Pauline Oliveros

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Pauline Oliveros
Description de cette image, également commentée ci-après
Pauline Oliveros en 2010.

Naissance
Houston, Texas, États-Unis d'Amérique
Décès
Kingston, État de New York)
Activité principale Accordéoniste et compositrice
Style musique minimaliste et musiques électroniques
Activités annexes Enseignante, théoricienne de la musique
Formation Université de Houston
Enseignement Université de Californie à San Diego
Site internet paulineoliveros.us

Pauline Oliveros (née le à Houston et morte le à l'âge de 84 ans, à Kingston dans l'État de New York[1]) est une accordéoniste et compositrice américaine. Elle est une figure du développement de la musique minimaliste dans les années 1970 et des musiques électroniques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pauline Oliveros a été l'une des membres fondateurs du San Francisco Tape Music Center dans les années 1960 et en devint la directrice par la suite. Elle a enseigné également au Mills College, à l'université de Californie à San Diego et au Rensselaer Polytechnic Institute où elle donne des cours théoriques de musique électroacoustique.

Elle est à l'origine du concept de Deep Listening qui vise à différencier l'entendu de l'écouté, deux façons de traiter la même information sonore. Cette pratique permet une conscience accrue de la musique et des sons et a ouvert de nombreuses voies de recherche à la musique contemporaine.

En 2012, elle reçoit le prix John-Cage de la Foundation for Contemporary Arts

Elle participe à la création du jeu vidéo de plateforme NaissanceE dans lequel la musique joue un rôle primordial.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Pauline Oliveros est ouvertement lesbienne[2].

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • Sonic Meditations: « Teach Yourself to Fly », etc.
  • Sound Patterns pour chœur mixte (1961), Prix international Gaudeamus des compositeurs 1962[3], disponible sur Extended Voices (Odyssey 32 16) 0156 and 20th Century Choral Music (Ars Nova AN-1005)
  • Musique pour The Sluts and Goddesses Video Workshop—Or How To Be A Sex Goddess in 101 Easy Steps d'Annie Sprinkle (1992)
  • Theater of Substitution series (1975–?). Oliveros est photographiée incarnant différents personnages, dont une « señora » espagnole, une femme au foyer vêtue de polyester et un professeur en robes académiques. Jackson Mac Low a joué Oliveros au concert de l'Orchestre philharmonique de New York du , A Celebration of Women composers, tandis qu'Oliveros jouait Mac Low (cf Mac Low's "being Pauline: narrative of a substitution", Big Deal, automne 1976). (ibid, p. 141)
  • Crone Music (1989)
  • The Space Between with Matthew Sperry, (2003)[4]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) Pauline Oliveros, Initiation Dream, Los Angeles, Astro Artz, (ISBN 978-0-937122-07-5)
  • (en) Pauline Oliveros, Software for People: Collected Writings 1963–80, Baltimore, Printed Editions, (ISBN 978-0-914162-59-9)
  • (en) Pauline Oliveros, Roots of the Moment, New York, Drogue Press, (ISBN 978-0-9628456-4-2)
  • (en) Pauline Oliveros, Deep Listening: A Composer's Sound Practice, New York, iUniverse, Inc., (ISBN 978-0-595-34365-2)
  • (en) Pauline Oliveros, Sounding the Margins: Collected Writings 1992–2009, Kingston, New York, Deep Listening Publications, (ISBN 978-1-889471-16-7)
  • (en) Pauline Oliveros, Anthology of Text Scores by Pauline Oliveros 1971–2013, Kingston, New York, Deep Listening Publications, (ISBN 9781889471228)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Pauline Oliveros, Composer Who Championed 'Deep Listening,' Dies at 84 », sur The New York Times, (consulté le 27 novembre 2016)
  2. (en) Sounding Out: Pauline Oliveros and Lesbian Musicality
  3. Von Gunden 1983, p. 26–27
  4. « Pauline Oliveros :: Foundation for Contemporary Arts », sur www.foundationforcontemporaryarts.org (consulté le 20 juin 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]