Paul Gabor

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Paul Gabor
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Naissance
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Nationalité

Paul Gabor, né le et mort le , est un graphiste et typographe hongrois.

Après avoir passé un CAP de peintre en bâtiment à l'âge de 17 ans, il eut l'autorisation de sa famille pour monter à Budapest pour passer son baccalauréat, puis des études supérieures qui le conduisent à entrer à l'Atelier fondé par Bortnyik Sandor (Atelier qui suit le principe pluridisciplinaire du Bauhaus). C'est au cœur de cette formation qu'il suit les cours d'Albert Knerr, célèbre typographe hongrois, ainsi que des cours d'architecture. C'est pendant ces années que Paul appris tout son savoir.

Dans les années 1930, il remporta le concours de la revue Franklin (Tükor). Il réalisera beaucoup de couverture de ce magazine. La victoire d'un autre concours graphique l'amène à aller à Paris pour l'Exposition universelle. Il dessine beaucoup, possède toujours un carnet de croquis sur lui. Il réalisa de nombreuses affiches hongroises. C'est en les observant que l'on se rend compte qu'il a un goût fort prononcé pour la calligraphie. Au sein de beaucoup d'entre elles il fait usage de typographie. Le Ministère de la Culture fait appel à lui pour réaliser ses produits de communication en 1950. C'est à la suite d'une de ses réalisations qu'en 1983 on lui demande de réaliser l'identité visuelle de la République Française. Il dessine alors un alphabet composé de lettres rappelant celles romaines gravées dans la pierre. La police qu'il dessine sera déclinée de deux façons afin de s'adapter aux papiers institutionnels. Paul dessinera d'autres alphabets (dont un particulièrement moderne pour la banque de la Henin).

Analyse de son travail[modifier | modifier le code]

Les couvertures de magazine. Les mises en pages de Paul sont toujours conçues comme une organisation spatiale architecturée. Il s'inspire d'un antique dessinée par Paul Renner en la redessinant pour l'inclure dans un espace construit en diagonale qui rappelle les nombreux travaux des constructivistes du Bauhaus et des graphistes russes. En 1937 il remporte un autre concours. Il revient sur Paris puis y découvre l'exposition universelle. Il possède sur lui un appareil photo, un carnet de croquis, à la recherche de nouvelle tendance, des courants architecturaux et graphiques. Le dessin pour lui était une nécessité vitale. Il passe par le dessin pour en comprendre le fonctionnement. Il aurait pu photographier les affiches. Mais comme le disait un ami « Ce qui doit aller au papier doit venir au papier. »

Dans tout ces croquis on retrouve le style des dessins du Bauhaus. Paul aimait à répéter tout au long de sa vie une chose essentielle : regardez, sentez, reniflez tout ce qui se passe dans les arts visuels, ils nous disent pas seulement la mode mais aussi l'évolution de nos perceptions. En 1940, de retour en Hongrie, il remonte un studio graphique et continue la pratique de son métier. En 1943, il est mobilisé dans une armée hongroise à la solde du régime nazi. Fin 1944, il est emmené avec d'autres juifs dans une de ces déportations où il vécut une période de cauchemar. Par miracle, Paul en ressort vivant, retrouvant sa femme, mais pas le restant de sa famille. Les bombardements ont tout rasé, il dut recommencer à vivre, travailler.

Un éditeur l'appelle pour créer des jaquettes de couverture. De 1945 à 1992 il produit une centaine de maquettes qui furent toutes imprimées.

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