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Paradoxurus hermaphroditus

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Paradoxure hermaphrodite, Civette palmiste commune, Pougouné, Civette palmiste (Stricto sensu)

Paradoxurus hermaphroditus
Description de l'image Asian Palm Civet .jpg.
Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Viverridae
Sous-famille Paradoxurinae
Genre Paradoxurus

Espèce

Paradoxurus hermaphroditus
(Pallas, 1777)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe III de la CITES Annexe III, Rév. du 16/03/1989
(Inde)

Synonymes

Paradoxurus hermaphroditus, la Paradoxure hermaphrodite, également connue sous le nom de Civette palmiste commune ou encore sous celui de Pougouné, est une espèce de mammifères carnivore de la famille des Viverridés.

Dénominations

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Illustration de Paradoxurus pennantii dans Indian Zoology, vers 1833-1834.

L'espèce a été initialement classée dans le genre Viverra sous le protonyme Viverra hermaphrodita Pallas, 1777[6].

Déjà, en 1864, John Edward Gray dans le Proceedings of the Zoological Society of London, décrit plusieurs espèces de Paradoxurus dont l'espèce éteinte Paradoxurus macrodus et Paradoxurus hermaphroditus. Il précise l'historique des noms donnés à cette espèce jusqu'à cette date[7].

Sous-espèces

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De nombreuses sous-espèces ont été décrites au fil du temps, allant jusqu’à une trentaine[8], cependant, des études récentes tendant à nuancer la pertinence de la notion de sous-espèce chez le Paradoxure hermaphrodite sur le plan génétique, la plupart des sous-espèces décrites l’étaient sur des traits externes[9]. Les classification actuelles, non pas sans réserves, ont diminué ce nombre à deux principales selon ITIS (21 décembre 2025)[10] :

  • Paradoxurus hermaphroditus hermaphroditus (Pallas, 1777)
  • Paradoxurus hermaphroditus minor Bonhote, 1903

Description

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Une civette palmiste commune. Parc national de Khao Yai, Thaïlande.

Cette espèce tient son nom d’hermaphrodite qui est erroné, du fait que les deux sexes possèdent des glandes odoriférantes sous la queue, que l'on peut confondre avec des testicules[11].

Le pougouné mesure corps et tête, queue exclue, de 42 à 70 cm[12]. Sa queue mesure de 40 à 66 cm. Son poids est compris entre 1,5 et 4,5 kg[13].

Répartition et habitat

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Le paradoxure hermaphrodite est largement répandu en Asie du Sud et du Sud-Est, depuis l’Inde, le Népal, le Bangladesh, le Bhoutan et le Sri Lanka jusqu’au Myanmar, à la Thaïlande, à la Malaisie péninsulaire, à Singapour, au Laos, au Cambodge, au Viêt Nam, et en Chine[14] Il habite généralement les forêts primaires, mais est également présent à des densités plus faibles dans les forêts secondaires et les forêts exploitées de manière sélective[15]. Toutes les populations présentes sur l’archipel indonésien sont en fait de l’espèce du Paradoxure musangue, récemment relevé au rang d’espèce.

Comportement et écologie

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Un paradoxure hermaphrodite dans un arbre au Kerala, en Inde

Le paradoxure hermaphrodite est considéré comme menant un mode de vie solitaire, sauf pendant de brèves périodes au cours de l’accouplement. Il est à la fois terrestre et arboricole, et présente un comportement nocturne avec des pics d’activité entre la fin de la soirée et peu après minuit[15]. Il est généralement actif entre le crépuscule et 4 h du matin, mais son activité diminue lors des nuits où la lune est la plus lumineuse[16].

Le comportement de marquage olfactif et les réponses olfactives à diverses excrétions telles que l’urine, les fèces et les sécrétions de la glande périnéale diffèrent entre les mâles et les femelles. Le marquage par frottement de la glande périnéale et dépôt de la sécrétion sur le substrat a été observé le plus fréquemment chez les individus des deux sexes. La durée de la réponse olfactive variait et dépendait à la fois du sexe et du type d’excrétion. Le Pougouné est capable de distinguer les espèces animales, le sexe, ainsi que les individus familiers et inconnus grâce à l’odeur de la sécrétion de la glande périnéale[17].

Alimentation

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Le paradoxure hermaphrodite est un omnivore qui se nourrit principalement de fruits, tels que des baies et des fruits pulpeux. Il contribue ainsi au maintien des écosystèmes de forêt tropicale par la dispersion des graines[15]. Il consomme notamment des sapotilles, des mangues et des ramboutans, mais aussi de petits mammifères et des insectes. Il joue un rôle important dans la régénération naturelle des palmiers Pinanga kuhlii et P. zavana dans le Parc national de Gunung Gede Pangrango[18].

