Panta rhei

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Héraclite d'Éphèse.

« Panta rhei » (Πάντα ῥεῖ / Pánta rheî) est une formule qui, en grec ancien, signifie littéralement « Toutes les choses coulent » (dans le sens de « Tout passe »).

Une autre traduction peut être « tout se meut selon un certain rythme », ce qui évoquerait plus la danse ou la ronde que l'écoulement linéaire[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle est usitée la première fois par le philosophe présocratique Héraclite d'Éphèse[réf. nécessaire]. L'expression « Panta rhei » synthétise alors pour lui la pensée d'un monde en mouvement perpétuel, s'opposant ainsi au paradigme de Parménide.

Cette phrase est citée par Socrate dans le Cratyle : Λέγει που Ἡράκλειτος ὅτι «πάντα χωρεῖ καὶ οὐδὲν μένει» / Légei pou Hêrákleitos hóti «pánta khôreî kaì oudèn ménei» (« Héraclite dit que toute chose se meut et que rien n'est stable »).

Cette expression est employée à titre d'exemple dans la grammaire grecque pour illustrer le fait qu'un sujet au pluriel du genre neutre (panta) induit un verbe au singulier (rhei). Il s'agit de la même règle que pour l'expression Ta zoa trekhei (Τὰ ζῷα τρέχει / Tà zỗia trékhei, « Les animaux courent »).

Charles de Gaulle l'a employée dans Le Fil de l'épée pour exprimer la contingence de l'action de guerre.

Le groupe de musique japonaise Myth and Roid a également nommé un de ses titres Panta Rhei.

La rhéologie[modifier | modifier le code]

Le verbe ῥέω / rhéô (« couler ») a donné son nom à la rhéologie, qui est l'étude du comportement mécanique de certains matériaux mous, à mi-chemin entre les solides et les liquides.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lucien Jerphagnon, Histoire de la pensée : D'Homère à Jeanne d'Arc, Fayard, coll. « Pluriel », , 576 p. (ISBN 2012795471, EAN 978-2012795471), p. 55.

Article connexe[modifier | modifier le code]