque, la 4e Symphonie comporte un caractère mystique (qui culminera quelques années plus tard avec Le Mystère). Outre la forme - de montée graduée vers une sorte de révélation finale, Scriabine utilise une suite arithmétique basée sur le nombre d'or.

C'est une œuvre de transition entre le style plus tonal des trois premières symphonies et la 5e Symphonie : Prométhée ou le Poème du feu, le chef-d'œuvre de sa maturité.

En un mouvement et de forme-sonate, Le Poème de l'extase est construit sur huit motifs principaux, progressant par à-coups, à travers un vaste développement, vers un final « extatique » en ut majeur, réunissant un effectif élargi : notamment un chœur, deux harpes, un orgue, des cloches,, et une section renforcée de cuivres : huit cors, cinq trompettes, trois trombones, tuba..

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le titre de composition est en français.
  2. L'idée remonte à 1904, lorsque Scriabine écrivit effectivement un poème de trois-cent vers courts. Une première version fut achevée en mai 1907 mais le compositeur préféra y apporter des modifications. Bowers 1996.
  3. a et b Bowers 1996.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]