Philosophie première

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La philosophie première était, dans le Bas Moyen Âge (XIIe et XIIIe siècles), la métaphysique générale. Aujourd'hui, la philosophie première s'apparente plus particulièrement à l'une de ses parties : l'ontologie, c'est-à-dire la science de l'être, de l'étant.

Cette philosophie a participé au développement de l'Histoire des sciences en Occident (Europe occidentale actuelle).

La philosophie première se fondait sur la philosophie d'Aristote (IVe s Av. J.C.), qui fut étudiée au XIIe siècle à la suite des contacts avec la civilisation arabo-musulmane. Les traités d'Aristote furent traduits de l'arabe en latin, puis directement du grec ancien en latin, à Tolède et dans plusieurs villes d'Italie. La philosophie première a été développée et structurée par l'école scolastique, par les grands philosophes médiévaux, notamment par Thomas d'Aquin, à partir des principaux éléments de la philosophie d'Aristote, en cohérence avec les autres philosophes.

Albert le Grand et Roger Bacon l'introduisirent dans les premières universités occidentales (Bologne, Paris, Oxford, Salamanque, ...). Même si ces derniers critiquèrent quelques insuffisances de la physique d'Aristote (qui, hormis certains aspects de ce que l'on avait rangé dans la métaphysique, étaient distinctes de la philosophie), la philosophie d'Aristote n'en garde pas moins un intérêt aujourd'hui sur le plan de l'observation de la nature (physis en grec).

Critique de la philosophie première (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

La philosophie première fut très décriée par Descartes, dans les Méditations sur la philosophie première (1641), sur le prétexte que la physique d'Aristote ne permettait pas d'expliquer les découvertes de l'astronomie, et par d'autres philosophes cartésiens ou rationalistes, dans le contexte de la controverse ptoléméo-copernicienne.

Thomas Hobbes (1588-1679), néanmoins, conserva l'idée d'une philosophie première et en étudia les aspects politiques. Thomas Hobbes se rendit en Italie où il rencontra Galilée entre 1608 et 1610, au moment où celui-ci mettait au point la lunette astronomique (1609). [réf. nécessaire]

Vers 1640, il se rendit en France, où il rencontra Mersenne (ami de Descartes), qui lui remit un exemplaire des Méditations sur la philosophie première de Descartes. Hobbes écrivit les Troisièmes objections, qu'il remit à Mersenne en janvier 1641, mais après de nouvelles objections sur La Dioptrique, Descartes refusa d'avoir « encore affaire à cet anglais ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brèves méditations sur la création du monde, Jean-Marc Rouvière, L'Harmattan, 2006
  • Histoire de la France religieuse, René Rémond, Tome I
  • Théologie et métaphysique de la Création chez saint Thomas d'Aquin, Jean-Marie Vernier, Pierre Téqui éditeur, collection croire et savoir, 1995, (ISBN 2-74030-310-6)