Patrice Queneau

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Patrice Queneau, né le , est un médecin français, doyen honoraire de la faculté de médecine de Saint-Étienne.

Il est membre de l'Académie nationale de médecine depuis 2003, membre correspondant de l'Académie nationale de pharmacie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Patrice Queneau est le fils de Jean Queneau, polytechnicien et chef d'entreprise, et de Jeanine Thuasne, elle-même fille de Suzanne et Maurice Thuasne, fondateur de l'entreprise Thuasne.

Carrière[modifier | modifier le code]

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Interne des Hospices civils de Lyon (1963-1968), puis chef de clinique-assistant à la Faculté de médecine de Lyon, université Claude-Bernard-Lyon-I (1968-1978).

Spécialiste en médecine interne, rhumatologie et thérapeutique, P. Queneau a consacré de nombreux travaux à la prise en charge des malades douloureux et à la prévention des accidents médicamenteux.

Professeur des universités à la faculté de médecine de Saint-Etienne (1976-2007), médecin des hôpitaux au CHU de Saint-Étienne (1976-2007), chef du Service de médecine interne et de thérapeutique du CHU (1979-2003).

Vice-président de l'université Jean-Monnet-Saint-Étienne (1978-1979), puis doyen de la Faculté de médecine de l'université Jean-Monnet-Saint-Étienne (de 1979 à 1997 : 4 mandats consécutifs).

Président de l'Association pédagogique nationale pour l'enseignement de la thérapeutique (APNET) (1985-2005)

Président-fondateur de l'European Association of therapeutics teachers (Réseau européen des enseignants de thérapeutique) (1993-2004)

Président du conseil scientifique et pédagogique du Centre national des concours d'internat (1994-1999)

Membre de la Commission de la transparence à l'Agence nationale du médicament (1992-1997)

Médecin médiateur du CHU de Saint-Étienne (depuis 2002).

Président du comité d'éthique du CHU de Saint-Étienne (2002-2009).

Membre du collège de l'Agence française de lutte contre le dopage (depuis 2011)

Institutions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Rapports et articles[modifier | modifier le code]

Rapports et communications à l'Académie nationale de médecine[modifier | modifier le code]

Outre de nombreuses publications, Patrice Queneau est l’auteur ou le co-auteur de 10 rapports :

  • « Place des nouvelles méthodes basées sur l’apport des preuves dans la prise en charge des patients" (2003)
  • « Place des eaux minérales dans l’alimentation » (2006)
  • « Bases méthodologiques de l’évaluation clinique thermale - Recommandations de l’Académie nationale de médecine pour servir de critères à l’égard des demandes d’avis en matière de thermalisme » (2006)                                                                                        
  • « Sécurisation du circuit du médicament dans les établissements de soins » (2009) 
  • « Adapter et consolider les enseignements de pharmacologie et de thérapeutique dans les études médicales » avec Jean-Paul Tillement (2009)
  • « Sécurité du médicament et Pharmacovigilance » (2011)
  • « La lutte contre le dopage : un enjeu de santé publique » (2012)
  • « Mort subite au cours des activités physiques et sportives. Recommandations pour des mesures préventives » (2014).
  • "Thermalisme : nouveaux critères 2016 de l'Académie" (2016) 
  • "Les douleurs chroniques en France. Recommandations de l’Académie nationale de médecine pour une meilleure prise en charge des malades" (voté le 0910/2018)

Rapport ministériel[modifier | modifier le code]

  • Queneau P. - Rapport de mission ministériel sur "La iatrogénie médicamenteuse et sa prévention", mission confiée par M. Jacques Barrot, Hervé Gaymard, et Bernard Kouchner, anciens ministres - La documentation française, 1998

Publications scientifiques[modifier | modifier le code]

P. Queneau est l'auteur ou le co-auteur de plusieurs centaines de publications en langue française ou étrangère parmi lesquelles :

  • la publications princeps qui est la première mention du mot "déprescrire" dans le titre d'un article indexé en langue française : "La thérapeutique est aussi la science de "dé-prescrire" (La Presse médicale, 2004).Presse Med. 2004;33(9):583-5. (première mention du mot « déprescrire » dans le titre d’un article indexé en langue française[1],[2],[3]).
  • sur le thème de la sécurité du médicament

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Ouvrages scientifiques et pédagogiques de médecine[modifier | modifier le code]

Patrice Queneau est le premier auteur ou le co-auteur de 70 ouvrages de médecine, consacrés aux accidents médicamenteux et à leur prévention, à la prise en charge des malades douloureux, à l'humanisme médical ainsi qu'à la formation pratique initiale et continue des médecins, parmi lesquels :

  • Pathologie médicale, 1996
  • Manuel de thérapeutique médicale, 1997
  • Ethique et thérapeutique: témoignages européens, 1998
  • Automédication, autoprescription, autoconsommation, 2000
  • Médecine thermale -Faits et preuves, Masson Ed., Paris, 2000
  •  L’essentiel en médecine d’urgence et en thérapeutique – De la plainte du patient à la décision thérapeutique, 2003
  • Guide pratique de la décision médicale – L’éthique en clinique, 2003
  • Le médecin, le malade et la douleur, 2004
  • Guide pratique d'éthique clinique - L'éthique au secours de la science, 2004
  • La thérapeutique en médecine générale, 2010
  • L'expertise médicale en responsabilité médicale et en réparation du préjudice corporel, 2010

Ouvrages littéraires[modifier | modifier le code]

  • La douleur à bras-le-corps, 2004
  • Le malade n'est pas un numéro ! Sauver la médecine, 2004
  • Le médecin, le malade et la douleur, 2004
  • Soulager la douleur, 1998
  • Être médecin à Villiers-le-Bel. Une éthique au quotidien ! Hommage au Docteur Lionel Bécour , 2010,
  • La douleur transcendée par les artistes, 2014
  • Sauver le médecin généraliste 2017
  • Médecine thermale, données scientifiques, 2018

4 Recueils de poésies[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Du latin :  scribere, écrire ; prae-, avant ; de-, marque l’éloignement.
  2. Auteur de la première publication indexé sur le mot « déprescrire » défini en 2004 (Presse Médicale 2004,33(9):583-5.)
    déprescrire v. (to deprescribe) : Arrêter de façon volontariste une prescription.
    Extrait de l'article « La thérapeutique est aussi la science et l'art de "dé-prescrire" » : « Bien prescrire pour le médecin, c’est aussi savoir proscrire un traitement contre-indiqué ou arrêter la prescription d’un médicament inutile ou devenu tel, a fortiori inutilement dangereux en termes de bénéfice/risque. Le prescripteur doit toujours entreprendre une explication avec son patient. Cet arrêt volontariste d'une prescription s'impose comme une démarche parfois négligée, à tort, par le médecin. » (P. Queneau – Presse Médicale 2004;33(9):583-5.)
  3. Lien vers le dictionnaire de l'Académie nationale de médecine, « déprescrire » : http://dictionnaire.academie-medecine.fr/?q=d%C3%A9prescrire

Liens externes[modifier | modifier le code]