Reproduction

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Une femelle Pougouné avec ses petits dans une zone urbaine à Baranagar, Calcutta, en Inde

En raison de ses habitudes solitaires et nocturnes, les processus et le comportement reproducteurs de l’espèce restent mal connus[19]. En mars 2010, un couple d’individus a été observé sur une branche d’arbre, tentant un accouplement pendant environ cinq minutes. Au cours de cette période, le mâle est monté sur la femelle à quatre ou cinq reprises. Après chaque montées, le couple se séparait pendant quelques instants avant de répéter la même procédure. Une fois l’accouplement terminé, les deux individus ont continué à se déplacer et à jouer quelque temps, passant de branche en branche dans l’arbre. Les animaux se sont séparés après environ six minutes et se sont déplacés vers des branches différentes où ils se sont reposés[20].

Notes et références

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  1. ASM Mammal Diversity Database, consulté le 21 décembre 2025.
  2. Collectif, Grande encyclopédie alpha des sciences et des techniques : Zoologie 3-3, vol. Zoologie 3-3, Paris ; Genève ; Bruxelles-Anvers, Grange Batelière – Éditions Atlas, (lire en ligne), p. 221
  3. CITES, consulté le 18 mai 2025.
  4. Base de données mondiale de l'OEPP, https://gd.eppo.int, consulté le 18 mai 2025.
  5. Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  6. 1 2 GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le 18 mai 2025.
  7. 1 2 John Edward Gray, « Paradoxurus hermaphroditus », Proceedings of the Zoological Society of London, , p. 532-539 (lire en ligne, consulté le )
  8. (en) Catalogue of Life : Paradoxurus hermaphroditus (Pallas, 1777)
  9. Géraldine Veron, Marie‑Lilith Patou, Mária Tóth, Manori Goonatilake et Andrew P. Jennings, « How many species of Paradoxurus civets are there? New insights from India and Sri Lanka », Journal of Zoological Systematics and Evolutionary Research, vol. 53, no 2, , p. 161–174 (DOI 10.1111/jzs.12085, lire en ligne)
  10. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 21 décembre 2025.
  11. (en) The Luwak sur le site Real Kopi Luwak, consulté en avril 2013
  12. Collectif, Histoire naturelle, Flammarion, , 650 p. (ISBN 978-2-0813-7859-9), Civette palmiste hermaphrodite page 587
  13. Collectif (trad. Sylvie Menny), Le règne animal, gallimard Jeunesse, , 624 p. (ISBN 2-07-055151-2), Civette des palmiers page 204
  14. UICN, consulté le 21 décembre 2025.
  15. 1 2 3 Grassman, L. I. Jr., « Movements and fruit selection of two Paradoxurinae species in a dry evergreen forest in Southern Thailand », Small Carnivore Conservation, no 19, , p. 25–29
  16. Joshi, A. R., Smith, J. L. D. et Cuthbert, F. J., « Influence of food distribution and predation pressure on spacing behavior in palm civets », Journal of Mammalogy, American Society of Mammalogists, vol. 76, no 4, , p. 1205–1212 (DOI 10.2307/1382613, JSTOR 1382613)
  17. Rozhnov, V. V. et Rozhnov, Y. V., « Roles of Different Types of Excretions in Mediated Communication by Scent Marks of the Common Palm Civet, Paradoxurus hermaphroditus Pallas, 1777 (Mammalia, Carnivora) », Biology Bulletin, MAIK Nauka / Interperiodica, vol. 30, no 6, , p. 584–590 (DOI 10.1023/B:BIBU.0000007715.24555.ed, Bibcode 2003BioBu..30..584R, S2CID 19102865)
  18. Thohari, M. et Santosa, Y., « A preliminary study on the role of civet (Paradoxurus hermaphroditus) in the natural regeneration of palms (Pinanga kuhlii and P. zavana) at Gunung Gede-Pangrango National Park, West Java (Indonesia) », dans Symposium on Forest Regeneration in Southeast Asia, Biotrop Special Publication, , 151–153 p.
  19. Prater, S. H., The book of Indian animals, Bombay, Bombay Natural History Society,
  20. Borah, J. et Deka, K., « An observation of Common Palm Civet Paradoxurus hermaphroditus mating », Small Carnivore Conservation, vol. 44, , p. 32–33 (lire en ligne)

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Références taxonomiques

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Liens externes

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